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dimanche 22 mai 2016

Journées Catherine Gide : Maria Van Rysselberghe (4/6)

(Bref et subjectif résumé des interventions des 3èmes Journées Catherine Gide qui se sont tenues les 23 et 24 avril 2016 au Lavandou. Les communications intégrales des intervenants seront publiées dans le prochain Bulletin des Amis d'André Gide.)


Le nom, ou plutôt les noms et les surnoms jouent un rôle important chez Maria Van Rysselberghe. Née Marie, elle choisit de se faire appeler Maria. Gide lui donnera celui de Petite Dame. Schlumberger l'appellera toujours par son second prénom, Philomène. Martine Sagaert détaillait aussi pour nous l'évolution de ce nom dans les lettres adressées à Gide, au fur et à mesure que l'amitié s'accentuait entre eux, laissant enfin place à un lien familial après la naissance de Catherine :

Maria Van Rysselberghe (1900-1903)
Mme Théo
Maria VR (1902-1914)
MVR (1904)
M.VR. (1905)
M.VR (1917)
M (1905)
Maria (1904-1916)
Maria VR. (1916)
Votre Maria VR (1904 - 1905)
Votre Maria0 (1908 - 1916) Votre douloureuse Maria (1913)
Votre amie Maria0 (1914-1916)
Votre amie Maria VR (1916)
Votre amie Maria V. (1916)
La petite Dame
La P.D.
L.P.D.
Your little lady for ever
Maria
La Tit Dame
Mamy Tit

Raphaël Dupouy, organisateur des Journées Catherine Gide, s'intéressait quant à lui au nom de la Petite Dame en littérature : M. Saint-Clair. « Un nom signant son attachement au Lavandou et à ce quartier en particulier, dont elle emprunte le nom. » C'est en 1898 que, suivant leur ami Henri-Edmond Cross, Théo Van Rysselberghe et Signac vont louer leur première maison au Lavandou. Théo y fera construire sa villa, sur les plans de son frère Octave, en 1910.

 


Raphaël Dupouy, organisateur des Journées Catherine Gide

Ainsi, même quand les relations entre Théo et Maria se feront plus distantes, le nom revendiqué par Maria pour ses textes continuera à affirmer son double attachement : à son mari et au lieu qu'il a choisi pour vivre et peindre. « A moins que Maria la féministe ne rejette le nom de son mari, pour dire qu'elle a épousé ce pays ? » s'interroge Raphaël Dupouy. Plusieurs combinaisons et donc solutions sont en effet possible : « M. Saint-Clair » comme « aime Saint-Clair » ?

« Le nom de Saint Clair, ce saint qui guérit de la cécité et ouvre les yeux au monde et au beau lui convient aussi très bien », suggère Raphaël Dupouy. « Comme le peintre qui a besoin de lumière, Maria a un besoin de clarté dans les rapports humains. Par ses Cahiers, ne prétend-elle pas « éclairer la figure de Gide » ? »

Raphaël Dupouy nous révélait enfin que c'est cette clarté que Maria appréciait tant, déjà, chez Verhaeren :

« Certains mots, nous dit Valéry, sonnent en nous, entre tous les autres, comme des harmoniques de notre nature la plus profonde. Pour Verhaeren, je les trouve, ces harmoniques, dans deux petits mots auxquels on n'a guère, je crois, prêté attention et qui sortent du tréfonds de son être; ce sont les mots fou et clair : l'un dit toute sa démesure, son goût pour le téméraire, l'impossible, l'absurde; l'autre éclaire sa foi dans l'infinie ressource de la nature humaine. »

Et c'est sur ce mot clair qu'elle conclut dans Galerie privée son portrait de Verhaeren :

« Verhaeren a confié à ce petit mot la nuance exacte de son idéal; il est fait de pureté, de transparence, il est une sorte d'évidence du meilleur, il dit plus exactement qu'un autre le vœu de tout son être moral, l'aspect de ses prédilections. Il l'a employé jusqu'à l'extravagance, jusqu'à la satiété. Toutes choses dans ses décors deviennent claires : les routes, les rameaux, les nues, les jardins, les maisons, les vaisseaux, il n'est pas jus­qu'au tigre qui ne soit tel dans son bondissement. Cette syllabe avait dans sa voix prenante et tim­brée une sonorité cristalline et soudaine, il la disait avec un tel plaisir que jamais elle ne s'est ternie. C'est elle qui donne à ses trois livres d'amour leur accent le plus particulier. Être clair, être de volonté claire, loin des chemins tortueux, à jour avec soi-même, avec ses propres exigences, ainsi s'expri­maient ses plus tendres conseils. On pourrait dire qu'à côté du fameux :

Admirez-vous les uns les autres

un peu monté le ton, le message le plus pressant de Verhaeren c'est : Préservez en vous la précieuse folie et surtout : Efforcez-vous d'être clairs. »

samedi 31 octobre 2015

BAAG 187/188


Le Bulletin des Amis d'André Gide, numéro double 187/188, quarante-huitième année, de juillet-octobre 2015, vient de paraître. Il recueille les interventions prononcées lors des Journées Catherine Gide en avril dernier au Lavandou, qui avaient pour thème « Autour du tableau de Van Rysselberghe Une lecture », auxquelles s'ajoutent un texte de Nicole Tamburini et un autre de Jean Claude.





