Stéphanie Bertrand, maître de conférences en langue et littérature françaises (XXe-XXIe siècles) à l'Université de Lorraine, nous signale l'avancée de son projet de bibliographie gidienne en ligne. Un peu plus de 600 références bibliographiques, des œuvres de Gide à leurs commentaires sous formes de mémoires, thèses, ouvrages ou articles, sont déjà recensés à l'adresse : https://www.zotero.org/
mardi 20 septembre 2016
Bibliographie gidienne in progress
Stéphanie Bertrand, maître de conférences en langue et littérature françaises (XXe-XXIe siècles) à l'Université de Lorraine, nous signale l'avancée de son projet de bibliographie gidienne en ligne. Un peu plus de 600 références bibliographiques, des œuvres de Gide à leurs commentaires sous formes de mémoires, thèses, ouvrages ou articles, sont déjà recensés à l'adresse : https://www.zotero.org/
dimanche 7 mars 2010
Gide, de Jean-Jacques Thierry
Gide, de Jean-Jacques Thierry, Gallimard, collection «La Bibliothèque idéale», Paris, 1962 (319 pages), ou dans sa version abrégée et mise à jour :
Gide, par Jean-Jacques Thierry, Gallimard, collection «Pour une Bibliothèque idéale», Paris, 1968 (319 pages)
Le titre de la collection est emprunté au livre de Raymond Queneau qui avait envoyé en 1955 une enquête à quelques deux-cents écrivains pour constituer cette fameuse «bibliothèque idéale», «la liste des cent ouvrages que "tout honnête homme se devrait d'avoir lus".» Shakespeare arrivait en tête suivi de la Bible et de Proust. Le Journal de Gide figurant à la 86e place.
L'auteur de ce Gide, Jean-Jacques Thierry, fut l'un des fondateurs* de la revue Prétexte qui consacrait son premier numéro en 1952 à André Gide. Il avait travaillé à l'édition de 1958 dans la Pléiade des Romans, récits et soties, œuvres lyriques (Edition d'Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry, introduction de Maurice Nadeau, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1958). En 1960 il signait les textes du Dictionnaire des auteurs de la Pléiade et en 1961 un article de la Revue de Paris intitulé Les Femmes dans l'œuvre de Gide.
A la suite d'un roman paru en 1960, La tentation du Cardinal, Jean-Jacques Thierry publie plusieurs livres sur le Vatican**. En 1970 on lui doit encore l'adaptation d'Isabelle pour un téléfilm réalisé par Jean-Paul Roux avec Robert Etcheverry et Béatrice Arnac dans les rôles principaux. En 1986 enfin il fait paraître une courte biographie d'André Gide chez Hachette Littérature.
André Gide, Jean-Jacques Thierry, Hachette Littérature, Paris, 1986
C'est par une biographie intitulée Les travaux et les jours que s'ouvre ce Gide de la collection Pour une bibliothèque idéale. En une quinzaine de pages, l'essentiel est dit. Les 120 pages suivantes sont une analyse de l'œuvre au travers de son auteur et de ses personnages. Vient ensuite une bibliographie chronologique avec chaque fois un bref résumé, parfois un commentaire.
Un intéressant chapitre de Jugements et Reflets livre les opinions de Jean Delay, Pierre Herbart, Jean Lambert, Paul Léautaud, Robert Mallet, André Malraux, Roger Martin du Gard, Maurice Martin du Gard, Adrienne Monnier, Jacques Naville, Maurice Sachs, M. Saint-Clair (alias la Petite Dame), Jean-Paul Sartre, Jean Schlumberger, André Suarès et Paul Valéry.
Tout aussi intéressants les trois Dialogues qui suivent, dialogues avec Jean Schlumberger sur la création de la NRF, la jeune pianiste Annick Morice sur l'interprétation de Chopin, retranscriptions du film de Marc Allégret Avec André Gide, et avec Robert Mallet, tiré de Une mort ambiguë (Gallimard, 1955). Ils donnent une idée très juste de ce que Gide pouvait donner dans la conversation, de l'écho de sa voix.
