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vendredi 20 novembre 2015

Assemblée générale des Amis d'André Gide

Information importante à tous les membres de l'AAAG :

En raison des consignes ministérielles données suite aux attentats, l'Ecole Alsacienne n'est cette année pas en mesure d'accueillir l'assemblée générale de l'Association des Amis d'André Gide.

Celle-ci est néanmoins maintenue samedi 21 novembre : rendez-vous est donné à tous les membres à 14h30 devant l'Ecole Alsacienne pour rejoindre tous ensemble le nouveau lieu mis à notre disposition non loin de là.

jeudi 8 octobre 2015

Gide est de la revue



Le 25e Salon de la Revue a lieu ce week-end, du 9 au 11 octobre à la Halle des Blancs-Manteaux, rue Vieille du Temple dans le 4e arrondissement de Paris. Quelques 185 stands présenteront plus de 500 revues. Et cette année encore, les Amis d'André Gide et la Société Jean Malaquais feront table commune pour présenter leurs activités et publications. Pour ma part, j'y serai présent samedi après-midi et dimanche matin : c'est avec plaisir que je saluerai les lecteurs de ce blog !

Salon de la Revue, entrée gratuite vendredi 9 octobre de 20h à 22h, samedi de 10h à 20h et dimanche de 10h à 19h30. Nombreuses conférences pendant tout le week-end. Liste des associations et revues présentes et programme complet à consulter à partir du site du salon.
 

dimanche 16 novembre 2014

Actualité de l'AAAG

L'assemblée générale de l'Association des Amis d'André Gide qui s'est tenue samedi 15 novembre à l'Ecole Alsacienne a été l'occasion de faire le point sur les parutions très actuelles ou à venir, les projets de colloques, d'expositions... qui ne manqueront pas d'intéresser les gidiens. Assemblée générale qui coïncidait notamment avec la publication du premier volume de la Correspondance Gide-Jammes, dans une nouvelle édition corrigée et enrichie par Pierre Lachasse et Pierre Masson.


 Cahiers André Gide, 21, Correspondance avec Francis Jammes, 
1893-1899, édition établie et annotée par P. Lachasse et P. Masson
NRF, Gallimard, 2014

Pour les adhérents de l'AAAG, ce volume prend la forme du vingt-et-unième numéro des Cahiers André Gide sous couverture bleue. L'édition courante à paraître le 21 novembre prenant place parmi les Cahiers de la NRF, sous une couverture désormais gris chiné.

Ce premier tome s'ouvre avec une présentation de Pierre Lachasse qui rappelle utilement le projet initial de Robert Mallet, les doutes de Gide, le choix de lettres qui conduira à publier en 1948 à une Correspondance très partielle. Plus qu'une édition enrichie, un autre livre aux personnages sensiblement différents, comme Pierre Lachasse le rappelait déjà lors de la présentation de cette Correspondance l'année dernière à la même époque.

Autre nouveauté sortie des « presses » de l'association, la réédition en fac-similé des 17 premiers BAAG (1968-1972) et dans leur format de l'époque (21x29,7) :

Bulletin des Amis d'André Gide, N°1 à 17
réédition en fac-similé par l'AAAG, 2014
25 € franco de port, commande auprès de l'association


Claude Martin et Akio Yoshii livrent enfin une Table et index de la revue La Phalange (1906-1914).

En 2015 paraîtra le second tome de la Correspondance Gide-Jammes. En plus de ce Cahier annuel, la parution désormais semestrielle du Bulletin des Amis d'André Gide s'accompagne d'un volume spécial. Après celui consacré à Gide et Saint-John Perse cette année, Jean-Pierre Prévost travaille pour 2015 à un volume Gide-Blum abondamment illustré de photographies et de reproductions de documents qui complètera ainsi leur Correspondance (P.U.L., 2011).

