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dimanche 15 novembre 2015

Nouvelles ressources en ligne


Deux nouveaux mémoires intègrent les Ressources en ligne : « L’amour humain et l’amour divin dans La porte étroite et La symphonie pastorale d’André Gide », par Aleksandra Cvorovic, et « De l’influence en littérature, étude de la pastorale au tournant des XIXe et XXe siècles. Les œuvres de jeunesse d’André Gide (de Paludes à L’Immoraliste) et Le Serpent d’étoiles de Jean Giono », par Adrien Rovillain. 

Si vous aussi vous souhaitez partager vos recherches sur e-gide, n'hésitez pas à me contacter. Il est possible de faire un lien depuis un texte déjà en ligne , ou de me confier directement un fichier qui sera converti en pdf et mis en ligne.

Le centenaire de Roland Barthes a été l'occasion de plusieurs mentions de Gide dans la presse et sur internet. Signalons la création des Barthes studies, « open-access, independent, peer-reviewed journal for research in English on the work of Roland Barthes », dont le premier volume a été publié le 12 novembre et contient un article de Sam Ferguson intitulé «Forgetting Gide: A Study of Barthes’s ‘Ursuppe’» qui a donc rejoint lui aussi les Ressources en ligne.

Autre initiative en ligne très importante et utile, l'Observatoire de la vie littéraire, propose de nombreuses ressources numériques sur la critique en littérature ancienne et contemporaine. On y trouvera 381 occurrences gidiennes dans 69 documents, dont les principales sont désormais recensées sur e-gide. 

Quelques exemples : le Livre des Masques de Gourmont, qui faisait jusqu'ici défaut mais trouve sa place dans cette excellente édition numérique, tout comme les articles des Livres du Temps de Paul Souday, des Notes sur Le roi Candaule de Ghéon ou une critique de Du Bos sur Un homme heureux, de Schlumberger.

Il y a désormais 386 ouvrages, mémoires et articles recensés dans les Ressources en ligne.




vendredi 1 mai 2015

Ghéon a son site

https://sites.google.com/site/henrigheonetsesoeuvres/


En même temps que se préparaient les Journées Catherine Gide au Lavandou organisées autour de la toile de Théo Van Rysselberghe Une lecture, naissait un Google site consacré à l'un des personnages de cette toile : Henri Ghéon.

Saluons cette initiative qu'on doit à Catherine Boschian-Campaner, biographe de Ghéon dans un ouvrage paru en 2008 aux Presses de la Renaissance : Henri Ghéon camarade de Gide, biographie d’un homme de désirs. 

On retrouvera sur ce site un premier article inédit de Catherine Boschian-Campaner sur la genèse de   L’Épreuve de Florence, un lien vers un blog ou encore un portrait de Ghéon, croquis préparatoire de Van Rysselberghe pour Une lecture.

L'adresse de ce site s'ajoute bien sûr à la liste des liens de la colonne de droite : Gide et...

mercredi 18 mars 2015

Autour du tableau : Une lecture


Du 18 avril au 30 mai 2015, Le Lavandou, station balnéaire du Var, accueille une nouvelle exposition préparée par Jean-Pierre Prévost avec le soutien de la Fondation Catherine Gide : « Une Lecture », autour du tableau de Théo Van Rysselberghe. La présentation d'une reproduction de l’œuvre du Musée des Beaux-Arts de Gand est au centre d'une évocation des personnages qui figurent sur la toile : Emile Verhaeren, Francis Viélé-Griffin, Félix Fénéon, Henri-Edmond Cross, André Gide, Maurice Maeterlinck, Henri Ghéon et Félix le Dantec.



 Une lecture, Théo Van Rysselberghe, huile sur toile, 181x241 cm, 1903 (MSK)



Samedi 18 et dimanche 19 avril, une série de conférences, un concert et des visites sur les traces de Gide seront également proposés :




SAMEDI 18 AVRIL
9h : Accueil des participants aux conférences-débats
Présentation du livre de Jean-Pierre Prévost, Autour du tableau Une Lecture de Théo Van Rysselberghe
9h30 : Jean-Pierre Prévost : La genèse du tableau Une Lecture de Théo Van Rysselberghe
10h15 : Peter Schnyder : L'Art de bien faire, André Gide entre Théo Van Rysselberghe et Emile Verhaeren
11h15 : Raphaël Dupouy : Cross et Van Rysselberghe, les couleurs de l’amitié
14h30 : Robert Kopp : A propos de Vielé-Griffin
15h15 : Claire Paulhan : Félix Fénéon au prisme de Jean Paulhan
16h15 : Pierre Masson : Gide et Ghéon, deux auteurs en quête d’une doctrine
17h30 : Concert d’œuvres de Vincent d’Indy (1851-1931) par Emilie Auger, Michel Hennequin et Thierry Maison