La section Documents qui clôt ce livre est elle aussi très riche. A la classique bibliographie des œuvres, traductions et ouvrages sur Gide (à la date de parution), Jean-Jacques Thierry ajoute la liste des mises en scène, de la filmographie, de l'iconographie et des divers enregistrements sonores. C'est cet ensemble, ce collage, qui rend ce livre bien entendu parfois un peu court ou daté, dans l'analyse notamment, tout a fait estimable par ailleurs pour qui veut avoir une vue d'ensemble de Gide, aborder et le personnage et l'œuvre, si intimement liés.
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* On retrouve Louis Martin-Chauffier, Franz Hellens, Maurice Nadeau, Roger Stéphane et Robert Mallet dans le comité de rédaction de ces cahiers trimestriels.
** Le Vatican « secret » (Calmann-Lévy, 1962), Journal politique d'un cardinal (Calmann-Lévy, 1967), L'Opus Dei, Mythe ou Réalité (Hachette Littérature, 1973)
lundi 25 janvier 2010
Biographies d'André Gide
- La jeunesse d'André Gide, de Jean Delay, Paris, Gallimard, deux volumes parus en 1956 (André Gide avant André Walter 1869-1890) et 1957 (D'André Walter à André Gide 1890-1895). Ami et médecin de Gide, ce neuropsychiatre qualifiait son étude de "psychobiographie".
- Vie d'André Gide (1869-1909). Essai de biographie critique. I. André Gide avant la fondation de la NRF, de Pierre de Boisdeffre, Paris, Hachette, sorti en 1970 ce volume est resté sans suite.
- La maturité d'André Gide, de Claude Martin, Paris, Klincksieck, paru en 1977 et couvrant les années 1895 à 1902, version abrégée de la thèse soutenue par l'auteur en novembre 1973 à la Sorbonne.
- André Gide et le premier groupe de la NRF (1908-1914), d'Auguste Anglès, Paris, Gallimard, trois volumes parus entre 1978 et 1986 qui, comme leur titre l'indique, restent cantonnés à un aspect très précis de la vie de Gide.
- André Gide ou la vocation du bonheur, tome 1, 1869-1911, de Claude Martin, Paris, Fayard, paru en 1998. Le second volume n'a toujours pas été publié à ce jour.
Au découragement des biographes face à cet auteur qui semble avoir tout dit s'ajouterait-il une sorte de malédiction ? Claude Martin, qui avec son Gide par lui-même récemment évoqué ici avait déjà tracé les grandes lignes de le vie et de l'œuvre, réussira-t-il à publier le second volume de cette biographie qui se voulait "totale" ?
Il faut signaler encore :
- André Gide, de Jean-Jacques Thierry, Paris, Hachette, 1986, biographie un peu succincte, de Jean-Jacques Thierry on retiendra plutôt le Gide paru en 1962 dans la collection Pour une bibliothèque idéale de Gallimard qui est un "collage" intéressant et sur lequel je reviendrai...
- Gide, le "contemporain capital", de Eric Deschodt, Paris, Perrin, 1991, est assez médiocre, sans doute une œuvre commandée à ce journaliste qui n'était pas particulièrement investi par son sujet...
- André Gide. A Life in the Present, de Alan Sheridan, Londres, Hamish Hamilton, 1998, en anglais of course, et que je n'ai pas lu.
André Gide, le Messager, de Pierre Lepape,
La seule biographie complète à ce jour est donc celle de Pierre Lepape intitulée André Gide, le Messager parue en 1997 au Seuil. Par chance, elle est très bonne et a été rééditée en 2001 en format de poche par les éditions Points. On doit aussi à Pierre Lepape des essais biographiques sur Diderot et Voltaire et une étonnante traversée de onze siècles d'histoire littéraire et d'histoire tout court : Le pays de la littérature, Paris, Seuil, 2003.
Dans sa préface, Pierre Lepape ne manque pas de souligner le "curieux labeur" qu'il entreprend : "dresser le portrait d'un écrivain dont l'œuvre entière est un autoportrait, sans cesse remanié, retouché, replacé sous de nouvelles lumières." Il ne faut pas se fier au titre un peu niais d'un "Gide messager" qui laisserait penser que Gide ne fut qu'un "passeur". Par ce titre il faut plutôt entendre qu'il y a chez Gide le message encore vivant d'un "intellectuel pour notre temps".