Au sommaire :

Jean-Pierre PRÉVOST : Histoire d’un tableau
Nicole TAMBURINI : Une Lecture, portrait de groupe ou peinture d’histoire ?
Peter SCHNYDER : L’art de bien faire : Gide entre Verhaeren et Van Rysselberghe
Raphaël DUPOUY : Cross et Van Rysselberghe : Itinéraires
Claire PAULHAN & Joan U. HALPERIN : Félix Fénéon : Faire de cent personnages des fantômes
Jean CLAUDE : Gide et Maeterlinck
Pierre MASSON : Gide, Ghéon, Griffin : trois hommes dans un tableau
Ambre FUENTES : Gide à la mode ?

Jef LAST : Mon ami André Gide (suite)

Chronique bibliographique

Varia et Vie de l’Association

Cotisations et abonnements 2016

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dimanche 26 avril 2015

Visite à la villa de Théo Van Rysselberghe

(Cette visite a eu lieu dimanche 19 avril 2015 dans le cadre des Journées Catherine Gide, en prolongement d'une exposition et de conférences autour de la toile Une lecture de Théo Van Rysselberghe.)

La villa de Théo Van Rysselberghe a été construite en 1910, sur une maison existante et des plans de son frère Octave Van Rysselberghe, dans le quartier Saint-Clair au Lavandou. C'est là, entre les collines et les vignes, avec vue sur la mer, que les peintres viennent chercher en ce début de XXème siècle la lumière et les paysages promis par Elisée Reclus, dans le guide Hachette Les villes d'hiver de la Méditerranée et les Alpes Maritimes (1864) :

« Les montagnes des environs de Bormes sont garnies de  bois de pins; mais les pentes bien exposées qui environnent cette petite ville sont très-fertiles. Son territoire est couvert de vignes, d'oliviers et d'arbres fruitiers; ses jardins sont plantés d'orangers en pleine terre. On y remarque, au quartier Saint-Clair, des poncires ou cédrats, qui acquièrent un volume extraordinaire. On y voit aussi de beaux palmiers.
« Des coteaux sur les pentes desquels est assise la ville de  Bormes, l’œil s'égare avec délices sur les eaux bleues de la  Méditerranée, et, revenant en arrière, il se promène et se  repose sur cette vaste et belle rade d'Hyères, qui, entourée  de ses îles comme d'un rang de cyclades, rappelle à l'imagination les golfes riants de la mer Égée, d'où quelques colonies grecques apportèrent autrefois en Provence les premiers  germes de la civilisation.

La rade de Bormes, beaucoup plus ouverte que celle d'Hyères, n'est en réalité qu'une grande baie de forme arrondie, offrant à l'entrée une centaine de mètres de profondeur. Les navires mouillent devant le petit village du Lavandou, dans un endroit bien abrité du mistral. »




Le voisin actuel de la villa continue de faire pousser les citronniers et orangers, peut-être même encore les poncires et les cédrats. Mais plus de vignes devant la maison...




Des projets de transformation de la maison en musée des peintres du Lavandou devraient avoir raison des vilaines verrues que constituent ces panneaux posés, certes pour la bonne cause, mais aux plus mauvais endroits.




La vue sur la baie a elle aussi disparu, même depuis le balcon du deuxième étage. Mais pour le reste, il semble encore flotter à l'intérieur de la villa et dans son jardin un peu de l'esprit des lieux.







Aux murs, les batiks nous rappellent combien ces tissus étaient alors à la mode au début du siècle dernier. On se souvient que Gide les aimait beaucoup. Il en achète chez les Van Rysselberghe (« pour cent-trente-deux francs », précise-t-il dans son Journal), en offre à Clara Malraux... 

L'ami de Van Rysselberghe, Henry Van De Velde, appréciait tout particulièrement cette technique alors nouvellement importée. On sait aussi que Théo et Maria hébergèrent chez eux à Paris, au Laugier, Erica von Scheele, élève préférée de Van de Velde qui a réalisé de nombreux batiks décoratifs.

Le motif de ces batiks, des paons, ne pouvait que séduire Théo Van Rysselberghe, proche du groupe des Peacocks (les Paons, en anglais). Il sous-titre d'ailleurs sa toile La Promenade (1901) La Peacock March en référence à ces femmes du groupe des Peacocks : Marie Closset, en littérature Jean Dominique, Blanche Rousseau et Marie Gaspar.






Dans l'atelier de Théo, le grand bow-window laisse entrer la lumière du nord, dont profite aujourd'hui encore les artistes de l'école d'arts plastiques du Lavandou





 

Au moment de sortir, le XXIème siècle nous rattrape...


Mais trêve de nostalgie : la villa de Théo a de l'avenir, puisque la ville du Lavandou l'a rachetée en 2007 et a pour elle de beaux projets. Raphaël Dupouy, attaché culturel de la ville, nous présente la restitution de la façade dans sa composition un peu vénitienne, l'accès par le jardin et la destination du futur espace muséographique consacré aux peintres du Lavandou. Et plus généralement au néo-impressionnisme.