Toujours grâce à Jean-Pierre Prévost et Pierre Masson, un album photographique à la manière de celui du Petit air de famille, sera consacré à Gide, Copeau et Schlumberger.

Toujours en 2015, Pierre Masson et Jean-Michel Wittmann publieront la Correspondance Gide-Laurens, volume d'une centaine de lettres attendu aux Presses Universitaires de Lyon.

Prolongeant le colloque Gide et la musique qui s'est tenu en octobre dernier à Mulhouse, le livret de l'opéra tiré par Jean-Pierre Prévost des Faux-monnayeurs, sur une musique de Pierre Thilloy, fait l'objet d'un projet de parution, accompagné probablement d'un CD de l'œuvre enregistrée.

Un mot enfin de 2016 qui verra la parution de la Correspondance Gide-Maria Van Rysselberghe.


Côté colloques et expositions

- les 18 et 19 avril 2015, le Réseau Lalan et la ville du Lavandou proposeront leur nouveau rendez-vous annuel en hommage à Catherine Gide. Son contenu reste à définir mais il pourrait s'agir d'une évocation à partir du tableau de Théo Van Rysselberghe : Une lecture. Où l'on croisera Gide et ses amis, les peintres Théo Van Rysselberghe, Cross...

- du 28 au 30 mai 2015 à l'Université de Metz, Jean-Michel Wittmann organise un colloque international sur le thème Gide, l'identité à l'épreuve de la littérature, ou comment Gide mêle identité individuelle et identités collectives.

- de juin à novembre 2015 à la bibliothèque Méjanes d'Aix-en-Provence, Jean-Pierre Prévost présentera une exposition consacrée à Gide, Rivière et leurs amis dans la Grande Guerre.

- de novembre 2015 à janvier 2016, Montpellier accueillera une série de rencontres et une exposition sur Gide et Valéry

- pour 2016 enfin, l'Université Denison de Granville, dans l'Ohio, prépare un colloque sur Gide et l'image.

samedi 23 novembre 2013

Assemblée générale de l'AAAG


Les Amis d'André Gide étaient réunis samedi de la semaine dernière à l'Ecole Alsacienne où ils ont tenu comme chaque année leur assemblée générale. Pierre Masson, président de l'association, a tout d'abord rappelé combien la disparition de Catherine Gide avait touché chacun. Sa Fondation poursuit son œuvre et permet à la recherche gidienne de continuer.

Claude Martin, qui pendant 40 ans a composé le BAAG et veillé sur ses parutions, vient de passer le flambeau à Pierre Masson. Autre passage de témoin : celui de Jean Claude, trésorier de l'association pendant 21 ans, qui a présenté son dernier rapport financier à l'occasion de cette assemblée générale. Jean-Pierre Prévost lui succède.

Sur le plan de l'actualité d'André Gide, Pierre Masson rappelait les parutions qui ont marqué 2013 (tome 2 de la biographie de F. Lestringant, De me ipse, livres sur les Faux monnayeurs accompagnant leur présence à l'agrégation...). « Mais difficile de lutter contre les centenaires des poids-lourds comme Camus, ou Proust et la parution du premier tome de la Recherche », note Pierre Masson.

On ne peut que partager la suite du commentaire du président de l'AAAG : « Si Gide a été présent, c'est en tant que figure du « repoussoir capital ». Quand on a besoin de célébrer un auteur, comme Louÿs dans un livre récent, il est utile de s'adosser à la critique de Gide. Sans parler du « refus du manuscrit » de Du côté de chez Swann, tarte à la crème des journalistes mal informés... » Une façon d'être toujours, sinon sur le devant de la scène, du moins dans la coulisse...

En 2014 les parutions se poursuivent, nombreuses et variées. Parmi toutes celles déjà attendues, il faut bien évidemment citer la nouvelle édition de la Correspondance Gide-Jammes. Pierre Lachasse a présenté en avant-première une partie du travail effectué avec Pierre Masson autour de cette correspondance qui comprend quasiment deux fois plus de lettres que la première édition de Robert Mallet en 1948 : cette présentation fera l'objet d'un billet à part prochainement ici même...