Chaque chapitre, un par année, s'ouvre par une citation emblématique. Pierre Lepape n'est d'ailleurs pas avare de citations, laissant la parole à Gide tout en gardant la bonne distance, critique, biographique justement, précisant là les intentions de Gide ou soulignant ici ses contradictions et ses erreurs de jugements. Appelant encore à la barre les témoins de l'époque.
Bref un biographe "qui évite de briller aux dépens de son sujet, cite avec à-propos, maintient des liens égaux avec l'Histoire et l'intimité du seigneur de Cuverville (Seine-Maritime) et, surtout, en pareil cas, dissipe le plus redoutable des écrans de fumée, l'écran des confidences à répétition. Les écrivains qui font profession de se raconter par le menu sont quelquefois les plus opaques", estimait Angelo Rinaldi lors de la sortie de cette biographie.
En format de poche aux éditions
samedi 16 janvier 2010
André Gide par lui-même
Pour débuter l'année et répondre à une demande qui m'a été envoyée, j'entame une revue de quelques-uns des meilleurs livres permettant d'aborder l'homme et l'œuvre - biographies, ouvrages de critique générale ou abordant un thème particulier mais embrassant la vie entière de Gide. Je commence avec l'un des meilleurs à mon avis : André Gide par lui-même, de Claude Martin.
«Nous vint l'idée de petits livres où des écrivains de toujours seraient à la fois relus par des écrivains d'aujourd'hui et présentés en une brève anthologie, par eux-mêmes. On convenait aussi qu'il y faudrait des illustrations. Et l'on commanda un Victor Hugo à Henri Guillemin, un Stendhal à Claude Roy. Aux problèmes techniques soulevés par cette nouvelle formule en collection de poche, Marie-Jeanne Noirot, responsable de notre fabrication, sut trouver des solutions heureuses, aujourd'hui encore en application.»*
Fin 49, les éditions du Seuil décident de confier à Albert Béguin et Francis Jeanson le lancement de la collection Ecrivains de toujours. Les premiers titres paraissent à l'été 1951 : Colette par elle-même, Victor Hugo par lui même de Henri Guillemin, Stendhal par lui-même de Claude Roy, Montaigne par lui-même de Francis Jeanson, Flaubert par lui-même de Jean de la Varende**.
Le succès est immédiat, dû à l'originalité et à la qualité de la forme. Les Ecrivains de toujours sont des livres de poche d'avant la lettre, avec néanmoins de très bonnes illustrations. Mais on s'étonne encore aujourd'hui de la qualité et de l'originalité du contenu : ce n'est pas encore le verbiage universitaire, la part belle est donnée aux textes de l'auteur traité et le commentaire est toujours celui d'un amoureux plus que d'un spécialiste.
André Gide par lui-même, de Claude Martin
Le Seuil, 1963
C'est ainsi que pour André Gide par lui-même, qui paraît en 1963 sous la direction de Monique Nathan et avec une maquette de Mathilde Rieussec, on fait appel à Claude Martin. «Infatigable instigateur des études gidiennes et de leur double transformation en des collections d'ouvrages et en un réseau d'amitié», dit de lui Pierre Masson qui ajoute ceci : «L'érudition, sous sa conduite, n'a pas stérilisé les études gidiennes.»***
Ce Gide par lui-même est en effet le moins stérile des ouvrages d'érudition consacrés à Gide. Ouvrage d'érudition car il n'est pas une simple biographie mais, comme le veut le principe de la collection, aussi une étude des grands thèmes gidiens, textes à l'appui, un précis de psychologie gidienne et un trousseau de clés pour ouvrir toutes les portes d'une œuvre et d'une pensée protéiformes.