En plus d'expositions temporaires, un fonds consacré à ce mouvement pourrait y trouver abri. L'une des chambres de l'étage pourrait également accueillir des artistes en résidence, tandis que le rez-de-chaussée continuera d'héberger l'école d'arts plastiques. Pour ce faire, une convention avec la Fondation du Patrimoine a été signée et la commune recherche des mécènes.



Il faut enfin rappeler que la commune du Lavandou, et Raphaël Dupouy en particulier (voir cet ancien billet), œuvrent depuis longtemps pour la connaissance des peintres qui, comme Van Rysselberghe et Cross, ont posé là leur chevalet. Les panneaux du chemin des peintres ponctuent une belle balade à travers la ville, balade qui passe bien évidemment par la villa de Théo.





Exposition, conférences et concert «Autour d'Une lecture»


 L’exposition se poursuit jusqu'au 30 mai à la mairie du Lavandou

La toile de Théo Van Rysselberghe intitulée Une lecture regroupe autour d'Emile Verhaeren, veste rouge et geste lyrique, ses amis André Gide, Francis Viélé-Griffin, Félix Fénéon, Henri-Edmond Cross, Maurice Maeterlinck, Henri Ghéon et Félix Le Dantec.

Point de départ d'une exposition, de conférences et d'une visite à la villa de Théo, ce tableau fut au centre de la deuxième édition des Journées Catherine Gide, organisées du 17 au 19 avril derniers au Lavandou. Et avec lui la peinture, la poésie, la critique et les revues littéraires, les mouvements sociaux ou encore l'amitié...


Jean-Pierre Prévost a conçu l'exposition et en a tiré un livre

L'exposition conçue par Jean-Pierre Prévost s'organise autour d'une copie de la toile peinte en 1903. Portrait de groupe, « portrait d'amis » selon Théo Van Rysselberghe qui ne veut blesser aucun des poseurs, Une lecture est avant tout un portrait en mouvement de Verhaeren ; mouvement intellectuel, corporel mais aussi social.

La veste rouge du poète, le prolongement de sa main font le foyer irradiant vers les auditeurs attentifs. Aux juxtapositions de couleurs pointillistes répond cette grande opposition qui établit la grandeur de Verhaeren, mais raconte aussi l'homme chaleureux, énergique. Tout autour de la reproduction de l'œuvre originale, les personnages qui la composent sont racontés à l'aide de nombreux documents, de ces images et photographies souvent rares dont Jean-Pierre Prévost a le secret.


 Une photo de Théo et Maria Van Rysselberghe à Paestum en 1908 
(où André Gide et Catherine poseront également en 1947),
la recette de la crème au citron par Félix Fénéon sur un papier à en-tête 
de La revue blanche ou un dessin préparatoire de Théo représentant Gide...


Jean-Pierre Prévost ouvre la journée de conférences en retraçant la genèse de la toile, de la constitution de la liste pressentie des poseurs à sa lente exécution, en passant par les croquis préparatoires. Portrait de groupe, « portrait d'amis » selon Théo Van Rysselberghe qui ne veut blesser aucun des poseurs, Une lecture est avant tout un portrait en mouvement de Verhaeren ; mouvement intellectuel, corporel mais aussi social. La toile a été montrée pour la première fois au Salon de La libre esthétique de Bruxelles du 25 février au 9 mars 1904.

Peter Schnyder

Cet « autoportrait relationnel » de Van Rysselberghe illustre d'ailleurs les échanges entre la France et la Belgique. Chez Gide notamment souligne Peter Schnyder. Gide a en commun avec Verhaeren et Van Rysselberghe un « art de bien faire », une morale de l'effort qui surmonte les difficultés du travail. « La Vie est à monter, et non pas à descendre », affirme Verhaeren dans son poème Les Rêves. « Il est bon de suivre sa pente, pourvu que ce soit en montant », confirme Gide dans Les Faux-Monnayeurs. Quant à Théo Van Rysselberghe, sa femme Maria nous dit de lui qu'il « aurait cru tricher en s'abandonnant à sa pente. »

Raphaël Dupouy

Comme le rappelle Raphaël Dupouy, Van Rysselberghe partage avec son confrère Cross l'amour du Lavandou, de ses lumières et de ses paysages. C'est Elisée Reclus qui fait les premières « peintures » de la région dans le guide Hachette Les villes d'hiver de la Méditerranée et les Alpes Maritimes (1864). L'arrivée du chemin de fer à Hyères, en 1875, amplifie ce mouvement balnéaire et pictural. « Il reste à redécouvrir Cross, au travers de ses liens et de son influence sur Matisse par exemple », assure encore Raphaël Dupouy. Avis aux éditeurs qui voudraient publier ses carnets !


Pierre Masson

Pierre Masson nous remet en mémoire un certain programme du jeune Gide annoncé en 1891 à Valéry : « Mallarmé pour la poésie, Maeterlinck pour le drame – et, quoiqu'auprès d'eux je me sente bien un peu gringalet, j'ajoute Moi pour le roman. » Maeterlinck sort déjà du tableau, Mallarmé est mort, remplacé par Viélé-Griffin (qui remplace aussi Henri de Régnier, d'abord pressenti pour le tableau). Le remplaçant sera très remplaçable pour la postérité...


