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samedi 9 septembre 2017

Écrire avec Chopin : appel à contributions

"Écrire avec Chopin. Frédéric Chopin dans la littérature" est le titre d'un colloque international organisé par l'Institut de Recherche en Langues et Littératures Européennes qui se tiendra les 21, 22 et 23 juin 2018 à l'Université de Haute-Alsace, Mulhouse. Un sujet qui inspirera forcément les gidiens.

Présentation :

En 1988, le Centre de civilisation française de l’Université de Varsovie organisait un colloque intitulé « Chopin et les Lettres », révélant ainsi aux chercheurs un filon qui demeure aujourd’hui en grande partie inexploité. Quelque trente ans plus tard, nous voudrions donc revenir sur cette question, et l’aborder selon des perspectives nouvelles.
Notre idée est d’étudier le dialogue qu’écrivains et artistes entretiennent avec Frédéric Chopin. Il y a ceux qui furent les intimes du compositeur – à commencer par George Sand – et ceux qui fréquentèrent assidument son œuvre – à commencer par André Gide ; ceux qui, à l’instar d’André Maurois, célèbrent « le plus lunaire et le plus tendre » des compositeurs, et ceux qui, comme Dominique Jameux, exaltent un « musicien du déchirement, porté à la violence » ; ceux, innombrables, qui admirent Chopin, et ceux – bien plus rares – qui osent écrire, avec Romain Rolland : « Je n’aime pas Chopin. »
Voici quelques-uns des axes (non exclusifs) qui structureront notre réflexion collective:
– En quoi la littérature a-t-elle contribué à la formation de la figure (pour ne pas dire du mythe) de Chopin ?
– Qu’apporte l’œuvre de Chopin à la littérature ? Peut-on écrire à la manière de Chopin ? L’œuvre de Chopin est-elle l’expression d’un ethos artistique qui serait praticable en littérature ?
– Ces mêmes questions peuvent tout aussi bien s’appliquer à la peinture : car le portrait du compositeur par Delacroix a, c’est une évidence, concouru à la création de ce qu’on peut appeler un imaginaire Chopin. En outre, l’œuvre de Chopin a directement inspiré les peintres – on peut penser notamment aux vingt-quatre Préludes du musicaliste Gustave Bourgogne.
– Le discours philosophique sur Chopin a-t-il influencé les écrivains et les artistes ? Chacun connaît les pages de Jankélévitch sur le musicien. On se souvient aussi que Nietzsche se réjouissait que le compositeur polonais ait « libéré la musique des influences allemandes, de la propension à la laideur, au morne, à l’esprit petit-bourgeois, à la lourdeur et à la pédanterie ». Mais dans quelle mesure ce parti-pris nietzschéen a-t-il présidé à l’organisation d’un discours contre Wagner et pour Chopin dans la littérature française de la Belle Époque, puis de l’entre-deux-guerres ? Et, par ailleurs, les réflexions d’Adorno sur Chopin ont-elles orienté les spéculations du compagnon d’exil du philosophe à Pacific Palisades, Thomas Mann, qui, précisément, commençait en 1943 à rédiger le Docteur Faustus ?
Bien entendu, toutes les propositions qui nous feront découvrir d’autres aspects de la question qui nous occupe seront les bienvenues. Il semble notamment indispensable, pour qui veut comprendre le rôle de la figure de Chopin dans la littérature, de connaître les lectures du compositeur, de savoir quelles furent ses admirations littéraires, etc.
Enfin, dans le cadre des liens privilégiés qui unissent l’Institut de recherche en Langues et Littératures Européennes et la Fondation Catherine Gide, nous voudrions consacrer tout spécialement une demi-journée à la présence de Chopin dans l’œuvre d’André Gide – question qui a déjà été abondamment traitée, mais qui mérite, nous semble-t-il, de l’être sous de nouveaux angles.
Les langues de travail du colloque seront le français, l’anglais et l’allemand.

Plus d'infos sur : https://www.fabula.org/actualites/ecrire-avec-chopin-frederic-chopin-dans-la-litterature_80773.php

dimanche 2 août 2015

Appel à communications colloque « André Gide, l’Européen »


André Gide, l'Européen
Colloque international et pluridisciplinaire
Université de Haute-Alsace
Institut de Recherche en Langues et Littératures Européennes (ILLE - EA 4363)