« Les » Corydon

En attendant et dès le mois de décembre prochain paraîtront Les Corydon d'André Gide, ensemble de textes présentés par Alain Goulet. Avec notamment une reproduction de l'originel C. R. D. N. de 1911 que bien peu ont pu consulter. Dans ce livre Alain Goulet recense les caractéristiques des cinq éditions du texte (dont la dernière a paru dans la Pléiade en 2009) et fait le recensement de la réception critique entre 1924 et 1926.
Mais il verse aussi le contenu d'une enveloppe que lui avait remis Catherine Gide en 2009 : le « dossier Corydon ». Parmi ces documents, les nombreuses lettres reçues par Gide après la lecture de Corydon. « Ce livre est le complément du texte paru dans la Pléiade en 2009 et montrera l'action extraordinaire de Corydon sur un milieu spécifique. Ça a sauvé des vies et ces lettres en témoignent », assure notre ami Alain Goulet.

Centenaire des Caves

2014 sera l'année du centenaire de la parution des Caves du Vatican. En janvier une session du congrès de la MLA sera consacrée à cette sotie gidienne, Pierre Masson donnera une conférence en Floride courant mars, Jean-Michel Wittmann, Alain Goulet et d'autres verseront de nouveaux articles dans le BAAG spécial Caves de l'automne 2014... Mais surtout l'Édition génétique des « Caves du Vatican », éditée par Alain Goulet en 2002 et dont le cd-rom était devenu obsolète sera mise en ligne et accessible gratuitement.

BAAG et boni

Le BAAG de printemps proposera quant à lui, entre autres, un dossier rassemblé par Jean Claude sur les échanges entre Gide et Walter Rathenau. « Un « bonus » des BAAG pourrait aussi être envisagé chaque année pour permettre de rééditer des textes anciens, devenus introuvables, ou d'anciens numéro du BAAG épuisés », suggère Pierre Masson.

Parutions

D'autres parutions sont attendues l'année prochaine : un recueil bilingue anglais-français sur « Gide dans le monde anglo-saxon » préparé par Martine Sagaert et Justine Legrand, un album sur les Décades de Pontigny réalisé par Pierre Masson et Jean-Pierre Prévost... D'autres pistes sont à l'étude pour des horizons plus lointains : la correspondance Gide-Laurens, la correspondance Gide-Petite Dame ou un volume reprenant les textes du « Gide politique »...

Manifestations

Côté rencontres et expositions, notons la présence de Jean-Pierre Prévost à la fête du livre de Roquebrune avec son superbe album Roquebrune, oasis artistique, et du même, l'installation de l'exposition Gide-Malraux à partir du 17 décembre à la mairie du 18e arrondissement de Paris. Autre bonne nouvelle : l'AAAG et ses publications participeront au prochain Salon de la Revue à Paris aux côtés de la Société Jean Malaquais.
 

jeudi 23 mai 2013

Les Amis d'André Gide à la loupe


Après s'être intéressée aux maisons d'écrivains en France et au Québec, Marie-Eve Riel consacre son stage de post-doctorat aux associations d'amis d'écrivains : ceux de Brasillach, Paulhan... et Gide. Un objet d'étude à la fois historique et prospectif fort intéressant, surtout à l'heure de la mutation de ces associations. Résumé de son projet :