Claire Paulhan

A Claire Paulhan revient la tâche d'éclairer la belle figure de Félix Fénéon, découvreur du post-impressionnisme et soutien de la première heure de tous les génies du siècle finissant. Présent dans toutes les petites revues de l'époque (Claire Paulhan en citera une bonne trentaine en cinq minutes de biographie), Fénéon n'y est pourtant nulle part : il ne signe jamais ses articles de critique. Son nom n'apparaîtra que sur un rapport de police de 1892 le qualifiant « d'anarchiste très convaincu », et sur la couverture du recueil que Jean Paulhan lui consacrera dans les années 40. Ce n'est pas un hasard s'il figure debout et fier sur la toile.

Pierre Masson évoque enfin « Gide et Ghéon, deux auteurs en quête d'une doctrine ». « Ou d'une stratégie pour dire et se dire », poursuit le président des Amis d'André Gide. Ghéon est le « camarade de Gide », celui avec qui il partage les frasques sexuelles mais ne peut partager de secret vraiment scellé... La conversion de Ghéon en 1915 marquera la rupture.


Deux mouvements du Trio Op. 29 
de Vincent d'Indy pour clore la journée

Ces figures qui nous paraissent aujourd'hui lointaines, cendres très refroidies, ont œuvré pour faire émerger de nouvelles idées dans les arts, dans la société. Et Pierre Masson de donner une autre explication possible pour ce tableau : « La toile montre une communauté d'hommes et d'idées. Des hommes qui veulent réinventer les idées à neuf et que l'on voit ici avant leurs divergences – divergences qui n'auront d'ailleurs le plus souvent rien à voir avec l'art. »

Pour clore la journée en musique, le choix de Vincent d'Indy s'imposait : son influence fut grande en Belgique où il participa au Cercle des XX, qui allait devenir La libre esthétique. Tandis que Fénéon choisissait les toiles exposées, Vincent d'Indy était chargé de la programmation musicale. Van Rysselberghe fera son portrait en 1908. Thierry Maison, clarinette, Michel Hennequin, violoncelle, et Emilie Auger, piano, ont interprété deux mouvements du Trio en si bémol majeur Op. 29, composé en 1887.




Un livre reprend les documents de l'exposition 
et retrace la genèse de la toile :  
Une lecture, Théo Van Rysselberghe 1903
de Jean-Pierre Prévost, 
aux Editions Orizons, 
avril 2015, 230 pages, 20€. 
 


à suivre : 

mercredi 18 mars 2015

Autour du tableau : Une lecture


Du 18 avril au 30 mai 2015, Le Lavandou, station balnéaire du Var, accueille une nouvelle exposition préparée par Jean-Pierre Prévost avec le soutien de la Fondation Catherine Gide : « Une Lecture », autour du tableau de Théo Van Rysselberghe. La présentation d'une reproduction de l’œuvre du Musée des Beaux-Arts de Gand est au centre d'une évocation des personnages qui figurent sur la toile : Emile Verhaeren, Francis Viélé-Griffin, Félix Fénéon, Henri-Edmond Cross, André Gide, Maurice Maeterlinck, Henri Ghéon et Félix le Dantec.



 Une lecture, Théo Van Rysselberghe, huile sur toile, 181x241 cm, 1903 (MSK)



Samedi 18 et dimanche 19 avril, une série de conférences, un concert et des visites sur les traces de Gide seront également proposés :




SAMEDI 18 AVRIL
9h : Accueil des participants aux conférences-débats
Présentation du livre de Jean-Pierre Prévost, Autour du tableau Une Lecture de Théo Van Rysselberghe
9h30 : Jean-Pierre Prévost : La genèse du tableau Une Lecture de Théo Van Rysselberghe
10h15 : Peter Schnyder : L'Art de bien faire, André Gide entre Théo Van Rysselberghe et Emile Verhaeren
11h15 : Raphaël Dupouy : Cross et Van Rysselberghe, les couleurs de l’amitié
14h30 : Robert Kopp : A propos de Vielé-Griffin
15h15 : Claire Paulhan : Félix Fénéon au prisme de Jean Paulhan
16h15 : Pierre Masson : Gide et Ghéon, deux auteurs en quête d’une doctrine
17h30 : Concert d’œuvres de Vincent d’Indy (1851-1931) par Emilie Auger, Michel Hennequin et Thierry Maison

DIMANCHE 19 AVRIL
9h : Ambre Fuentes : Bref récit d’un tour du monde sur les traces d’André Gide
9h30 : Débat avec le public / table ronde
10h : Visites des lieux gidiens : Tombe Gide-Van Rysselberghe
au cimetière du Lavandou, Villa Théo à Saint-Clair, etc.