Mulhouse, 16-18 mars 2016


Appel à communications

« Mais que sera l’Europe de demain ? demandez-vous », écrit Gide dans un article faisant suite à une enquête sur l’avenir de l’Europe lancée par la Revue de Genève : « l’Europe entière court à la ruine si chaque pays d’Europe ne consent à considérer que son salut particulier », répond-il, en soulignant pourtant dans la conclusion de son article que c’est tout d’abord « l’homme […] qu’il importe de réformer ». L’écrivain analyse avec précision la « question de l’Europe », cette portion du globe qui donne à voir « la fin d’un monde, d’une culture, d’une civilisation » et dans laquelle « tout doit être remis en question […], car les formes vieilles, explique-t-il dans le même article, ne peuvent convenir aux forces jeunes » (« L’avenir de l’Europe »). L’Europe est pour Gide un espace culturel « éminemment oscillant, dialectique » (Pascal Dethurens) et il invite à y réfléchir comme lui-même et nombre de ses contemporains le font (Claudel, Valéry, Romains, Artaud, pour n’en citer que quelques-uns), mais en gardant le regard toujours tourné vers l’avenir : « notre monde n’est pas encore perdu », affirme-t-il en 1937 dans sa préface à l’Avertissement à l’Europe de Thomas Mann, écrivain qui avait apprécié son article sur les rapports franco-allemands paru en 1921 dans La Nouvelle Revue Française. Il s’agit d’un texte dans lequel Gide fait référence à un article précédent d’Ernst Robert Curtius, son correspondant depuis 1920, et c’est justement dans une des lettres qu’il lui adresse, que Curtius souligne l’importance, pour la vie intellectuelle « de la France – et de l’Europe », de La NRF et des « questions de cosmopolitisme littéraire » soulevées par Gide.

En commentant ses textes littéraires dans un écrit de 1929, Klaus Mann, le fils de Thomas Mann, qualifie Gide de « grand Européen ». Éclectique et protéiforme, Gide est un écrivain qui s’est interrogé sur l’Europe tout au long de sa vie, sur son présent et son futur, sur sa culture et sa civilisation, réflexion constante et encore très actuelle dont les multiples ramifications se déploient transversalement tout au long de son œuvre : de ses études critiques à son œuvre fictionnelle, des pages de son journal à ses échanges épistolaires. Grand humaniste, membre fondateur et père spirituel de La NRF, Gide est un protagoniste capital de la vie intellectuelle de l’Europe de son temps, dont il vit avec un regard attentif les transformations et les événements qui la bouleversent (parmi lesquels deux Guerres mondiales et la montée des totalitarismes). De son vivant, son œuvre controversée traverse les frontières nationales et internationales, animant, déconcertant et enthousiasmant ses contemporains et influençant profondément les générations suivantes. Polyglotte et passionné de littérature étrangère, il suit de près les traductions de ses textes en allemand et anglais et s’engage aussi, lui-même, dans plusieurs traductions (de Blake, Pouchkine, Goethe, Rilke, ...). Sans compter sa passion du voyage qui tout au long de sa vie le mène à franchir sans cesse les frontières intérieures et extérieures de l’Europe.

Ces nombreuses facettes laissent transparaître l’un des aspects polyédriques de cet écrivain aux mille visages : « André Gide, l’Européen », à propos duquel ce colloque se propose de s’interroger. Dans une perspective pluridisciplinaire, ouverte aux réflexions relevant de domaines différents (littérature, linguistique, traduction, histoire, histoire des idées, etc.), ce congrès souhaite aussi explorer, selon une approche à la fois diachronique et synchronique, son enracinement dans l’espace culturel européen. Toute contribution visant à élargir la réflexion mettant en relation l’œuvre de Gide avec celle d’autres écrivains européens de son époque et de celles qui la précèdent ou qui la suivent, sera la bienvenue.

Nous proposons d’articuler la discussion autour des thèmes et des axes de réflexion suivants :

a) Thèmes de recherche :
  • Gide et l’Europe ; Gide et la pensée européenne
  • Gide et les écrivains européens ; Gide et les revues européennes
  • Gide et la littérature européenne ; Gide et le roman européen
  • Gide et ses correspondances européennes ; Gide et ses voyages
  • Gide et ses traductions ; Gide et sa réception en Europe
b) Axes de recherche :

1. Echanges et métaphores. Quel est le rapport entre l’Europe que Gide souhaite et celle qu’il observe et dans laquelle il vit ? En s’opposant à « l’infatuation isolante du nationalisme » (tel que celui de Barrès ou de Maurras), et prenant en même temps ses distances avec la « dépersonnalisation que voudrait l’internationalisme » (tel que celui de Barbusse ou celui de Rolland), vers quelle Europe tend-il ? Au fil des échanges entretenus par Gide à ce sujet, dont ceux avec Curtius étudiés par R. Theis, mais aussi au fil des métaphores par lesquelles cette problématique s’exprime (comme celle botanique de la « Querelle du peuplier » ou encore celle musicale des « Réflexions sur l’Allemagne »), quelle vision de l’Europe émerge ? Comment se place-t-elle dans le panorama européen ?

