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dimanche 13 mars 2016

Gide-Malraux à Rémalard-en-Perche


L'exposition Gide-Malraux : 30 ans d'amitié, réalisée par Jean-Pierre Prévost, sera présentée du 30 avril au 16 mai à Rémalard-en-Perche dans le cadre du festival littéraire Réma...lire. Un ensemble d’animations autour du livre et de la lecture, avec des conférences, tables-rondes, films, sans oublier des visites au pays de Mirbeau, Martin du Gard...

Entrée gratuite, exposition ouverte tous les jours de 15h à 18h à l'espace Octave Mirbeau de Rémalard-en-Perche (Orne), et aussi de 10h à 12h les week-ends et jours fériés. Salon de thé. Possibilité de visite guidée gratuite pour les groupes et scolaires. Renseignements auprès de l'Office de tourisme du Perche rémalardais au 02 33 73 71 94.


Pendant le festival :

Samedi 19 mars à 16h30 à la salle des fêtes de Bellou-sur-Huisne :
Dans les coulisses de la littérature 1/2
"Du Petit-Séminaire de Nogent-le-Rotrou aux salons parisiens : itinéraire de l'abbé Mugnier", conférence en images, gratuit.

Samedi 7 mai à 16h30 à l'espace Octave Mirbeau : 
Dans les coulisses de la littérature 2/2
"Une Petite Dame et un grand homme : Maria Van Ryssleberghe et André Gide"
conférence en images, gratuit

Dimanche 8 mai à 15h au château du Tertre, à Serigny :
Visite chez Roger Martin du Gard, écrivain et ami
SUR INSCRIPTION, nombre de places limité, au 02 33 73 71 94

Samedi 14 mai toute la journée : le festival accueille l'Association des Amis d'André Gide pour son excursion annuelle (plus d'informations dans le BAAG en cours de distribution).

Dimanche 15 mai à 14h à l'espace Octave Mirbeau :
Table-ronde Gide-Malraux
Projection en avant-première de "Après le livre. Une enquête sur André Gide", un film-voyage par Ambre Fuentes
Echanges avec le public
Gratuit


jeudi 30 avril 2015

Ambre Fuentes, chasseuse de gidiens


Une intervention aura particulièrement marqué les 2èmes Journées Catherine Gide : celle d'Ambre Fuentes qui a évoqué pour les gidiens présents au Lavandou son projet provisoirement nommé « André Gide autour du monde ». Une enquête poétique et décalée, dans une dizaine de pays où Gide n'a jamais mis les pieds, mais où la jeune femme a cherché à savoir s'il était vrai que, ainsi qu'on l'entend souvent, « On ne lit plus André Gide ».

Next gidian : 180 miles

Partie « sur les traces des lecteurs de Gide », Ambre Fuentes filme son périple au plus près des gens et des choses. Au passage, elle mesure la place aujourd'hui dévolue à la littérature, à la culture française dans les pays qu'elle traverse. Projet qu'elle qualifie « d'expérience totale, à la fois intime et universelle », le récit de ce voyage montre une ouverture à la rencontre et à la surprise des plus gidiennes, tout comme la volonté avouée « d'amincir la frontière entre vivre et lire ».

Porte à porte, visite des principales librairies et bibliothèques de la ville, ou même affiches « Gide wanted » et « Do you know André Gide ? » posées dans New-York, tout est bon pour débusquer les lecteurs. Ou les traducteurs comme Richard Howard. Ou l'amateur de skateboard qui a ajouté une citation de Gide en sous-titre de ses prouesses diffusées sur Youtube... Ambre Fuentes s'attarde aussi dans les rues André Gide au Québec ou encore dans un café littéraire de Taïwan baptisé « La porte étroite ».


 Do you know André Gide ? (Photo Olivier Monoyer)
 
En Espagne, la connaissance de Gide diminue chez les étudiants en littérature malgré de récentes traductions. Tout comme au Portugal où l'âge d'or de la présence culturelle française semble loin. Aux Etats-Unis, Gide est présent dans les universités importantes mais reste scandaleux dès qu'on quitte les grandes villes – et interdit en prison. L'université de San José au Nicaragua consacre une vitrine à Gide mais ne l'enseigne pas : pas assez catholique.

La Nouvelle-Zélande, de l'avis des gidiens rencontrés sur place, est « trop heureuse pour s'intéresser aux inquiétudes de Gide ». Idem en Australie où sa pensée est incompatible avec le mouvement de la société. A Hong-Kong et Singapour, où là aussi la littérature française recule, Gide est l'archétype du type français. Au Japon il reste une figure importante, notamment grâce à la poésie appréciée dans ses écrits, et qui passe bien dans la traduction vers le japonais, tout comme l'anglais modernise son style.


 Ambre Fuentes (Photo Olivier Monoyer)


Je retrouve ces trop lapidaires commentaires dans mes notes, où j'ai aussi consigné les bémols apportés par Ambre Fuentes : bien sûr, tout ceci est un portrait subjectif et mouvant de l'ombre de Gide à travers le monde. Mais des lignes de force se dégagent : la baisse, partout, du niveau culturel des universitaires qui délaissent la littérature pour les études de genre ou la critique structuraliste. Tant mieux, ce sont souvent ceux qui dissèquent Gide qui vont répétant qu'on ne le lit plus. L'écoute du monde prouve chaque jour qu'une cohorte de lecteurs ordinaires et fervents découvre et partage Gide.

Les quelques minutes de film montées tout spécialement pour l'occasion promettent de faire entendre haut et fort cet écho gidien quotidien. Sa voix toute française mais immédiatement traduisible. Sa morale de l'effort, d'une libération qui sait se tenir. Son ironie envers les religions comme l'athéisme, qui rend son œuvre plus que jamais nécessaire. Sa poésie, son « drôle à lui », restitués par Ambre Fuentes dans ces quelques images. Des images qui donnent très envie d'en voir davantage, et laissent augurer d'une œuvre importante, pour Gide comme pour sa réalisatrice.


dimanche 26 avril 2015

Exposition, conférences et concert «Autour d'Une lecture»


 L’exposition se poursuit jusqu'au 30 mai à la mairie du Lavandou

La toile de Théo Van Rysselberghe intitulée Une lecture regroupe autour d'Emile Verhaeren, veste rouge et geste lyrique, ses amis André Gide, Francis Viélé-Griffin, Félix Fénéon, Henri-Edmond Cross, Maurice Maeterlinck, Henri Ghéon et Félix Le Dantec.