Entrée libre. Renseignements 04 94 00 41 71

vendredi 18 janvier 2013

Portrait et buste aux enchères


Le 8 février à Londres, Christie's propose une vente d’œuvres impressionnistes et modernes. Le volumineux catalogue donne à voir une sélection d'artistes à découvrir ou a redécouvrir : c'est le principe de cette vente de South Kensington que de permettre aux amateurs de débuter une collection et aux connaisseurs de débusquer des œuvres mineures ou des études de grands noms de l'art.

Théo Van Rysselberghe est représenté - aux côtés de ses amis Signac ou Cross - avec deux œuvres qui nous intéressent tout particulièrement : un portrait peu connu daté de 1915 offert par l'artiste à Jean Shlumberger et l'un des cinq petits tirages en bronze du buste de Gide réalisé par Théo en 1920 (il en existe une version plus grande (51,5cm) qui se trouve au Musée d'Uzès).




Lot 188
THEO VAN RYSSELBERGHE (1862-1926)
André Gide



Bronze avec patine brun foncé,
monté sur une base en marbre,
marque de fondeur "a.rudier. fondeur paris" au dos.
Hauteur : 31cm.
Tiré à cinq exemplaires offerts par l’artiste à ses amis proches
dont André Gide, Jean Schlumberger et Jacques Copeau.

Estimation : 1.700-2.800€








Lot 190
THÉO VAN RYSSELBERGHE (1862-1926)
Portrait d’André Gide


Signé du monogramme de l'artiste 
et daté de "1915" (en bas à droite), 
avec l'inscription "pour Jean Schlumberger, 
ce croquis d’après André Gide" (en bas au centre). Crayon sur papier, 22.3 x 21.3 cm.

Estimation : 3.400-5.600€






Vente Impressionist/Modern
Vendredi 8 Février 2013 à partir de 10h30
85 Old Brompton Road, London

Exposition les 2 et 3 février de 11h à 17h 
et les 4, 5, 6 et 7 février de 9h à 17h

mardi 4 décembre 2012

Rendez-vous en décembre



Jusqu'au 30 décembre le Musée Georges Borias à Uzès accueille une exposition de la biennale SUDestampe sur le thème des voyages d'André Gide.  

Jeudi 6 décembre à 16h,  le conservateur Brigitte Chimier propose d'aller plus loin à la découverte de ces voyages en extirpant de l'une des malles du Voyage au Congo des objets qui ont appartenu à Gide lui-même. Entrée: 1,50€, plus d'informations sur le blog du musée.




Vendredi 7 et samedi 8 décembre, le Séminaire Pasquali, qui se tient cette année à Pont-du-Château dans le Puy-de-Dôme, se penche sur Corydon. Le principe : réunir durant deux jours un groupe de chercheurs autour d'une oeuvre représentative de la littérature française du XVIe au XXe siècle. Quatre ou cinq spécialistes de réputation internationale présentent une communication d'une heure, suivie d'une discussion :

7 décembre :
10h - Patrick Pollard : « Corydon : rhétorique et historique »
15h - Pierre Masson : « Corydon, oeuvre littéraire, œuvre gidienne »

8 décembre  :
9h - Jean Bollack : « Littérature et science. Le traité du Corydon » 
14h - Frank Lestringant : « Corydon et son double »



Samedi 8 décembre le Centre d’études et de recherches interdisciplinaires de l’UFR LAC (Lettres, arts, cinéma), équipe Littérature au présent, de l'Université Paris-Diderot organise une journée d'agrégation consacrée aux Faux-monnayeurs de Gide. Au programme :

9h30 : Jean-Michel Wittmann (Université de Lorraine) : «La lutte pour la vie dans l’espace romanesque»
10h : Frédérique Toudoire-Surlapierre (Université de Haute-Alsace) : «Les bons comptes font les bons...»
11h : Alain Schaffner (Université Sorbonne nouvelle-Paris III) : «Le romanesque dans Les Faux-Monnayeurs»
11h30 : Peter Schnyder (Université de Haute-Alsace) : «‘‘Vous pouvez tout raconter, mais à condition de ne jamais dire) : Je.” Gide critique de Proust»

14h : Anne-Sophie Angelo (Université Paris-Diderot) : «Édouard, ou comment donner forme à une réflexion sur le roman»
14h30 : Pierre Masson (Université de Nantes) : «Seuils et frontières dans Les Faux Monnayeurs»
15h30 : Eric Marty (Université Paris-Diderot), «Livre écrit, livre volé, livre différé : perversion et sublimation dans Les Faux Monnayeurs»
16h : Claude Coste (Université Stendhal-Grenoble III), «L’art de la fugue»




Jusqu'au 16 décembre le Musée des Beaux-Arts de Gand met trois de ses collections à l'honneur au travers de l'exposition 3x collection, parmi lesquelles l'ensemble de Théo Van Rysselberghe. Un hommage au peintre né à Gand il y a 150 ans et dont le musée possède un grand nombre de peintures, dessins, œuvres graphiques et livres, regroupés pour la première fois dans une présentation.

Plus d'informations sur le site du Musée des Beaux-Arts de Gand.