2. Général et particulier. Gide écrit : « Quoi de plus national qu’Eschyle, Dante, Shakespeare, Cervantès, Molière, Goethe, Ibsen, Dostoïevski ? Quoi de plus généralement humain ? Et aussi de plus individuel ? » (« Nationalisme et Littérature »). Tandis que dans « L’avenir de l’Europe » il affirme : « Je l’ai dit maintes fois et depuis bien longtemps déjà : c’est en étant le plus particulier qu’on sert le mieux l’intérêt le plus général ; et ceci est vrai pour les pays aussi bien que pour les individus. » Dans son œuvre, comment se croisent et s’expriment sa réflexion sur la nation et l’Europe, sur l’individu et la communauté, sur la littérature et la culture européenne ? En quoi ces questionnements aident-ils à comprendre l’humanisme de Gide et son rapport à la religion ainsi qu’à la politique ?

3. Réseaux, voyages et ouvertures. Dans quels milieux intellectuels et géographiques baigne « André Gide, l’Européen » ? D’une part, en France, il y a l’expérience de La NRF, revue qui donne voix à des écrivains dont les positions concernant la question de l’Europe sont très différentes (Suarès, Thibaudet, etc.) et qui encore aujourd’hui s’interroge sur ce sujet, comme le montre la parution en 2014 du numéro « Notre Europe », dirigé par Stéphane Audeguy et Philippe Forest. De l’autre, il y a ses voyages (réels ou imaginaires, accomplis ou échoués). Toujours en mouvement, Gide traverse l’Europe, tissant un dense réseau de relations, et la quitte aussi pour ses voyages en Afrique. Ces expériences, comment contribuent-elles à la compréhension de Gide, « l’Européen » ?

Comité scientifique : Robert Kopp (Université de Bâle), Pierre Masson (Université de Nantes), Martine Sagaert (Université du Sud-Toulon Var), Peter Schnyder (Université de Haute-Alsace), David H. Walker (Université de Sheffield), Jean-Michel Wittmann (Université de Lorraine).

Comité d’organisation : Peter Schnyder, Frédérique Toudoire-Surlapierre et Martina Della Casa (Université de Haute-Alsace).

Modalités de proposition : Les propositions (environ 300 mots), accompagnées d’une brève notice biobibliographique, sont à envoyer avant le 30 septembre 2015 à Peter Schnyder (peter.schnyder[at]uha.fr), Frédérique Toudoire-Surlapierre (frederique.toudoire[at]uha.fr) et Martina Della Casa (martina.della-casa[at]uha.fr).

Frais d’inscription : 40 € par jour, 70 € pour l’ensemble du colloque.
Pour les doctorants et post-doctorants : 25 € par jour, 40 € pour l’ensemble du colloque.
Sous réserve d’acceptation des articles, le colloque fera l’objet d’une publication.

samedi 31 janvier 2015

Colloque « Gide et l'image »


Nos amis de Denison University, à Granville, Ohio, organisent un colloque sur le thème « Gide et l'image » en juin 2016.

APPEL À COMMUNICATIONS :

“GIDE ET L’IMAGE”

16-18 juin 2016
Denison University, Ohio, USA

De nature interdisciplinaire, le colloque « Gide et l’image » sollicite des travaux d’approches diverses sur l’image dans la vie et l’œuvre d’André Gide– film, portraits, illustrations, images textuelles et musicales.

Ce colloque vise à offrir une tribune aux chercheurs gidiens (doctorants, professeurs d’université, chercheurs indépendants) du monde entier pour partager leur recherche dans un cadre intime et accueillant.

Toute personne intéressée est encouragée à soumettre une proposition de communication d'environ 250 mots, en français ou en anglais, par courrier électronique d’ici le 1er avril 2015 aux deux organisatrices.
Christine Armstrong, Denison University
Armstrong[at]denison.edu

Jocelyn Van Tuyl, New College of Florida
Vantuyl[at]ncf.edu

jeudi 29 mai 2014

Colloque international : Gide et la musique



André GIDE et la musique
COLLOQUE INTERNATIONAL

Université de Haute-Alsace (Mulhouse)
13-15 octobre 2014
Théâtre de la Sinne, Mulhouse

Organisé par l'ILLE ( EA 4363),

Argumentaire :

À Jean Delay, son premier biographe, André Gide a dit peu de temps avant sa mort : « Les joies musicales sont restées parmi les plus vives et les plus profondes que j’ai connues. »
(Journal 1887-1925, éd. d’Éric Marty, Paris, Gallimard, « Bibl. de la Pléiade », 1997, p. 1045 et 1206).