Point de départ d'une exposition, de conférences et d'une visite à la villa de Théo, ce tableau fut au centre de la deuxième édition des Journées Catherine Gide, organisées du 17 au 19 avril derniers au Lavandou. Et avec lui la peinture, la poésie, la critique et les revues littéraires, les mouvements sociaux ou encore l'amitié...


Jean-Pierre Prévost a conçu l'exposition et en a tiré un livre

L'exposition conçue par Jean-Pierre Prévost s'organise autour d'une copie de la toile peinte en 1903. Portrait de groupe, « portrait d'amis » selon Théo Van Rysselberghe qui ne veut blesser aucun des poseurs, Une lecture est avant tout un portrait en mouvement de Verhaeren ; mouvement intellectuel, corporel mais aussi social.

La veste rouge du poète, le prolongement de sa main font le foyer irradiant vers les auditeurs attentifs. Aux juxtapositions de couleurs pointillistes répond cette grande opposition qui établit la grandeur de Verhaeren, mais raconte aussi l'homme chaleureux, énergique. Tout autour de la reproduction de l'œuvre originale, les personnages qui la composent sont racontés à l'aide de nombreux documents, de ces images et photographies souvent rares dont Jean-Pierre Prévost a le secret.


 Une photo de Théo et Maria Van Rysselberghe à Paestum en 1908 
(où André Gide et Catherine poseront également en 1947),
la recette de la crème au citron par Félix Fénéon sur un papier à en-tête 
de La revue blanche ou un dessin préparatoire de Théo représentant Gide...


Jean-Pierre Prévost ouvre la journée de conférences en retraçant la genèse de la toile, de la constitution de la liste pressentie des poseurs à sa lente exécution, en passant par les croquis préparatoires. Portrait de groupe, « portrait d'amis » selon Théo Van Rysselberghe qui ne veut blesser aucun des poseurs, Une lecture est avant tout un portrait en mouvement de Verhaeren ; mouvement intellectuel, corporel mais aussi social. La toile a été montrée pour la première fois au Salon de La libre esthétique de Bruxelles du 25 février au 9 mars 1904.

Peter Schnyder

Cet « autoportrait relationnel » de Van Rysselberghe illustre d'ailleurs les échanges entre la France et la Belgique. Chez Gide notamment souligne Peter Schnyder. Gide a en commun avec Verhaeren et Van Rysselberghe un « art de bien faire », une morale de l'effort qui surmonte les difficultés du travail. « La Vie est à monter, et non pas à descendre », affirme Verhaeren dans son poème Les Rêves. « Il est bon de suivre sa pente, pourvu que ce soit en montant », confirme Gide dans Les Faux-Monnayeurs. Quant à Théo Van Rysselberghe, sa femme Maria nous dit de lui qu'il « aurait cru tricher en s'abandonnant à sa pente. »

Raphaël Dupouy

Comme le rappelle Raphaël Dupouy, Van Rysselberghe partage avec son confrère Cross l'amour du Lavandou, de ses lumières et de ses paysages. C'est Elisée Reclus qui fait les premières « peintures » de la région dans le guide Hachette Les villes d'hiver de la Méditerranée et les Alpes Maritimes (1864). L'arrivée du chemin de fer à Hyères, en 1875, amplifie ce mouvement balnéaire et pictural. « Il reste à redécouvrir Cross, au travers de ses liens et de son influence sur Matisse par exemple », assure encore Raphaël Dupouy. Avis aux éditeurs qui voudraient publier ses carnets !


Pierre Masson

Pierre Masson nous remet en mémoire un certain programme du jeune Gide annoncé en 1891 à Valéry : « Mallarmé pour la poésie, Maeterlinck pour le drame – et, quoiqu'auprès d'eux je me sente bien un peu gringalet, j'ajoute Moi pour le roman. » Maeterlinck sort déjà du tableau, Mallarmé est mort, remplacé par Viélé-Griffin (qui remplace aussi Henri de Régnier, d'abord pressenti pour le tableau). Le remplaçant sera très remplaçable pour la postérité...


Claire Paulhan

A Claire Paulhan revient la tâche d'éclairer la belle figure de Félix Fénéon, découvreur du post-impressionnisme et soutien de la première heure de tous les génies du siècle finissant. Présent dans toutes les petites revues de l'époque (Claire Paulhan en citera une bonne trentaine en cinq minutes de biographie), Fénéon n'y est pourtant nulle part : il ne signe jamais ses articles de critique. Son nom n'apparaîtra que sur un rapport de police de 1892 le qualifiant « d'anarchiste très convaincu », et sur la couverture du recueil que Jean Paulhan lui consacrera dans les années 40. Ce n'est pas un hasard s'il figure debout et fier sur la toile.

Pierre Masson évoque enfin « Gide et Ghéon, deux auteurs en quête d'une doctrine ». « Ou d'une stratégie pour dire et se dire », poursuit le président des Amis d'André Gide. Ghéon est le « camarade de Gide », celui avec qui il partage les frasques sexuelles mais ne peut partager de secret vraiment scellé... La conversion de Ghéon en 1915 marquera la rupture.