Le projet porte sur trois regroupements d’amis d’écrivains français du XXe siècle : l’Association des amis d’André Gide, l’Association des amis de Robert Brasillach et la Société des lecteurs de Jean Paulhan. Il s’agit de faire la lumière sur la composition, l’activité et la production de ces regroupements. Qui sont ces membres qui se désignent comme des « amis » de l’écrivain ? Que font-ils, concrètement, pour assurer la survie de l’auteur et de son œuvre dans l’histoire littéraire ? Quelle est la contribution de leurs bulletins et cahiers (Bulletin des amis d’André Gide, Cahiers des amis de Robert Brasillach et Bulletin de la Société des lecteurs de Jean Paulhan) dans l’histoire interne de ces trois regroupements et dans l’économie générale des revues littéraires au XXe siècle ? Le projet s’inscrit dans un important courant de recherche contemporain, qui replace l’écrivain au centre des études littéraires après sa mise à mort par les post-structuralistes des années 1960, et emprunte aux plus récentes théories sur les réseaux de sociabilités littéraires, les revues littéraires ainsi que sur l’amitié en littérature.
 

mercredi 27 février 2013

Excursion à Cuverville


Excursion de l'AAAG à Cuverville samedi 8 juin 2013

23 ans après, grâce à Nicolas Chaine qui a la grande gentillesse de nous recevoir et de nous offrir un buffet, nous revenons à Cuverville pour une journée où nous espérons réunir le plus grand nombre d'Amis d'André Gide.

L'AAAG se propose, pour cette occasion exceptionnelle, de prendre financièrement en charge le voyage en autocar depuis Paris (Porte d'Auteuil). Il n'en coûtera à chacun que 15 euros.

Les membre de l'Association des Amis d'André Gide intéressés voudront bien renvoyer au secrétaire général leurs nom, prénom, adresse mail, nombre de participants, le tout accompagné d'un chèque à l'ordre de l'AAAG pour ceux qui voyageront en autocar, avant le 15 mars 2013.

lundi 29 octobre 2012

BAAG n°176


Le Bulletin des Amis d'André Gide, quarante-cinquième année, vol. XL, n° 176 d'octobre 2012 vient de parvenir aux membres de l'Association des Amis d'André Gide. Au menu :

André Bourdil : « André Gide et son peintre », un article paru dans la revue Arts Beaux-Arts n°311 du 18 mai 1951 et n°313 du 1er juin 1951. Marié à Marie-Louise Taos Amrouche, le peintre André Bourdil réalisa un portrait de Gide en 1943 à Tunis, et un croquis sur son lit de mort. Ce sont là les souvenirs de leurs rencontres, des séances de pose et des parties d'échecs.
Maja Zorica Vukusic : Gide et Chopin. Le parfait écrivain devrait être musicien
Jef Last : Mon ami André Gide, suite de la traduction inédite du livre témoignage de Jef Last
Dossier de Presse : Isabelle (Paul Souday)
Lectures : Correspondance Gide - Paul Fort, éditée par A. Yoshii [par Pierre Lachasse] - Frank Lestringant, André Gide l'inquiéteur, t.1 [par Henri Heinemann]
Chronique bibliographique - Varia


Cet envoi s'accompagne du cahier annuel de l'association :


Pour l'histoire du Thésée d'André Gide, 
de Céline Dhérin et Claude Martin,
Publications de l'AAAG, 2012,
314 p., 25€

Avant-propos :