« Inventer ou mentir-vrai ? »
Aragon nous emmène avec cette interrogation vers un véritable univers de réflexion qui oscille en fonction de nos propres idées de l’instant et celles du lendemain. Monde d’illusions, la mise en abyme est chère à André Gide qui dans son Journal en 1893 note : « J’aime assez qu’en une œuvre d’art on retrouve ainsi transposé, à l’échelle des personnages, le sujet même de cette œuvre par comparaison avec ce procédé du blason qui consiste, dans le premier, à mettre le second en abyme. »

La mise en regard de ces deux citations – pour rester dans l’esprit de la mise en abyme - d’André Gide sera la base de la réflexion que ce colloque ANDRÉ GIDE ET LA MUSIQUE se propose de mettre à l’honneur.

André Gide, pianiste et grand connaisseur de la musique et du milieu musical qu’il fréquentait assidument, garde cette passion pour son jardin secret, à l’inverse de la réalité qui veut que le musicien soit sur scène et garde son journal intime « intime ». La musique et son modèle sont donc au cœur même de son processus de création littéraire si l’on considère que André Gide n’a jamais cessé de faire illusion dans ses propos, dire ce qui se voit en métaphore de ce qui est. C’est cette idée que le colloque ANDRÉ GIDE ET LA MUSIQUE mettra en exergue au travers de communications, conférences, et bien sûr, au travers de concerts reprenant l’œuvre même de André Gide ou ses affections musicales.

L’œuvre doit être en inventant quelque chose ou ne pas être.

Nous invitons ainsi les contributeurs d’orientations et de filières diverses (littérature, théâtre, poésie, linguistique, traduction, philosophie, musique, musicologie, arts plastiques et autres) à s’intéresser à la place de la musique dans l’œuvre de André Gide, à sa culture musicale, que ce soit par le principe de l’illusion ou du mentir-vrai afin d’en souligner toute la présence réelle, la diversité, la richesse et les points d’interpénétration. L’examen des évolutions de la musique en France et en Europe tout au long de la première moitié du XX 2e siècle, les témoignages de la critique musicale, les échanges épistolaires pourront également faire l’objet de communications.

Celles-ci auront soin, du fait de l’interdisciplinarité du colloque, de porter une attention toute particulière à la notion de vulgarisation des concepts exposés.

Lieu de rencontre : Théâtre de la Sinne - Grand Foyer - 39 Rue de la Sinne, 68100 Mulhouse (France)

Comité d’organisation : Greta Komur-Thilloy, Peter Schnyder, Frédérique Toudoire-Surlapierre

Calendrier :
14 juillet 2014 : Réception des propositions de communication
30 aout 2014 : Notification aux auteurs
13-15 octobre 2014 : Colloque international et pluridisciplinaire

Modalités, contact et appel à communication à télécharger ici.

mercredi 11 juillet 2012

Appel à communications





UNIVERSITE DE PITESTI

DEPARTEMENT DE LANGUE ET LITTERATURE

CENTRE D’ETUDE SUR L’IMAGINAIRE IMAGINES

AVEC LE SOUTIEN DE

LA FONDATION CATHERINE GIDE


JOURNEE D’ETUDES
L’IMMORALISME GIDIEN


Dans l’année où les gidiens de partout fêtent le 110ème anniversaire de la publication de L’Immoraliste, nous voyons comme opportune une invitation adressée aux plus jeunes passionnés de Gide à re-visiter, re-valoriser et ré-interpréter le plus connu récit d’André Gide.

Cette œuvre qui marque un seuil dans la création gidienne, cette œuvre que son auteur a refusé de nommer «roman» malgré les dimensions qui le légitimaient à le faire, cette œuvre controversée et à laquelle on a déjà dédié bon nombre d’études ne cesse pas de fasciner les lecteurs et de les inviter à la sonder de nouveau.

Calendrier de l’événement :

- 1er août 2012 : envoi des propositions : titre de l’intervention, résumé (1 page) et mots-clés, notice bio-bibliographique
- 1er septembre 2012 : communication des résultats de la sélection opérée par le comité scientifique
- 2 novembre : journée d’étude, Faculté des Lettres, Université de Pitesti, Roumanie

Les propositions d’interventions seront adressées à : gide.2012[at]hotmail.com pour le 1er août au plus tard. Site de l'Université de Pitesti (Roumanie).


Comité d’initiative
maître assist. dr. Diana LEFTER - Présidente du comité
prof. univ. dr. Alexandrina MUSTATEA – Directrice du Centre IMAGINES
maître de conf. dr. Crina ZARNESCU
maître de conf. dr. Mihaela MITU
assist. univ. dr. Adriana APOSTOL