Comme chaque fois chez Claude Martin, qui étudiera «le courage de s'engager», «la maturité» ou «la vocation du bonheur»**** chez Gide, c'est toute l'humanité de l'auteur qui sert de fil conducteur au travers de chapitres intitulés «Le fils», «Madeleine», «L'Afrique», «Le Ciel et l'Enfer», «Thésée» et «De Cuverville». Ce dernier et court chapitre sert de conclusion :
«Avatar de l'humanisme, l'œuvre d'André Gide, jusque dans ses failles, reste pantelante d'une irrécusable vie. Profondément traditionnelle et radicalement révolutionnaire, elle témoigne d'une conscience probe et courageuse de la grandeur immanente de l'homme. Si doivent jamais advenir quelques amoindrissements de la liberté, on ne pourra pas ne pas se souvenir - ingratement ou non, mais Gide s'en fût-il vraiment soucié ?- de cet exemple, dût-on quitter ensuite la ligne de crête où sa gloire fut de se maintenir, pour choisir et s'engager, c'est-à-dire, pour un temps, le renier...»
Un dernier mot pour signaler tout de même les nombreux documents iconographiques parsemés dans ce livre de 192 pages (quel exploit, tout de même...) et prêtés par Catherine Gide, Dominique Drouin, Marc Allégret ou le Fonds Gide de la bibliothèque littéraire Jacques Doucet : lettrines ouvrant les chapitres qui sont celles dessinées par Marchand pour Les Nourritures terrestres, pages des manuscrits et nombreuses photographies rares.
Des voix chez les gidiens souhaitent la réédition de cet André Gide par lui-même, on ne peut que s'y associer. Il en existe une édition augmentée (224 pages) publiée en 1995, elle aussi épuisée***** [Faux ! Au temps pour moi ! Voir rectificatif ci-dessous]. Et des traductions en allemand (Rowohlt, 1963), en chinois (San Lian Shu Dian, 1992) et même en japonais par Akio Yoshii (Presses universitaires du Kyushu, 2003), signes là encore que cet ouvrage a su traverser l'espace... et le temps.
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*Sur le seuil, 1935-1979, éditions du Seuil, 1979. Sans mention d'auteur, cet opuscule est toutefois souvent attribué à Jean Bardet et Paul Flamand, les fondateurs des éditions du Seuil.
**Les premiers titres ne sont pas numérotés (ils le seront à partir de 1953) et sans mention du directeur de collection. Si Colette par elle-même a été le premier titre mis en vente, c'est lors de cette future numérotation que le Victor Hugo deviendra le premier numéro.
*** BAAG n°163, juillet 2009, « La main passe, le message demeure », hommage de forme paludéenne rendu par Pierre Masson à son prédécesseur à la présidence des Amis d'André Gide
****Voir ces autres ouvrages de Claude Martin :
La Maturité d'André Gide. De "Paludes" à "L'Immoraliste" (1895-1902). Klincksieck, 1977
Ramon Fernandez, Gide ou le courage de s'engager, Klincksieck, 1985, [réédition de : André Gide, Corrêa, 1931, augmentée de textes inédits, établie et commentée par Claude Martin, avec une préface de Pierre Masson]
André Gide ou la vocation du bonheur, Fayard, 1998
*****On le trouve encore cependant assez facilement chez les bouquinistes ou sur les sites de livres d'occasion à des prix allant de 10 à 30 euros.
lundi 16 novembre 2009
... vu par Roger Martin du Gard
Les gidianArchives en donnent la quasi-intégralité en ligne ici.
En plus des évocations dans son Journal et de leur Correspondance*, Roger Martin du Gard a signé quelques textes sur son ami parus dans des revues :
- André Gide, Editions du Capitole, collection «Les Contemporains»,Paris, 1928. (24 x 19 cm, 331 pp. (Ach. d'impr. 25 janvier 1928, tirage à 1807 exemplaires). Contient :
Paul VALÉRY, Lettre ; André GIDE, Feuillets ; Henry BERNSTEIN, Le Personnage ; François-Paul ALIBERT, Au hasard d'André Gide ; Claude AVELINE, Aspect d'André Gide ; Jacques-Emile BLANCHE, André Gide ; Jacques COPEAU, Remarques intimes ; Benjamin CRÉMIEUX, André Gide et l'art du roman ; Marie-Jeanne DURRY, La poésie d'André Gide ; Edmond JALOUX, André Gide et le problème du Roman ; Pierre MAC ORLAN, André Gide et l'aventure ; Roger MARTIN DU GARD, Son «influence» ; François MAURIAC, L'Évangile selon André Gide ; André MAUROIS, Rencontre d'André Gide ; Lucien MAURY, Le bon sens dans l'œuvre d'André Gide ; Henry de MONTHERLANT, Acheminement vers Gide ; Paul MORAND, André Gide voyageur ; Léon PIERRE-QUINT, Notes sur André Gide ; Jean PREVOST, André Gide critique ; Jean ROYÈRE, Formule d'André Gide ; Jean SCHLUMBERGER, Gide et les débuts de la N.R.F. ; Jean STROHL, Réflexions sur les relations entre l'art et la science ; Albert THIBAUDET, Gide et Flaubert ; Appendice contenant l'opinion de M. Henri de RÉGNIER ; Arnold NA VILLE, Notes bibliographiques sur l'œuvre d'André Gide.