"À l'origine de ce petit livre, une surprise, un ébahissement : celui que suscita en nous (et chez d'autres) la révélation par Étiemble, d'abord radiodiffusée puis réitérée dans la presse et en librairie — plus de quarante-cinq ans après... les faits — qu'il avait « entièrement récrit » le Thésée, lequel n'était donc pas de Gide, mais « de [lui] » (« la dernière édition », précisait-il, car « la première était de Gide »).
« Supercherie littéraire » appelée à « faire un bouleversement considérable », à faire grand bruit dans le landerneau littéraire, comme se hâtait de le proclamer l'interviewer du toujours bouillant et brillant hygiéniste des lettres ? Bah ! on en a vu d'autres. Mais l'histoire était assez piquante, s'agissant de l'ultime et « testamentaire » ouvrage de Gide, pour nous inspirer la curiosité d'y aller voir de près... Avec, pour premier résultat, une communication présentée au colloque organisé en août 1996 au Centre Culturel International de Cerisy-la-Salle sur « l'écriture d'André Gide ».
Jointe à la relecture du célèbre article de 1947 où le même Étiemble avait analysé le style de Thésée, l'aventure nous a entraînés à nous interroger sur la genèse de ce texte, depuis son manuscrit primitif jusqu'à son édition définitive — et, par-delà, sur la manière dont l'œuvre fut en son temps reçue par la critique : c'est-à-dire à relire aussi son « dossier de presse », que l'un d'entre nous avait jadis commencé à rassembler dans le Bulletin des Amis d'André Gide et que nous avons tenté de compléter.
Publier le résultat de notre enquête, le texte des quatre étals successifs du Thésée présentés synoptiquement et l'ensemble des articles parus à la sortie du livre nous a paru utile avant que ne paraisse, dans la «Bibliothèque de la Pléiade» sous la direction de Pierre Masson, une édition des Œuvres romanesques et dramatiques d'André Gide (où l'un d'entre nous s'est chargé de présenter Thésée).

C. Dh & Cl. M."

Les détails pour adhérer à l'AAAG et recevoir le BAAG et le cahier annuel qu'elle publie sont disponibles sur cette page.

A noter qu'à partir de 2013 le BAAG devient semestriel, sous forme de deux numéros doubles, distribués au printemps et à l'automne. Chaque année un numéro sera consacré à un thème ou à un événement particuliers. C'est ainsi que paraîtront en 2013 les actes du colloque de Denison, et qu’en 2014 un numéro spécial sera consacré au centenaire des Caves du Vatican.

L’assemblée générale 2012 de l’Association des Amis d’André Gide fera le point sur ces publications et tous les projets en cours le

samedi 17 novembre à 14h30 
à l'École Alsacienne (100, rue Notre-Dame-des-Champs)

A l'ordre du jour : rapports moral et financier, questions diverses, exposé de Frank Lestringant sur le tome 2 de sa biographie et lectures de textes de Gide par une comédienne.

lundi 28 novembre 2011

Gide en 2012

L'assemblée générale de l'Association des Amis d'André Gide qui s'est tenue samedi à l'Ecole Alsacienne a permis de faire un premier bilan de l'activité gidienne attendue en 2012, que l'AAAG en soit à l'origine, y contribue de façon plus ou moins importante ou s'en fasse simplement la chambre de résonance. Une activité qui ne faiblit pas sur le front éditorial, de la recherche et des colloques, ni des expositions et des spectacles :

- En janvier paraîtront les actes du colloque Gide chez Mauriac, sous la direction de Caroline Casseville et Martine Sagaert, avec le film André Gide chez François Mauriac, de Jean-Pierre Prévost. Une souscription jusqu'au 31 décembre permet même de commander le livre et son DVD au prix de 12€, contre 15€ à parution (voir ici).

- On attend aussi, courant 2012 aux éditions Honoré Champion, la publication des actes du colloque international intitulé Actualités d'André Gide qui s'est tenu les 10 et 11 mars à Toulon sous la direction de Martine Sagaert et Peter Schnyder.

- Le cahier annuel de l'Association des Amis d'André Gide sera cette année une étude de Claude Martin et Céline Dhérin intitulée Pour une histoire du Thésée d'André Gide, publiée avec le concours du Centre d'Etudes Gidiennes.

- Gallimard annonce pour février un volume de la collection Folio intitulé Journal : une anthologie (1889-1949), choisie et présentée par Peter Schnyder, avec la collaboration de Juliette Solvès, autour des transgressions gidiennes de la morale courante, notamment les tabous de la sexualité, les idées reçues, les lieux communs, les idéologies et la religion.

- On attend toujours la parution de la Correspondance André Gide - Gaston Gallimard, annoncée depuis plusieurs mois et que son éditeur, Alban Cerisier, promettait imminente le mois dernier.