Et pour rappel : l'exposition "Du côté de Jacques-Emile Blanche. Un salon à la Belle Epoque" se poursuit jusqu'au 27 janvier 2013 la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent, et l'exposition "Intelligentsia, entre France et Russie, archives inédites du XXe siècle" jusqu'au 11 janvier 2013 à l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris.

lundi 30 juillet 2012

Théo Van Rysselberghe : le DVD


Article paru dans Figure libre n°34, août 2012, journal du Réseau Lalan :

"Théo en images

Après un premier film l’an dernier sur Henri Edmond Cross, le président du Réseau Lalan réitère !
Réalisé à l’occasion des 150 ans de la naissance de Théo Van Rysselberghe à Gand en 1862 et dans le cadre de l’exposition organisée par le musée Fleury à Lodève cet été, ce nouveau documentaire de Raphaël Dupouy aborde tour à tour les différentes périodes de la vie et de l'œuvre de cet artiste "franco-flamand" : son enfance en Belgique ; ses études artistiques à Bruxelles ; ses voyages à 20 ans en Espagne, puis au Maroc en 1884-88 ; sa rencontre déterminante avec Emile Verhaeren ; sa découverte du néo-impressionnisme de Seurat ; ses incessants déplacements dans toute l’Europe, du Nord au Sud ; son implication dans le Salon des XX ; son installation à Paris puis dans le Midi en 1911 ; ses liens avec les peintres Henri Edmond Cross, Paul Signac, Maurice Denis, etc ; avec l’Art Nouveau ; sa vie à Saint-Clair (Le Lavandou - Var) avec sa femme Maria et sa fille Elisabeth ; sa grande amitié avec l’écrivain André Gide ; et sa disparition en 1926 à Saint-Clair.
Ce film recueille aussi les interviews de Catherine Gide (petite-fille du peintre), Ivonne Papin-Drastik (directrice du musée de Lodève), Marina Ferretti (directrice des archives Signac), Cathérine Verleysen (collaboratrice scientifique au musée des Beaux-Arts de Gand), Nicole Tamburini (historienne de l’art), Mireille de Lassus (historienne de l'art) et Jean-Paul Monery (conservateur
en chef du musée de l’Annonciade à Saint-Tropez).

Des projections encourageantes

Peu après une projection en avant-première à l’Espace culturel du Lavandou le 4 juin qui a réuni de nombreux spectateurs, ce film a été présenté officiellement au musée de Lodève où il a aussi reçu un bel accueil, tant de la part des spécialistes du peintre que du public et de la famille venue spécialement de Belgique. Un succès qui ne se dément pas depuis la sortie de ce documentaire puisque Raphaël Dupouy a été invité à venir le présenter le 13 août aux Amis du cap Bénat, les 29-30 septembre au Musée des Beaux-Arts de Gand (dans une prochaine version flamande) et cet hiver à Genève en Suisse."




lundi 4 juin 2012

Cinq rendez-vous en juin


Le 4 juin 2012 à l'Espace culturel du Lavandou, Raphaël Dupouy présente en avant-première son film Théo Van Rysselberghe. Du Nord au Sud

Présentation du film :

« Ce film aborde tour à tour les différentes périodes de la vie et de l’œuvre de Van Rysselberghe: son enfance à Gand (Belgique) ; ses études artistiques à Bruxelles ; son voyage à 20 ans en Espagne, puis au Maroc en 1884 où il rencontre le sculpteur belge Constantin Meunier ; son retour à Bruxelles ; sa rencontre déterminante avec Emile Verhaeren; sa découverte du néoimpressionnisme de Seurat ; ses voyages dans toute l’Europe; son implication dans le Salon des XX; son installation à Paris puis dans le Midi en 1911; ses liens avec les peintres Cross, Signac, Denis, Luce, Manguin, etc ; sa vie à Saint-Clair (Var) avec sa femme Maria, sa fille Elisabeth et son frère l’architecte Octave; sa grande amitié avec l’écrivain André Gide qui lui rendra régulièrement visite au Lavandou; et sa disparition en 1926 à Saint-Clair.
Ce film recueille les interviews de CatherineGide (petite-fille du peintre), Ivonne Papin-Drastik (Conservateur en chef du musée de Lodève), Nicole Tamburini (historienne de l’art) Mireille de Lassus (Historienne de l’art), Jean-Paul Monery (conservateur en chef du musée de l’Annonciade à Saint-Tropez) et de divers spécialistes de l’oeuvre de TVR. »

Film qui accompagnera également l'exposition « Théo Van Rysselberghe, l'instant sublimé » qui s'ouvre le 9 juin au Musée de Lodève et se prolongera jusqu'au 21 octobre.