Deux mouvements du Trio Op. 29 
de Vincent d'Indy pour clore la journée

Ces figures qui nous paraissent aujourd'hui lointaines, cendres très refroidies, ont œuvré pour faire émerger de nouvelles idées dans les arts, dans la société. Et Pierre Masson de donner une autre explication possible pour ce tableau : « La toile montre une communauté d'hommes et d'idées. Des hommes qui veulent réinventer les idées à neuf et que l'on voit ici avant leurs divergences – divergences qui n'auront d'ailleurs le plus souvent rien à voir avec l'art. »

Pour clore la journée en musique, le choix de Vincent d'Indy s'imposait : son influence fut grande en Belgique où il participa au Cercle des XX, qui allait devenir La libre esthétique. Tandis que Fénéon choisissait les toiles exposées, Vincent d'Indy était chargé de la programmation musicale. Van Rysselberghe fera son portrait en 1908. Thierry Maison, clarinette, Michel Hennequin, violoncelle, et Emilie Auger, piano, ont interprété deux mouvements du Trio en si bémol majeur Op. 29, composé en 1887.




Un livre reprend les documents de l'exposition 
et retrace la genèse de la toile :  
Une lecture, Théo Van Rysselberghe 1903
de Jean-Pierre Prévost, 
aux Editions Orizons, 
avril 2015, 230 pages, 20€. 
 


à suivre : 

mercredi 18 mars 2015

Autour du tableau : Une lecture


Du 18 avril au 30 mai 2015, Le Lavandou, station balnéaire du Var, accueille une nouvelle exposition préparée par Jean-Pierre Prévost avec le soutien de la Fondation Catherine Gide : « Une Lecture », autour du tableau de Théo Van Rysselberghe. La présentation d'une reproduction de l’œuvre du Musée des Beaux-Arts de Gand est au centre d'une évocation des personnages qui figurent sur la toile : Emile Verhaeren, Francis Viélé-Griffin, Félix Fénéon, Henri-Edmond Cross, André Gide, Maurice Maeterlinck, Henri Ghéon et Félix le Dantec.



 Une lecture, Théo Van Rysselberghe, huile sur toile, 181x241 cm, 1903 (MSK)



Samedi 18 et dimanche 19 avril, une série de conférences, un concert et des visites sur les traces de Gide seront également proposés :




SAMEDI 18 AVRIL
9h : Accueil des participants aux conférences-débats
Présentation du livre de Jean-Pierre Prévost, Autour du tableau Une Lecture de Théo Van Rysselberghe
9h30 : Jean-Pierre Prévost : La genèse du tableau Une Lecture de Théo Van Rysselberghe
10h15 : Peter Schnyder : L'Art de bien faire, André Gide entre Théo Van Rysselberghe et Emile Verhaeren
11h15 : Raphaël Dupouy : Cross et Van Rysselberghe, les couleurs de l’amitié
14h30 : Robert Kopp : A propos de Vielé-Griffin
15h15 : Claire Paulhan : Félix Fénéon au prisme de Jean Paulhan
16h15 : Pierre Masson : Gide et Ghéon, deux auteurs en quête d’une doctrine
17h30 : Concert d’œuvres de Vincent d’Indy (1851-1931) par Emilie Auger, Michel Hennequin et Thierry Maison

DIMANCHE 19 AVRIL
9h : Ambre Fuentes : Bref récit d’un tour du monde sur les traces d’André Gide
9h30 : Débat avec le public / table ronde
10h : Visites des lieux gidiens : Tombe Gide-Van Rysselberghe
au cimetière du Lavandou, Villa Théo à Saint-Clair, etc.

Entrée libre. Renseignements 04 94 00 41 71

dimanche 16 février 2014

André Gide hier et aujourd'hui



Un lundi par mois, la Faculté de théologie protestante de Paris propose une rencontre thématique avec conférence et débat. Lundi 10 mars à 18h30, Frank Lestringant et Laurent Gagnebin s'intéresseront à Gide, « Hier et aujourd'hui ».




lundi 10 février 2014

Gide Project Sarasota


Nos amis américains consacrent presque tout un mois à Gide au travers du « Gide Project Sarasota ».
Au programme : Gide et... Proust, Dan Brown, la liberté, Bach, Chopin, ou encore les nourritures terrestres à travers la cuisine... C'est du 1er au 25 mars dans plusieurs lieux de Sarasota.



GIDE PROJECT SARASOTA
March 1-25, 2014

SATURDAY, MARCH 1, 2014
3:00 P.M., MILDRED SAINER PAVILION, NEW COLLEGE OF FLORIDA
Gide et Proust (in French)
Mireille Naturel, Ph.D., Université de Paris III
Martine Benjamin, Ph.D., Princeton University

TUESDAY, MARCH 4, 2014
7:00 P.M., MILDRED SAINER PAVILION, NEW COLLEGE OF FLORIDA
Mad Scientists and Conspiracy Theories: André Gide
and Dan Brown
Jocelyn Van Tuyl, Ph.D., New College of Florida

SATURDAY, MARCH 8, 2014
1:30 P.M., GELDBART AUDITORIUM, SELBY PUBLIC LIBRARY
Screening and discussion of the film Angels & Demons
Élyane Dezon-Jones, Ph.D., Washington University
Barbara Frey, Alliance Française de Sarasota

TUESDAY, MARCH 11, 2014
7:00 P.M., MILDRED SAINER PAVILION, NEW COLLEGE OF FLORIDA
Gide et la Liberté (in French)
Pierre Masson, Ph.D., Université de Nantes

WEDNESDAY, MARCH 12, 2014
10:30 A.M., GELDBART AUDITORIUM, SELBY PUBLIC LIBRARY
Cirque d’Book book club discussion of Lafcadio’s Adventures
(Les Caves du Vatican) (in English)
Charlotte Thompson, Librarian, Selby Public Library

THURSDAY, MARCH 13, 2014
10:30 A.M., GELDBART AUDITORIUM, SELBY PUBLIC LIBRARY
A Life in Music: Gide, Bach, Stravinsky, Chopin
Avis Romm, B.M., M.S., Steinway Artist
Maribeth Clark, Ph.D., New College of Florida
Jocelyn Van Tuyl, Ph.D., New College of Florida

FRIDAY, MARCH 14, 2014
2:00 P.M., ALLIANCE FRANÇAISE DE SARASOTA, 200 S. WASHINGTON
BLVD., SUITE 2, SARASOTA
Book club discussion of Les Caves du Vatican (in French)
Émile Langlois, Ph.D., Sweet Briar College
* Limited seating. Contact the Alliance Française de Sarasota at
www.afsarasota.org / 941-955-0700 for preregistration.