- Bruno Roy, l'éditeur de Fata Morgana à qui l'on doit déjà de belles publications de plusieurs textes courts de Gide, prépare celle de Quelques réflexions sur l'abandon du sujet dans les arts plastiques, un article paru en 1937 dans le premier numéro de la revue Verve, entre une lithographie de Léger et une autre de Miro.

- Frank Lestringant, qui participait à l'assemblée générale, espère voir paraître le tome 2 de sa biographie André Gide, l'inquiéteur, chez Flammarion, en mars ou avril. Un second volume couvrant les années 1919 à 1951. Le seiziémiste annonce 300 pages de plus que le premier tome qui en affichait déjà plus de 1160 !

- Après son Album de famille consacré à André Gide, Jean-Pierre Prévost travaille avec Pierre Masson à un autre ouvrage tout aussi richement iconographique qui portera cette fois sur les rencontres de Pontigny. Jean-Pierre Prévost nous annonce par ailleurs qu'il prépare aussi une grande exposition sur Gide et Malraux !

Parmi les perspectives à moyen et plus long terme, il faut encore signaler que Pierre Masson et Martine Sagaert travaillent sur la correspondance de Gide avec Laurens, et Pierre Lachasse, avec la collaboration de Pierre Masson, sur celle entre Gide et Francis Jammes, revue et considérablement augmentée puisque quasiment le double de lettres y sera présenté (voir cet ancien billet sur cette correspondance inédite) ! Akio Yoshii se penche quant à lui sur les correspondances de Gide avec Albert Thibaudet et avec Paul Fort. Une correspondance Gide-Rilke est enfin dans les tuyaux...

Autre projet qui fera plaisir aux amis de la Petite Dame : l'édition du Cahier III-bis de Maria Van Rysselberghe est à l'étude. Ce cahier de 123 pages dactylographiées avait été écarté de l'édition des Cahiers de la Petite Dame parce que, à l'image du cahier venant compenser la perte de celui commencé en 1923 et fait d'une reconstitution postérieure, il donnait des souvenirs mélangés des périodes 1914-1916, 1905, 1903 et 1908-1909.

Dans le Bulletin des Amis d'André Gide, qui ne comptera en 2012 que trois numéros dont un double, on pourra lire la correspondance André Gide – Arthur Fontaine, importante pour comprendre le Gide politique, et surtout dès le numéro de janvier la traduction de Mijn vriend André Gide, Mon Ami André Gide, le témoignage de Jef Last publié en 1966 et inédit en français. Pour être sûr de ne pas manquer cet événement, il est encore temps d'adhérer à l'association.

L'année qui vient verra encore se tenir plusieurs colloques et journées d'études consacrés à Gide, que nous avons déjà annoncés et qu'on peut retrouver via les liens dans la colonne de droite du blog : la session Gide du congrès de la Modern Language Association en janvier à Seattle, le colloque international Gide à la frontière en juin à l'université Denyson de Granville (Ohio) et le colloque André Gide et la réécriture, ou l'œuvre comme carrefour, du 27 août au 3 septembre à Cerisy où l'on pourra également voir l'exposition André Gide, un album de famille.

Dès le mois prochain, la ville de Marburg en Allemagne organise des Journées André Gide du 5 au 14 décembre, avec conférence, première d'une adaptation théâtrale du Grincheux et projection du Voyage au Congo : un événement sur lequel le blog reviendra très bientôt. L'été prochain l'opéra tiré du Roi Candaule sera donné pour la première fois en Italie. A Lodève enfin, le musée annonce pour le mois de juin une exposition-hommage à Théo Van Rysselberghe.