[Repris dans : Hommage à André Gide. Études, souvenirs, témoignages. Editions du Capitole, Paris, 1929. (24 x 16cm, 239pp. (Ach. d'impr. 10 septembre 1928, dépôt légal 29 juin 1929)]
- Hommage à André Gide 1869-1951. Hommages de l'étranger. Gide dans les Lettres. André Gide tel que je l'ai vu. Textes inédits. La Nouvelle Revue Française, n° spécial, novembre 1951, Paris. (23 x 14 cm, 423 pp., Ach. d'impr. 2 novembre 1951). Contient :
Jean SCHLUMBERGER, Tout comme on avait rouvert... ; Thomas MANN, Témoignage ; Ernst-Robert CURTIUS, Amitié de Gide ; Hermann HESSE, Souvenirs d'André Gide ; Ernst JUNGER, André Gide ; Ernst JIRGAL, Élégie de Gide ; Archibald MACLEISH, Dans les grandes générations... ; John STEINBECK, Un grand romancier de notre temps ; Justin O'BRIEN, Deviens qui tu es ; Irwin EDMON, Entre tant d'écrivains... ; Raymond MORTIMER, Lettre ; Dorothy BUSSY, Quelques souvenirs ; Enid STARKIE, À Oxford ; Biaise ALLAN, André Gide et Neuchâtel ; Taha HUSSEIN, Ce grand don de conversation et d'amitié... ; Mgr Ennio FRANCIA, Nous qui étions prêts à le repousser... ; Giacomo ANTONINI, André Gide et l'Italie ; Emilie CECCHI, Contre certains malentendus ; Gianna MANZINI, Sur une photographie des obsèques ; Giuseppe UNGARETTI, À Rome.
SAINT-JOHN" PERSE, Face aux Lettres Françaises ; Marcel ARLAND, Gide reste présent ; Jean COCTEAU, On ne peut se permettre... ; Paul LÉAUTAUD, Une certaine grandeur... ; R.-M. ALBÉRÈS, Gide considéré comme esthète ; André RUYTERS, Unité de Gide ; François MAURIAC, Les catholiques autour d'André Gide ; Jean GRENIER, Le problème de l'expression ; Henri MONDOR, Premier tournant ; André JULIEN, Les Faux-Monnayeurs et l'art du roman ; Marc BEIGBEDER, La grande force d'André Gide ; Robert MALLET, L'équilibre dans le doute ; Henri THOMAS, La leçon difficile ; Jacques BRENNER, Reconnaissance ; Jean PAULHAN, La mort de Gide n'a pas été si mal accueillie.
Maria Théo VAN RYSSELBERGHE, Depuis que vous n'êtes plus... ; Dominique DROUIN, 1904-1914 ; Roger MARTIN DU GARD, Notes (1913-1951) ; Jean GIONO, Lundi ; André CHAMSON. En reste avec André Gide ; Albert CAMUS, Rencontres avec André Gide ; Julien GREEN, Rencontres ; Pierre MAC ORLAN, André Gide et Melun ; Albert-Marie SCHMIDT, A Pontigny ; Louis GUILLOUX, D'un voyage en U.R.S.S. ; Robert LEVESQUE, Le compagnon de voyage ; Léon PIERRE-QUINT, Un entretien avec André Gide ; Pierre SICHEL, Portrait d'un portrait ; Henri BOSCO, Trois rencontres ; Denis de ROUGEMONT, Un complot de protestants ; Monique SAINT-HÉLIER, Deux visages d'André Walter ; ÉTIEMBLE, Avec Gide en Egypte ; Claude MAHIAS, Instants ; Richard HEYD, Révérence parler ; Béatrix BECK, La sortie du tunnel ; Jean LAMBERT, II y a un an ; Yvonne DAVET, Le plus irremplaçable des êtres... ; Jean DELAY, Dernières années. • Textes inédits de Gide.