TUESDAY, MARCH 18, 2014
7:00 P.M., MILDRED SAINER PAVILION, NEW COLLEGE OF FLORIDA
Translation and Performance of Les Caves du Vatican
Christine Latrouitte Armstrong, Ph.D., and Jeremy Kleven,
Denison University

MONDAY, MARCH 24, 2014
6:30 P.M., C’EST LA VIE RESTAURANT, 1553 MAIN ST., SARASOTA
Les Nourritures Terrestres: A Gide Feast
* Limited seating. Prepayment required. Contact the Alliance
Française de Sarasota at www.afsarasota.org / 941-955-0700 for
registration and payment.

TUESDAY, MARCH 25, 2014
7:00 P.M., MILDRED SAINER PAVILION, NEW COLLEGE OF FLORIDA
Culinary Peregrination in André Gide’s Caves du Vatican
Christine Latrouitte Armstrong, Ph.D., Denison University


jeudi 16 mai 2013

Conférence à Uzès

La médiathèque d'Uzès propose une conférence sur "Un manuscrit d’André Gide", par Nicolas Chaine, vendredi 17 mai 2013 à 18h. Présentation :


La médiathèque a reçu une œuvre originale d’André Gide en 2011. Le manuscrit, en partie autographe de la main de Gide se compose de six pages, il est accompagné d’une lettre autographe de Gide, datée du 28 février 1950.
Il s’agit du dernier état manuscrit de l’article paru dans France Illustration en juillet 1950 et s’intitulant l’AEF, un article sur l’Afrique Équatoriale.
Le reste de l’article est de la main d’Elisabeth Van Rysselberghe, mère de Catherine Gide, fille unique de l’écrivain.
Ce manuscrit fut découvert dans un coffre-fort de l’ancienne propriété des Gide, Cuverville, propriété actuelle de Nicolas Chaine, qui, généreusement, en a fait don à la médiathèque.
Il va retracer cette découverte et les recherches entreprises pour authentifier ces documents.
La médiathèque continue ainsi à enrichir son fonds Gide, aidée par ailleurs par la Fondation Catherine Gide.

Plus d'informations sur le site de la médiathèque.

lundi 29 avril 2013

Conférence à Colpach


« Il sera évidemment question de l'auteur des Faux-monnayeurs, mais pas uniquement de lui », nous prévient Frank Wilhelm qui est l'invité du Château de Colpach vendredi 3 mai 2013 à 17h. Après une visite guidée du parc de ce château que Gide a beaucoup fréquenté à l'invitation des Mayrisch, il présentera une conférence sur le thème : Les relations franco-allemandes. Médiation culturelle / Le Cercle de Colpach.


(cliquer sur l'image pour l'agrandir)


jeudi 7 février 2013

Rendez-vous en février


Jeudi 7 février à 17h15, dans le cadre de ses Modern French Seminars, la Maison Française d'Oxford accueille Alain Schaffner (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3) sur le thème "Le romanesque dans Les Faux-Monnayeurs d'André Gide".


Samedi 9 février à 15h, conférence avec projection "Port-Cros, l'île de la Nouvelle Revue Française" par Claire Paulhan à la Médiathèque d'Hyères Les Palmiers (auditorium/entrée libre). "Illustrée par un riche diaporama, cette conférence nous permettra de revivre une page prestigieuse mais peu connue de l'histoire culturelle du XXe siècle, dont la région hyéroise a été le cadre.
Claire Paulhan présentera au public de la Médiathèque son futur ouvrage sur Les Vacances de la NRF à Port-Cros , où les figures de Jean Paulhan, Marcel Arland, Gaston Gallimard, André Gide et Saint-John Perse seront, entre autres, évoquées et illustrées."


Samedi 9 février à 20h30, "La séquestrée de Poitiers" par la compagnie Les Jacquinots à la Maison de la Gibauderie à Poitiers. "En 1901, on découvre dans un hôtel particulier de Poitiers une femme qui serait restée 25 ans enfermée dans sa chambre. Librement inspirés par les écrits d'André Gide, Jean-Marie Augustin ainsi que des archives de presse, les Jacquinots imaginent ici que l'histoire se déroule en 2012. Ils nous proposent un spectacle où vérité, légende, théâtre et vidéo s'entremêlent. Entrée : 3,50 €, 5 €, et 7 €"



Lundi 11 février s'ouvre l'exposition "André Gide. Visages d’un Nobel engagé" aux Archives Départementales de Gironde à Bordeaux. Une exposition dont nous avons déjà parlé ici, à voir jusqu'au 26 avril du lundi au jeudi de 8h30 à 17h et le vendredi de 8h30 à 16h (entrée libre). Des conférences et animations ponctueront le temps de l'exposition, comme par exemple jeudi 21 février une lecture théâtralisée des Nourritures Terrestres par la comédienne Sonia Vollereaux et une conférence de Pierre Masson sur le thème "Gide, des amitiés aux engagements".

 
Du 11 février au 17 juin des lectures et des expositions de correspondances de personnalités célèbres sont programmées à l’espace culturel Louis Vuitton à Paris. Freud, Beauvoir, Sartre, Genet, Joyce ou Duras feront l'objet de rencontres avec des lectures par des comédiens, une vingtaine de lettres issues des collections de l'IMEC seront exposées, tout comme une collection de tableaux du lettrisme. Enfin, une centaine d'ouvrages seront mis à disposition avec, parmi cette "bibliothèque épistolaire" la Correspondance d’André Gide et de Paul Valéry.