vendredi 7 janvier 2011

AG à la Villa Montmorency

En novembre dernier l'assemblée générale des Amis d'André Gide se tenait à l'Ecole Alsacienne. Henri Heinemann y faisait une apparition chaleureuse. Dans son très beau journal intitulé L'éternité pliée, je découvre que l'association ne s'est pas toujours réunie à l'Ecole Alsacienne mais aussi, comme en 1976 et 1977, à la Villa Montmorency : 


« 8 novembre 1976

Participation, samedi, à l'Assemblée générale des Amis d'André Gide, Cela se tenait dans une avenue « privée » du XVIe arrondissement. Eh oui ! Cela existe encore, et préserve, en cette avenue des Sycomores, un cadre provincial, comme il me revient d'en avoir visité dans l'île qui touche au port d'Oslo. Ce quartier est bien un îlot, aux villas tarabiscotées, aux jardinets enflammés et dorés d'automnee, aux arbres en fête. Devant le 38, des gens font le pied-de-grue, des fidèles assurément : un écriteau demande de ne point sonner avant quinze heures. La demeure est hybride : sur une bâtisse lourde, en pierre, dont la façade est trouée de deux rangées obliques de fenêtres romanes, on a plaqué un dernier étage de chalet aux colombages vert amande, et, en réplique sur le côté, une entrée similaire. J'ai vu de telles horreurs au bord du lac Léman ! Ai-je la berlue: j'aperçois quelques André Gide. Ce beau blond à col blanc porteur de cape, ce maigre jeune homme aux yeux de chinois, cet autre à barbe noire et moustache itou, très Nourritures terrestres. Public varié où les dames ne manquent pas, telles Mmes Jules Romains ou Anne Heurgon.

C'est donc là qu'il a vécu vingt ans, avant de hanter le Vaneau, où loge présentement Jean-Pierre Faye. Après l'entrée, le hall s'offre comme une vaste tour, que des boiseries habillent, et où monte alentour, sur trois étages, un escalier apparent qui explique les fenêtres romanes à vitraux qui percent en oblique la façade. Par quelques marches de pierre on accède à une autre espèce d'entrée donnant sur deux salons, et d'où part encore un escalier. C'est ici, face à un bureau jouxtant l'escalier, que se tiendra la réunion. Une lampe, sur le coin du bureau, dispense une lumière parcimonieuse. L'un des salons, au fond, comporte un piano à queue, ce qui n'a rien d'étonnant. Partout, aux murs, une foule de portraits, de peintures, de consoles supportant des bibelots curieux, des chinoiseries. Au-dessus du bureau court une galerie à laquelle mène l'escalier, et qui rappelle certains décors de théâtre. Les chaises, les fauteuils, les tabourets forment la collection la plus hétéroclite qui soit ; on a dû effectuer une razzia dans toute la maison. Cela sent le vieux, le précieux, mais également la gentille et [douillette chaleur des logis cossus d'antan. Leur visite valait l'après-midi au musée. Au risque de choquer, je reconnais que j'aime !
Cette maison est habitée. J'aperçois une délicieuse jeune fille, à la tunique de boyard, qui tâche de caser son monde.
La réunion paraît traduire la vitalité des Amis d'André Gide, quoique meurent les derniers témoins. Près de mille correspondants.
Je note un détail inattendu: une édition de La Maturité d'André Gide retardée de quatre mois par un obstacle imprévu, l'inexistence dans notre langue du ÿ, indispensable à la graphie deux cents fois rencontrée du mot Louÿs. »

Henri Heinemann, L'éternité pliée: La rivière entre les doigts, 
1976-1977, volume 2, 
L'Harmattan, 2008, pp.109-110