Présentation de l'exposition :
« Le Musée de Lodève propose du 9 juin au 21 octobre 2012, une exposition en hommage à Théo Van Rysselberghe (1862-1926), peintre belge majeur du 20e siècle et principal représentant du néo-impressionnisme en Belgique. Centrée autour d’un choix d’environ quatre-vingts œuvres des années 1882-1917, l’exposition porte un regard sur la manière dont Théo Van Rysselberghe sublime ses sujets, à l’image d’un instantané presque photographique. Au travers de compositions savantes, par le jeu de cadrages très particuliers d’une fascinante frontalité, le peintre nous propose des sujets dont l’anecdote est bannie. Dans ses paysages dont l’homme est absent, dans ses portraits mettant en scène des êtres habités et rêveurs, Van Rysselberghe utilise une subtile « alchimie de couleurs » qui contribue à transcender l’instant présent et à lui donner un caractère construit, presque irréel.
Grâce à une sélection ciblée, le parcours thématique est rythmé par les grandes étapes stylistiques mises en œuvre par le peintre : du réalisme à l’impressionnisme en 1886, de l’adoption de la touche divisionniste en 1888 jusqu’à son apogée dans la fin des années 1890, puis le choix d’un style plus personnel à partir de 1903 et enfin un retour vers le classicisme à partir des années de guerre qui marque également sa rupture avec Paul Signac dont il était très proche jusqu’alors.
Un cabinet graphique met en exergue les liens privilégiés qu’entretient le peintre avec le cercle intellectuel de l’époque, notamment les peintres Paul Signac, Maurice Denis, Edouard Vuillard, les poètes et écrivains Emile Verhaeren, André Gide, Francis Viélé-Griffin, le compositeur Georges Flé... »

Autour de l'exposition : Un film documentaire de 26 minutes sur le peintre est réalisé par Raphaël Dupouy à l’occasion de l’exposition. Performance poétique : Expo’ésie, le dimanche 22 juillet dans le cadre du festival de poésie Voix de la méditerranée. Conférence « Théo Van Rysselberghe et le néo-impressionnisme » par Nicole Tamburini le jeudi 20 septembre 2012 à 18h30. Spectacle de danse par la compagnie « Les gens du quai » le jeudi 11 octobre 2012 à 20h. Et pour les enfants des fiches-parcours invitant à une découverte de l’exposition.



Du 14 au 16 juin 2012 la Denyson University de Granville (Ohio) accueille le colloque « André Gide à la frontière » avec de nombreux intervenants :

GENOVA, Pamela (University of Oklahoma) : “Does Gide Pertain?: Twenty-first Century French Studies and the Role of Writers Past ”
MASSON, Pierre : “Gide et les frontières intérieures”
PUTNAM, Walter : “Gide à la lumière de la littérature-monde”
SAGAERT, Martine (Université du Sud-Toulon-Var, France) : “Gide Hors-Cadre”
SAVAGE BROSMAN, Catharine : “Gide à la pointe du bonheur”
SEGAL, Naomi : “Gide’s Skin”
WITTMAN, Jean-Michel (Université Paul Verlaine – Metz) : “La terre la plus riche, dit Carey, est la terreur du premier émigrant.” : Gide face aux terres “en marge de la culture, barbares et méconnues”
BENJAMIN, Martine (Princeton University) : “Sur les traces d’ André Gide et d’ André Malraux, « compagnons de routes » à Berlin et en URSS.”
BERTRAND, Stephanie : “ « Je ne suis pas pareil aux autres ! » : le « je » gidien, entre désir de singularité et tentation de banalité“
CANO, Christine (Case Western Reserve University) : “Gide at the Frontier of the Nouvelle Vague”
CONNER, Tom (St. Norbert College) :
DEBARD, Clara : “La collaboration artistique entre André Gide et Jacques Copeau : Amal et la lettre du roi”
DIVAY, Gaby (University of Manitoba) : “Gide Crossing German, Canadian and American Borders”
DUBOIS, Elsa : “Le personnage gidien : la (re)conciliation du roman et du mythe”
JAMES, Allison (University of Chicago) : “The fait divers at the Frontier of Fiction: Rhetoric and Voice in Gide’s Documentary Texts”
KOFFI-TESSIO, Marie-Hélène (Columbia University): “André Gide à la frontière; Gide et le monde noir”
MORELLO, André (Université du Sud Toulon-Var) : “Lire Bossuet au Congo: Gide à la frontière des préjugés et de l’ethnologie”
PILLET, Claude (Paris-IV Sorbonne) : “Gide et le Haut-Pays (1940-1945)”



Les 15 et 16 juin 2012, l'Université Toulouse II-Le Mirail et l'Institut IRPALL accueille des journées d'étude sur le thème « Figure(s) du musicien : corps, gestes, instruments en texte » dans le cadre du programme « Musique et Littérature : dialogues intersémiotiques ». Avec entre autres le vendredi 15 juin (Maison de la Recherche, salle D30) :

Anne-Claire GIGNOUX (Lyon III) : Les figures de l’interprète dans Si le grain ne meurt d’André Gide
Maja VUKUSIC ZORICA (Zagreb) : La musique est une « bonne métaphore » - Gide et Chopin : instruments, corps, gestes

Plus d'informations sur le site de l'université 


Les Thibault, Roger Martin du Gard, 
trad.Georges Nikas, Hestia, Athènes 2012


Pour accompagner la parution des Thibault, de Roger Martin du Gard, traduits en grec par Georges Nikas (Editions Hestia), la section hellénique de l'AMOPA et le Service des Examens et des Certifications de l'Institut Français de Grèce organisent une « Matinée littéraire : André Gide - Roger Martin du Gard » le samedi 23 juin 2012 de 10h à 13h à l'auditorium de l'Institut Français d'Athènes.