Le 26 février le Musée du Jeu de Paume rouvre ses portes avec une rétrospective "Laure Albin Guillot (1879–1962), l’enjeu classique". Un ensemble de 200 épreuves et livres originaux de Laure Albin Guillot, ainsi que des magazines et documents d'époque issus de collections privées et publiques. Parmi lesquelles celles de l’agence Roger-Viollet pour qui la photographe est allée trouver Gide au Vaneau, donnant notamment l'autre célèbre image de Gide sous le masque de Léopardi...


mercredi 30 janvier 2013

Du 11 février au 26 avril à Bordeaux



EXPOSITION André GIDE – Visages d’un Nobel engagé

Cette exposition est le fruit d’une étroite collaboration entre la Fondation Catherine Gide et le Conseil général de la Gironde. Conçue et réalisée par Jean-Pierre Prévost représentant la Fondation Catherine Gide, avec le concours des Archives départementales, elle se parcourt comme un album souvenirs, offrant au visiteur une scénographie originale réalisée autour de la vie et de l’oeuvre de cet intellectuel majeur du XXème siècle, Prix Nobel en 1947. Elle sera présentée en salle des voûtes du 11 février au 26 avril 2013, 72/78 cours Balguerie-Stuttenberg à Bordeaux.

Plus de 200 photographies, des textes, des documents d’archives, des vidéos, retracent dans un parcours en trois espaces, la vie peu banale de cet étonnant personnage aux multiples facettes, de cet écrivain influent :

"André Gide et les siens" ou l'esquisse des contours de la singulière famille de l’écrivain : 50 ans de sa vie intime, entouré de ses proches et de ses amis.

"Les engagements d’André Gide" : ses prises de position affirmées dans les domaines politique et social : La Nouvelle Revue Française, la réflexion sur l’homosexualité, l'anticolonialisme, l'antifascisme et la critique des idéologies, les réfugiés...

"André Gide et ses liens amicaux avec la Gironde" : ses affinités littéraires (Montaigne, Montesquieu ...), mais aussi des relations privilégiées avec d'éminentes personnalités bordelaises et du département comme Jacques Rivière, Gabriel Frizeau, Jean-Gustave Tronche, François Mauriac, André Lhote, Alexis Leger..., et ses séjours à Bordeaux.

Une conférence de Pierre Masson, Professeur émérite de l’Université de Nantes, directeur du « Bulletin des amis d’André Gide », éditeur de plusieurs oeuvres de Gide chez Gallimard, dans la collection « La Pléiade », est programmée le 21 février dans l’auditorium des Archives départementales. À cet événement seront associées des lectures de textes théâtralisées interprétées par la comédienne Sonia Vollereau. D’autres animations sur le site le sont prévues pendant la durée de l’exposition.



EXPOSITION André GIDE
Visages d’un Nobel engagé

Entrée libre et gratuite
11 février - 26 avril 2013
72/78 Cours Balguerie-Stuttenberg à Bordeaux
Tél. 05 56 99 66 00
du lundi au jeudi 8h30 à 17 heures
le vendredi de 8h30 à 15 heures

mardi 8 janvier 2013

L'année démarre bien

Il n'est pas encore trop tard pour vous souhaiter une très bonne année. Une année peut-être un peu moins riche en évènements gidiens que celle qui vient de s'achever avec ses nombreux colloques, journées d'études et séminaires consacrés à Gide et à ses œuvres, même si l'activité éditoriale devrait rester tout aussi abondante... Et, déjà, plusieurs rendez-vous sont annoncés : 

Vendredi 11 janvier au Collège de France, le Séminaire Littérature et Censure (ITEM) et République des lettres consacre une demi-journée d'études à « Gide et la NRF » :

10h P. Masson, Université de Nantes, « Gide, l'individualiste engagé » ;
10h30 P. Schnyder, Université de Haute-Alsace, « “Il faut travailler avec acharnement...”. Aspects de la morale de l’effort du Gide d’avant La NRF » ;
11h Pause
11h15 J.-M. Wittmann, Université de Lorraine, « D'un entre-deux-guerres à l'autre : Gide face à la responsabilité de l'écrivain » ;
11h45 Alix Tubman-Mary, Université de Poitier, « Réconcilier littérature et représentation : bilan et perspectives pour La NRF dans les conférences de Suisse de Jacques Rivière (1918) ».


Dimanche 3 février à 16h, l'association Paris Z'Est propose une conférence autour de Jean Malaquais avec Pierre Masson, président de l'Association des Amis d'André Gide et éditeur notamment de la correspondance Gide-Malaquais avec Geneviève Nakach, auteur de Malaquais rebelle.

Inscription obligatoire, nombre de places limitées : http://www.pariszest.com/pour-nous-contacter/ (Une fois votre inscription validée, l’adresse et le code vous seront communiqués.)



Du 11 février au 26 avril les Archives départementales de la Gironde, en partenariat avec le Conseil général de la Gironde et la Fondation Catherine Gide, accueillent une nouvelle grande exposition signée Jean-Pierre Prévost : André Gide, visages d'un Nobel engagé. Avec aussi des conférences, concerts et signatures de livres sur Gide.

vendredi 5 octobre 2012

Quelques rendez-vous en octobre


Les Amis du musée Alain de Mortagne-au-Perche s'intéressent à l'économie coopérative à l'occasion des Journées Alain les 6 et 7 octobre prochains, et invitent pour cela Gide... Charles Gide ! Samedi 6 octobre à partir de 15h un colloque rappellera les théories de l'oncle d'André Gide qui avait notamment publié les Propos à La Laborieuse, son imprimerie coopérative.


Ce week-end à Gaillac se tient le Salon du Livre. Dimanche 7 octobre à 15h, Pierre Masson et Geneviève Nakach évoqueront le « Malaquais rebelle » aux côtés de Myriam Anissimov qui parlera de Vassili Grossman. Un café-littéraire prolongé par des lectures des textes de ces deux auteurs par Régis Maynard.