« 7 novembre 1977

Assemblée générale, dans cette maison de la villa Montmorency où j'étais déjà venu l'an passé, et qui, vue depuis le jardin derrière, paraît plus vaste. Jacques Drouin, neveu de Madeleine Rondeaux qui devint Madeleine Gide - il l'appelle Tante Madeleine - parle de ces jours d'enfance où il courait dans les escaliers, les couloirs, les recoins... Gide les adorait aussi. Combien il regrette certains «estropiages » de la bâtisse ! Il cultive comme une religion le souvenir de sa tante Madeleine, et croit encore humer son parfum de savon à la violette. Sa mère à lui, c'était Jeanne Rondeaux.
La fin d'après-midi se placera sous le signe de la musique. Drouin, par anticipation, et de manière un peu agaçante, impose ses souvenirs, lesquels, eux, sont plus plaisants que lui. Il était un des seuls que Gide admît en sa présence lorsqu'il se mettait au piano à Cuverville, et voue une admiration sans borne au Gide pianiste.
Toujours émouvant, ce « je me souviens que... », d'autant qu'il est dit, entre autres, devant le fils de Paul Valéry et l'épouse de Jules Romain. Une autre époque ! »

Henri Heinemann, L'éternité pliée: La rivière entre les doigts, 
1976-1977, volume 2, 
L'Harmattan, 2008, p.189

lundi 22 novembre 2010

A paraître en 2011 (AG de l'AAAG 1/3)

« Le public était peu nombreux, et l’excellence des amis faisait de cette cérémonie banale une cérémonie touchante. »

Pierre Masson ouvre par une allusion au second chapitre de L'Immoraliste l'assemblée générale des Amis d'André Gide. En ce samedi 20 novembre, ils sont une vingtaine seulement dans cette petite salle de l'Ecole Alsacienne autour d'un auteur à l'actualité plus brûlante que le radiateur qui ronronne pour la frime.

Enjambons les bilans, moral par le président Pierre Masson et financier par le trésorier Jean Claude, ils sont bons, et tournons-nous vers l'avenir : « L'actualité gidienne a été prolongée au-delà du centenaire de la NRF, ponctuée d'émissions de radio, de manifestations et de publications. Le centenaire de Gallimard va-t-il prolonger cette actualité ? », s'interroge Pierre Masson.

La liste des titres annoncés pour 2011 laisse croire que Gide sera encore très présent, même sans cela :

- Le Dictionnaire Gide, projet lancé il y a deux ans par Pierre Masson et Jean-Michel Wittman, devrait paraître au second trimestre 2011 chez Garnier. Un « gros livre » de 580 notices !

- De Jean-Michel Wittman toujours, un Gide politique, à partir des Faux-monnayeurs, est attendu chez Garnier.

- Alain Goulet prépare un livre sur Corydon.

- Une biographie de Gide (en deux volumes, le premier serait à paraître au printemps 2011 chez Flammarion) par Franck Lestringant. Ajout du 29/11 : Franck Lestringant co-organise également un colloque "Musique, peinture, littérature autour d'André Gide" le 7 décembre à Clermont-Ferrand, voici ici.

- Une nouvelle édition de la Correspondance Gide-Blum est aussi prévue puisque, comme son auteur Pierre Lachasse l'expliquera après l'assemblée générale, 29 nouvelles lettres de Gide ont été rendues par les autorités russes (L'intervention de Pierre Lachasse est résumée ici).

- Le cahier 2011 des Amis d'André Gide sera quant à lui consacré aux relations entre Gide et Paul Desjardins. C'est Pierre Masson qui en est l'auteur et l'annonce « pour un tiers consacré à leur correspondance, très lacunaire puisque les archives de Pontigny ont été prises par les Allemands, et pour deux tiers aux relations de Gide avec Paul Desjardins, sa fille Anne et son mari Jacques Heurgon » (Le résumé de cette intervention est disponible ici).

Un documentaire autour du Voyage au Congo serait également en préparation, tandis qu'on attend toujours la diffusion des Faux-monnayeurs de Benoît Jacquot sur France 2. Dans une récente déclaration, le réalisateur l'annonçait pour le début 2011. Ajout du 29/11 : Jean-Pierre Prévost annonce également un "Gide chez Mauriac" actuellement au montage, voir ici.