- Notes sur André Gide (1913-1951), Roger Martin du Gard, Gallimard, Paris, 1951 (19 x 12 cm, 155 pp. Ach. D'impr. 14 novembre 1951).
- Sur la mort d'André Gide, Roger Martin du Gard, P. Aelberts, Editions Dynamo, Liège, 1952 (19 x 14, 8 pp. (Ach. D'impr. Février 1952, tirage à 51 exemplaires).
- Cahier André Gide. Prétexte, n° 1, Bruxelles-Boulogne-sur-Seine, février 1952 (22,5 x 14 cm, 104 pp. Ach. d'impr. 10 mars 1952). Contient :
Jean-Jacques THIERRY et Jean-Michel HENNEBERT, Avertissement ; Jean SCHLUMBERGER, Introduction ; Louis MARTIN-CHAUFFIER, Les poisons toniques d'André Gide ; Roger MARTIN DU GARD, Note ; René ÉTIEMBLE, Sur quelques photos d'André Gide ; Léon PIERRE-QUINT, André Gide, l'homme sans son œuvre ; Léon BOPP, Quelques questions à propos d'André Gide ; Robert MALLET, L'impossible accaparement ; Roger STÉPHANE, Gide psychologue ; René PAULY, Hommage à André Gide ; Victor MISRAHI, André Gide et les littératures étrangères ; Emile LESAFFRE, Un classicisme par l'ironie ; Jean-Pierre BEAUJOT, Du bon usage de l'amour de soi ; André VOKAER, Réserves ; Camille CHAVANY, En relisant Pa-ludes ; Gérard PRÉVÔT, Et nous, Gide... ; Jean-Louis ORNEQUINT, Le Mythe retrouvé ; Claude EVRARD, De Gide aux problèmes de la littérature ; Jean-Michel HENNEBERT, Du Prométhée à l'Art d'André Gide ; Jean-Jacques THIERRY, A la croisée des chemins... Notices, études, documents, par Roger STÉPHANE, Jean-Jacques THIERRY, Jean-Louis ORNEQUINT, Jean-Michel HENNEBERT, André RÉMY, Alain DAUVIGNY, Christian MARBOT, Christian ZIMMER.
- Les Critiques de notre temps et Gide. Présentation par Michel RAIMOND. Editions Garnier frères, collection « Les Critiques de notre temps », n° 6, Paris, 1971 (18 x 11 cm, 191 pp. Ach. d'impr. 24 mars 1971). Contient :
Textes de Léon BLUM, Jean HYTIER, Germaine BRÉE, Jacques RIVIÈRE, Edmond JALOUX, Jean PAULHAN, Charles DU BOS, Ramon FERNANDEZ, Roger MARTIN DU GARD, Albert THIBAUDET, Claude-Edmonde MAGNY, Maurice NADEAU, Jean PRÉVOST, ETIEMBLE, Pierre LIÈVRE, Pierre-Henri SIMON, Henri GHÉON, Jean DELA Y, Jacques LACAN, Daniel MOUTOTE, Lucien DURAN, Pierre de BOISDEFFRE, Jean-Paul SARTRE, Maurice BLANCHOT, Albert BÉGUIN, Robert KANTERS, Marcel ARLAND, Claude MARTIN. Chronologie. Bibliographie.
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* Signalons le précieux outil qui accompagne cette correspondance : Index des noms et des titres cités dans la Correspondance André Gide-Roger Martin du Gard, avec un avant-propos de Claude Martin, Susan M. Stout, Gallimard, Paris, 1971.