Les 12, 13 et 14 octobre à l'Hôtel Salomon de Rothschild à Paris se tiennent les premières Rencontres internationales des lettres et manuscrits. Des débats, lectures, concerts, dédicaces et une exposition (entrée libre) d'œuvres issues des collections du Musée des lettres et manuscrits, parmi lesquelles on annonce Gide mais aussi Goethe, Balzac, Hemingway, Saint-Exupéry, Breton ou Cocteau...


A partir du 11 octobre et jusqu'au 27 janvier la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent consacre sa 18ème exposition au peintre Jacques-Émile Blanche. Une belle mise en scène avec accompagnements musical et olfactif pour cette rétrospective intitulée « Du côté de chez Jacques-ÉmileBlanche. Un salon à la Belle Époque ».


Charles Gide sera à nouveau à l'honneur les 19 et 20 octobre à Uzès où se tiennent les 1ères Rencontres Charles Gide. Deux jours d'un riche programme de colloques et d'animations ainsi qu'une exposition intitulée « Charles Gide, Uzétien, économiste solidaire, paysagiste solitaire » à voir à la Médiathèque d’Uzès.



Pour marquer la fin de l'exposition « André Gide et les siens » à l'Institut Pierre Wiener de Luxembourg, Frank Wilhelm donnera une conférence sur lesrelations entre Aline Mayrisch et André Gide le 22 octobre à 18h30, suivie par la présentation du nouveau livre Aline Mayrisch-de Saint-Hubert : Ecrits, présenté par Cornel Meder et Frank Wilhelm et édité par le Cercle des Amis de Colpach.



mardi 19 juin 2012

Gide et les Cahiers de la Petite Dame

L'APA (Association Pour l'Autobiographie) organise sa Journée du Journal samedi 23 juin à 15h sur le thème « André Gide et les Cahiers de la Petite Dame ». Elle se tiendra à la Maison des Associations, 181 avenue Daumesnil 75012, Paris.

Présentation :
Amie d’André Gide, Maria Van Rysselberghe (1866-1959) a tenu pendant 33 ans, de 1918 à 1951, à l’insu de Gide un journal de témoignage sur lui : « J’ai entrepris ces notations avec l’idée qu’elles serviraient de source, d’éléments, de témoignages à ceux qui voudront un jour écrire l’histoire véritable d’André Gide. Prises sur le vif, ainsi enchâssées dans le quotidien, ces relations me semblèrent présenter en elles-mêmes, par leur seule vérité, un intérêt suffisant ».
À partir de l’anthologie qui en a été publiée récemment (Je ne sais si nous avons dit d’impérissables choses, Folio, 2006), Gilles Alvarez et Justine Legrand présenteront ce témoignage sur Gide, journal parallèle au sien, avec lectures d’extraits des deux journaux à l’appui.

mardi 22 mai 2012

Rencontre-débat autour de Malaquais

La Librairie Floury Frères et le collectif d'édition Smolny organisent une rencontre-débat avec Geneviève Nakach à l'occasion de la parution de sa biographie sur Jean Malaquais, Malaquais Rebelle (Cherche-Midi, 2011). Rendez-vous mercredi 23 mai à 18h, Librairie Floury Frères, 36, rue de la Colombette à Toulouse.




mardi 1 mai 2012

Trois rendez-vous en mai



A partir d'aujourd'hui, Yann Moix inaugure pour la revue La Règle du Jeu une série de six entretiens filmés avec Frank Lestringant, auteur de la biographie Gide l'inquiéteur (Flammarion) dont le premier tome est paru en février de l'année dernière, et dont le second tome devrait paraître à la fin de l'année. Présentation de la revue :

Gide revient !

André Gide n’est pas mort. Il a du mal à mourir, depuis le temps que tout voudrait l’enterrer. Il est là, pourtant : contradictoire, plus fou qu’on ne le croie, et surtout plus actuel qu’on ne l’imagine. On l’avait cru enfermé dans le 19ème siècle. Le 21e lui va à ravir. Paradoxe ? Yann Moix et Franck Lestringant interrogent ce phénomène.
Le premier épisode est consacré à l’enfance de Gide à Paris, près du jardin du Luxembourg, à sa relation avec sa mère Juliette Rondeaux, à son homosexualité naissante ainsi qu’à ses “mauvaises habitudes” et à ses racines protestantes.


A partir d'aujourd'hui également et jusqu'au 27 juin, le Théâtre du Nord-Ouest, 13, rue du Faubourg Montmartre à Paris présente la pièce L'ombre d'Oscar Wilde, de Lou Ferreira, philosophe, dramaturge et présidente du cercle Esthétique et Philosophique Wildien. Ou comment Octave et Alice Mirbeau reçoivent Frank Harris, Laurent Taillhade, André Gide, Jules Renard, Edmond de Goncourt et Rachilde pour organiser la défense de l'accusé Oscar Wilde... Plus d'information sur la page Facebook de la pièce et réservations.








Frank Lestringant, encore et toujours lui, sera enfin vendredi 11 mai à 18h30 à la Médiathèque d'Alès pour une conférence sur le thème "Gide et ses racines protestantes", en partenariat avec la librairie Jean Calvin. Présentation :