Au programme :

- « André Gide, l'auteur et son œuvre » : conférence de Nicolas Christodoulou.

- « André Gide : La symphonie pastorale. Genèse, structure, intertexte » : conférence de Frank Lestringant, professeur à l'Université de Paris - Sorbonne. Invité d'honneur.

- « Roger Martin du Gard : Présentation de la trilogie : Les Thibault » : conférence du traducteur de la trilogie Georges Nikas, en présence de la secrétaire générale de l'Association des amis de l'auteur, Mme Charlotte Andrieux.



lundi 28 mai 2012

Théo Van Rysselberghe. Du Nord au Sud.


Lundi 4 juin à 20h30 à l'espace culturel du Lavandou, projection en avant-première du film de Raphaël Dupouy "Théo Van Rysselberghe. Du Nord au Sud", qui accompagnera également l'exposition que le Musée de Lodève consacrera au peintre du 9 juin au 21 octobre.



mardi 28 juin 2011

« Nos contemporains chez eux »

L'inflexible Théo dans son atelier 
(photo de Paul Marsan dit Dornac)
vers 1900-1910



En 2008 une première vente sortait le photographe Dornac de l'anonymat, ou plutôt du pseudonymat, et atteignait des sommets : 40700€ pour une photo de Stéphane Mallarmé accompagné d'un poème autographe et 37000€ pour celle de Verlaine avec là aussi quelques vers de remerciement. On sait depuis que derrière la signature « Paul Marsan dit Dornac » se trouve Paul Cardon, né en 1858 et mort en 1941, « Maître Photographe, 34 rue Gassendi à Paris XIV° ». De nouvelles épreuves d'époque de la série « Nos contemporains chez eux » passent en vente mercredi à Drouot.



 Jean-Paul Laurens dans son atelier
(photo de Paul Marsan dit Dornac)
12 novembre 1905 


Paul Verlaine est en effet comme chez lui au café François 1er. Sur la cheminée d'Octave Mirbeau, un cheval percheron montre qu'il aimait mieux les bêtes que les gens de cette région. Jean Richepin, le poète des Gueux, a un drôle d'air avec son pantalon bouffant dans son salon chichiteux. Très baroque est celui de Jules Lemaître. Et que dire de Loti, posant en prince du désert, sabre au côté, dans son boudoir oriental ? C'est du Paris-Match avant l'heure : les stars du moment photographiées dans leur cabinet de travail, leur atelier, leur intimité. 

 Marguerite Audoux sous le portrait de Philippe
(photo de Paul Marsan dit Dornac)
vers 1900-1910 


On voit ainsi Jean-Paul Laurens sur sa chaise droite, mais moins raide que l'inflexible Théo Van Rysselberghe... A leurs côtés, Anna de Noailles (« Ananas de Noailles » comme l'appelait Gide) est presque alanguie sur son sofa. Claudel, « cyclone figé », a le front tendu vers la lumière. On met encore un visage sur Elémir Bourges (« un peu sorti de la circulation, mais dont le Crépuscule des Dieux était un maître livre ! », assure Gide). On croise encore Marguerite Audoux, entre deux portes pour mieux poser sous le portrait de Charles-Louis Philippe, Barrès qui cherche l'inspiration à sa table de travail, la silhouette si particulière de Lucie Delarue-Mardrus, l'air étonné d'Alain Fournier, la barbe de Jammes...

 
 Alain Fournier
(photo de Paul Marsan dit Dornac)
vers 1900-1910


Paul Claudel
(photo de Paul Marsan dit Dornac)
vers 1900-1910

 

 Francis Jammes
(photo de Paul Marsan dit Dornac)
7 juin 1919

lundi 10 mai 2010

Le Petit Van Rysselberghe


Une bonne idée que ce « Le Petit Van Rysselberghe », n°14 de la collection « Happy Museum ! » des éditions Kate'Art. Destinée aux enfants, cette petite collection est consacrée à la découverte de peintres (Ensor, Turner, Bruegel, Knopff...) ou de styles (l'art nouveau...). On croise dans celui-ci Verhaeren et Gide, on aborde le pointillisme, le tout dans une plus large découverte de "la Belle Epoque".


Présentation de l'éditeur :

Le Petit Van Rysselberghe. Un voyage interactif au temps de la Belle Époque. Auteur : Catherine de Duve. 32 p., Quadri, plus de 60 illustrations couleurs, 16 x 22,50 cm. N°14, collection « Happy Museum ! ». La première collection de livres d’art pour toute la famille. Prix : 9.95 €

Première mondiale ! Premier livre jeunesse consacré au peintre.

En route avec le peintre Théo Van Rysselberghe.

Découvre avec lui la grande Fantasia arabe au Maroc.

Que dirais-tu d’une balade sur la plage ?

Rencontre à paris les célèbres amis du peintre.

Qui sont-ils ? Artistes, peintres et écrivains.

Observe point par point les tableaux de Théo.

Et découvre la technique du pointillisme !

Prends le thé au jardin.

Visite l’aquarium aux couleurs féeriques !

Un livre interactif pour découvrir l’art en s’amusant !

À jouer et créer !