DIMANCHE 19 AVRIL
9h : Ambre Fuentes : Bref récit d’un tour du monde sur les traces d’André Gide
9h30 : Débat avec le public / table ronde
10h : Visites des lieux gidiens : Tombe Gide-Van Rysselberghe
au cimetière du Lavandou, Villa Théo à Saint-Clair, etc.

Entrée libre. Renseignements 04 94 00 41 71

dimanche 3 mai 2009

Correspondance inédite avec Jammes

Le toujours intéressant blog de "Madame de Véhesse", alias VS, nous apprend qu'une partie de la correspondance Gide – Jammes est détenue par la Société des Manuscrits des Assureurs Français, la SMAF : "139 lettres , billets et autographes signés" de Gide au poète Francis Jammes achetés en 1981 à Drouot et demeurés inédits.

Décrite comme "très importante"*, cette correspondance s'étale entre 1895 et 1938, année de la mort du poète : "Gide et Jammes, tous deux âgés de vingt-cinq ans, devinrent amis en 1893 mais ne se rencontreront pour la première fois qu'en avril 1896 à Alger ; ils ne s'étaient vus auparavant qu'en photographies mais se tutoyaient déjà. Leur longue amitié subira des périodes de troubles et des ruptures, notamment vers 1916 lorsque Jammes eut connaissance des mœurs scandaleuses de Gide, qui heurtaient profondément ses convictions chrétiennes, et en 1925 lorsque Gide vendit à Drouot sa bibliothèque**, y compris des manuscrits de Jammes que celui-ci lui avait dédicacés"***.

"J'aime Francis Jammes ; mais je préfère la vérité", écrit Gide dans les Notes pour une étude sur Francis Jammes des Feuillets rangés à la suite de l'année 1921 du Journal. Dans ces mêmes notes, Gide déplore la barbe postiche que Jammes accroche "au menton du Bon Dieu". Toujours dans le Journal (10 septembre 1922) :

"Dans les Mémoires de Francis Jammes, apparaît surtout son extraordinaire défaut de sympathie. C'est à cela, plus qu'à son peu d'intelligence, qu'il faut attribuer son incompréhension d'autrui. [...] Il est curieux que chez les trois artistes convertis que j'ai connus le mieux, Ghéon, Claudel et Jammes, le catholicisime n'ait apporté qu'un encouragement à l'orgueil. La communion les infatue."
La correspondance Gide – Jammes, sans les lettres de la SMAF, est parue en 1948, du vivant de Gide, tout comme celle avec Claudel l'année suivante. Encore une façon de montrer les divergences entre Gide et "eux", ainsi qu'il désignait désormais les catholiques. Des "sincérités divergentes" comme les appelle d'ailleurs Robert Mallet : "Francis Jammes, André Gide, deux noms qui, par leur seul énoncé, proposent [...] des résonances disparates. [...] Mais si les sincérités divergentes qui se rencontrent ne fusionnent jamais, elles aboutissent néanmoins à l'harmonie, car les accords dissonants existent comme les autres".

Robert Mallet, dont la voix nous est familière au travers des entretiens avec Paul Léautaud, a dédié son doctorat à Jammes, avant d'établir la correspondance Gide – Jammes en 1948 et de consacrer une étude sur Jammes en 1950. C'est lui qui a également établi la première édition de la correspondance Gide – Valéry, reprise en grande partie dans la nouvelle édition qui vient de paraître, augmentée de 176 lettres.

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* Ce qui à la vue des nouvelles lettres de la correspondance avec Valéry reste à démontrer. Mais c'est un sujet sur lequel j'espère revenir bientôt...
* Sur ce que Valéry nomma la "vente vendetta", voir ce précédent billet.
** Admirons au passage le jugement de l'auteur du catalogue de la SMAF sur les "moeurs scandaleuses" de Gide et les "convictions chrétiennes" de Jammes le sensuel devenu l'auteur de poésie catholique dogmatique...