"À Maurice Barrès, le chantre de l’enracinement, Gide répliquait ironiquement : « Né à Paris, d’un père uzétien et d’une mère normande, où voulez-vous, monsieur Barrès, que je m’enracine[1] ? » En vérité, par tous ses ascendants, Gide plongeait ses racines dans le protestantisme : les Rondeaux, du côté maternel, une dynastie normande de marchands et de filateurs ; les Gide du côté paternel, descendants d’un Piémontais émigré en Languedoc au XVIe siècle. Parmi les grandes figures de la famille, on peut mentionner Tancrède Gide, le grand-père d’André, président du tribunal d’Uzès pendant vingt-neuf ans, et Paul Gide, son père, professeur à la Faculté de droit de Paris et spécialiste de droit romain, qui s’était adonné par goût à l’étude du droit comparé. Son domaine de spécialité le portait vers le droit de la famille. À cette lignée de juristes, il faut encore ajouter l’économiste Charles Gide, « l’oncle Charles », qui fut, après la mort de Paul, le tuteur d’André. Charles Gide, qui fut professeur au Collège de France et un ardent deyfusard, admira, bien avant son neveu, la Russie des Soviets et l’y précéda d’une quinzaine d’années.
Protestant malgré tout
Publiée en 1919, La Symphonie pastorale , le récit le plus célèbre de Gide, apparut à certains comme un reniement du protestantisme. L’histoire, comme on sait, se présente sous la forme d’un journal que tient le pasteur de La Brévine, village pauvre et glacial du Jura suisse. Lors d’une de ses tournées, en plein hiver, le pasteur recueille une jeune fille misérable, aveugle de naissance et orpheline, une enfant sauvage dont il entreprend tout à la fois l’éducation et la formation spirituelle. Ses efforts sont bientôt couronnés de succès. Mais la tendre affection que lui porte son père adoptif change de nature, sans que lui-même ni la jeune fille, Gertrude, ne se rendent compte de leur attachement amoureux[2]. Amélie, la femme du pasteur, et Jacques, son fils, ne sont nullement dupes quant à eux. Non sans pharisaïsme, le pasteur se défend contre l’argumentation de Jacques, et oppose à la loi morale dictée par saint Paul, le fondateur de l’Église chrétienne, la loi d’amour professée par Jésus, cette loi de liberté et de joie qu’il prétend suivre aveuglément.
On reconnaît ici un thème cher à Gide, qu’il projetait de développer dans un essai intitulé Le Christianisme contre le Christ  qui le hanta pendant plus de vingt ans et qu’il ne devait jamais écrire. Dans ce livre, il entendait montrer comment, successivement, catholicisme et protestantisme avaient trahi le message de Jésus. Formules extensives à l’origine, puis devenues effroyablement restrictives, les deux Églises avaient substitué aux paroles émancipatrices du Christ un devoir écrasant, un joug insupportable. Gide se sentait vocation à dénoncer cette double imposture et ce scandale. C’est ainsi à peu près qu’il se voyait dans ses moments d’exaltation : il était le prophète et le Christ d’une nouvelle annonce, le héraut d’une bonne nouvelle qui libèrerait l’humanité de la servitude éternelle.
Voici ce qu’écrivait en 1910 dans son Journal  ce protestant de culture et de réflexe, ce protestant malgré tout : « Mais mon christianisme ne relève que du Christ. Entre lui et moi, je tiens Calvin ou saint Paul pour deux écrans également néfastes. Ah ! si le protestantisme avait aussitôt su rejeter saint Paul ! Mais c’est à saint Paul, non au Christ, que précisément Calvin s’apparente »[3]. L’année suivante, en 1911, il revenait sur cette idée : « Qu’il ait nom saint Paul, Luther, Calvin, je sens à travers lui toute la vérité de Dieu se ternir »[4].

Frank LESTRINGANT, professeur à l' Université de Paris-Sorbonne.
 
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[1] André Gide, « À propos des Déracinés  de Maurice Barrès », Essais critiques , éd. Pierre Masson, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1999, p. 4.
[2] La meilleure exégèse est celle d’Isabelle Cani, « Le pasteur réformé, figure de l'impossibilité d'être chrétien. En relisant La Symphonie pastorale  de Gide », Foi & Vie , hiver 2007, n° 1, mars 2007, p. 34-51.
[3] André Gide, Journal , t. I, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1996, p. 637.
[4] André Gide, Journal , t. I, p. 687 : « Feuillets » de l’année 1911."



vendredi 30 mars 2012

Cinq rendez-vous en avril


Jeudi 5 avril de 18h à 20h, l'Université de Caen propose une présentation-débat à partir de l’ouvrage : De Pontigny à Cerisy (1910-2010) : des lieux pour « penser avec ensemble » (éditions Hermann), Actes du colloque, organisé à Cerisy en 2010, à l’occasion du centenaire de l’aventure culturelle initiée en 1910 par Paul Desjardins à Pontigny et poursuivie, à partir de 1952, par Anne Heurgon-Desjardins à Cerisy.  Programme :

Accueil et ouverture : Pascale Cauchy (vice-présidente de la Région de Basse-Normandie, chargée de la culture), Pascal Buléon
De Pontigny à Cerisy, une aventure culturelle séculaire : présentation de l’ouvrage par Claire Paulhan (éditrice, chargée de mission à l’IMEC), Édith Heurgon
Cerisy, en Normandie et dans le Grand Ouest : Comment fédérer davantage les acteurs culturels et scientifiques ? Comment Cerisy peut y contribuer ? Comment favoriser la venue à Cerisy d’étudiants et jeunes chercheurs ?
Débat avec Pierre Bouet (ancien directeur de l’OUEN, animateur du cycle sur la Normandie médiévale, à Cerisy), Pascal Buléon, Armand Frémont (géographe, normand, ancien recteur), échanges avec la salle.
Plus d'informations sur le site de l'Université de Caen.


Du 7 au 9 avril, Montolieu, village du livre, tient son 19e salon du livre et accueille une exposition sur les Editions Gallimard (Musée des arts et métiers du livre, vernissage samedi 7 avril, 19h, entrée libre) et une rencontre avec Roger Grenier, Marie Didier et Jean-Marie Laclavetine (salle Jean Guéhenno, dimanche 8 avril, 15h-18 h, entrée libre).
Plus d'informations sur le site de Montolieu.


Jeudi 19 avril à 16h, projection des films « André Gide, Un petit air de famille » et « Gide chez Mauriac » à la médiathèque Emile Zola de Montpellier, suivie à 18h30 d'une rencontre avec leur réalisateur, Jean-Pierre Prévost. Présentation :

Après une licence et un doctorat de mathématiques à l’Université de Caen, et un doctorat d’esthétique à l’Université de Nanterre, Jean-Pierre Prévost a écrit et réalisé deux long-métrages pour le cinéma et de très nombreuses fictions, séries et documentaires pour les TV françaises, canadiennes, américaines.
Passionné par l'œuvre et la vie d’André Gide, il a réalisé quatre films : « Portrait d’André Gide » avec Jean-Denis Bredin de l’Académie française pour la série « Un siècle d’écrivains » diffusé sur France 3, « André Gide, Un petit air de famille » sélectionné au Festival de Biarritz 2009, « Gide chez Mauriac » produit par la Fondation Catherine Gide et le Centre François Mauriac de Malagar, « Voyage au Congo » version sonore du film de Marc Allégret, musique de Pierre Thilloy.
Il a également dirigé la rédaction du livre « André Gide, Un album de famille » (Editions Gallimard/Fondation Catherine Gide 2010) et collaboré aux « Entretiens » de Catherine Gide (Editions Gallimard 2009)
Jean-Pierre Prévost prépare actuellement l’adaptation pour le théâtre des « Nourritures terrestres » et la rédaction du livret des « Faux-Monnayeurs » pour un opéra de Pierre Thilloy (création prévue courant 2012).
Plus d'informations sur le site de Montpellier Agglomération.



Vendredi 20 avril de 14h à 15h30 dans le cadre de son cycle de conférences, l'Institut Universitaire Tous Ages de Beauvais (IUTAB) propose une intervention de Fabienne Sebert, enseignante et chercheur, sur le thème « Gide à la recherche du roman au début du vingtième siècle ». Rendez-vous à l'Université de Picardie Jules Verne, Antenne Universitaire, Amphi Bunuel, 1er étage. 
Plus d’informations sur le site de l'IUTAB.



Samedi 28 avril (horaire à définir), Gide sera à l'honneur avec une présentation du Journal par Eric Marty et une lecture. Pour sa sixième édition, le festival littéraire « Une Saison de Nobel » sera hors ses murs de l'Hôtel Massa pour plusieurs lectures dans le cadre du Salon International du Livre Ancien, de l'Estampe et du Dessin les 27, 28 et 29 avril au Grand Palais, à Paris. 
Plus d'information et calendrier de toutes les lectures sur le site d'Une saison de Nobel.


mardi 21 février 2012

Colloque et séminaire

 
Le voyage politique des écrivains et des cinéastes (1920-2010) colloque le 8 mars 2012 à Lyon (Université Lumière Lyon 2, Grand Amphi, 18 quai Claude Bernard, Lyon 7e) et le 9 mars 2012 à Grenoble (Université Stendhal Grenoble 3 Amphi MSH Alpes Campus, allée centrale). 

Le 8 mars à 10h30, intervention de Frank Estelmann (Johann Wolfgang Goethe-Universität Frankfurt am Main) : « Ce démon glacial de l’information » Politique coloniale et africanisme dans les récits de voyage en Afrique noire française d’Albert Londres, d’André Gide et de Michel Leiris.


Présentation :
"D'Aragon au congrès de Kharkov à Sartre à Cuba en passant par Gide et Allégret au Congo, de Malraux en Espagne à Genet en Palestine, de Chris Marker en Guinée-Bissau et au Japon à Claude Lanzmann en Israël et Pologne, la figure de l'intellectuel écrivain et/ou cinéaste a eu maintes occasions au XXe siècle d'exercer, au fil de ses voyages politiques, avec plus ou moins de sagacité, une perception géolittéraire ou géofilmique de son temps"








Séminaire proposé par l'Université Populaire de Lausanne : « André Gide, le contemporain capital », par Christophe Calame. Les jeudis de 18h30 à 20h, du 26 avril au 31 mai (5 séances). A la Haute Ecole Pédagogique, salle 720, avenue de Cour 33 à Lausanne. Prix : CHF 100.00

lundi 16 janvier 2012

Société d'Histoire du Protestantisme de Montpellier



Le Comité de la Société d'Histoire du Protestantisme de Montpellier organise une conférence avec Frank Lestringant, samedi 21 janvier à 16 heures, sur le thème :

« André Gide, l'Evangile et le malheur
des hommes d'une guerre à l'autre :
le secours aux réfugiés : 1914-1945 »

Présentation de la SHPM :
"A l’occasion du 60e anniversaire de la mort d’André Gide, Frank Lestringant lui consacre une très belle et agréable biographie.

Romancier, essayiste, écrivain de tout premier plan, co-fondateur de la NRF, Prix Nobel de littérature en 1947, André Gide (1869-1951), est avant tout le grand témoin et le maître à penser de plusieurs générations. Figure insaisissable, paradoxale, multiple, Gide se révèle au fil des pages dans un passionnant portrait en mouvement.
D’origine protestante par toute son ascendance normando-languedocienne, Gide possède une connaissance intime de la Bible, qu'il aura toujours à portée de la main et qui lui fournit d'innombrables citations parsemant son œuvre, ainsi que bien des titres. Quoique marié, Gide est homosexuel, et ses pulsions érotiques sont essentielles dans son œuvre. Mais Gide est surtout un intellectuel d’exception attentif au débat littéraire, politique et moral.
Après avoir dépeint dans son premier volume les 50 premières années de la vie de Gide, sous le sous-titre « Le ciel sous la terre ou l’inquiétude partagée », Frank Lestringant nous livrera en avant-première les grandes lignes du second volume de sa biographie qui paraîtra le 15 février prochain."





Ancien élève de l’ENS, Frank Lestringant est professeur de littérature à l’Université Paris IV-Sorbonne. Il a publié de nombreux ouvrages sur les Grandes Découvertes, sur les guerres de religion, et une remarquable biographie de Musset en 1999.


Pratique :
Conférence samedi 21 janvier 2012 à 16 heures, au temple de la rue Brueys
(accès : Tram 2 arrêt Rondelet ; parking Gambetta). 

Plus d'informations sur le site de la Société d'Histoire du Protestantisme de Montpellier.