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vendredi 17 novembre 2017

Colloque André Gide et le théâtre






samedi 28 octobre 2017

Gide face aux sciences humaines et sociales





André Gide face aux sciences humaines et sociales

Journée d’étude franco-italienne

2 novembre 2017

Lieu : salle Gaetano Liccardo, Vialle Ellitico 31, Caserta

Programme :

9h Accueil des participants : Gian-Maria Piccinelli (Directeur du Département de Sciences politiques "Jean Monnet")
9h30 Ouverture (Anna Soncini, Università di Bologna; Carolina Diglio, Università di Parthenope)

9h45 – 11h Présidence de séance : Anna Soncini (Università di Bologna)

9h45 – 10h15 Pierre Masson (Université de Nantes) Gide, Lévy-Bruhl et les noirs

10h15 – 10h45 Jean-Michel Wittmann (Université de Lorraine) Gide entre Darwin et le darwinisme social

10h45 – 11h Discussion

11h – 11h15 : Pause

11h15 – 12h30
Présidence de séance : Rosanna Gorris Camos (Università di Verona)

11h15 – 11h45 Paola Codazzi (Università di Bologna, Université de Haute-Alsace) Gide et le droit familial

11h45 – 12h15 Riccardo Benedettini (Universita di Verona) Qu’est-ce que la vérité ? Gide et ses Souvenirs de la Cour d’assises

12h15 – 12h30 Discussion

12h30 – 14h30 : Déjeuner

14h30 – 16h30 Présidence de séance : Pierre Masson (Université de Nantes)

14h30-15h Stéphanie Bertrand (Université de Lorraine) Le traité gidien, au carrefour des savoirs et des disciplines scolaires

15h-15h30 Carmen Saggiomo (Università della Campania “Luigi Vanvitelli”) Gide face à Dostoïevski : entre le maudit et le bonheur

15h30-16h Angelo Zotti (Università della Campania “Luigi Vanvitelli”) Lafcadio et la valeur de l’autoréalisation à tout prix

16h-16h30 Discussion et conclusion

Comité scientifique :
Rosanna Gorris Camos, Professoressa ordinaria, Università di Verona
Pierre Masson, Professeur émérite, Université de Nantes
Peter Schnyder, Professeur émérite, Université de Haute-Alsace
Anna Soncini, Professoressa ordinaria, Università di Bologna

Organisateurs :
Università della Campania “Luigi Vanvitelli”, Caserta, Dipartimento di Scienze politiche “Jean Monnet”
Université de Lorraine, Centre Écritures EA 3943
Association des Amis d'André Gide
Fondation Catherine Gide

samedi 9 septembre 2017

Écrire avec Chopin : appel à contributions

"Écrire avec Chopin. Frédéric Chopin dans la littérature" est le titre d'un colloque international organisé par l'Institut de Recherche en Langues et Littératures Européennes qui se tiendra les 21, 22 et 23 juin 2018 à l'Université de Haute-Alsace, Mulhouse. Un sujet qui inspirera forcément les gidiens.

Présentation :

En 1988, le Centre de civilisation française de l’Université de Varsovie organisait un colloque intitulé « Chopin et les Lettres », révélant ainsi aux chercheurs un filon qui demeure aujourd’hui en grande partie inexploité. Quelque trente ans plus tard, nous voudrions donc revenir sur cette question, et l’aborder selon des perspectives nouvelles.
Notre idée est d’étudier le dialogue qu’écrivains et artistes entretiennent avec Frédéric Chopin. Il y a ceux qui furent les intimes du compositeur – à commencer par George Sand – et ceux qui fréquentèrent assidument son œuvre – à commencer par André Gide ; ceux qui, à l’instar d’André Maurois, célèbrent « le plus lunaire et le plus tendre » des compositeurs, et ceux qui, comme Dominique Jameux, exaltent un « musicien du déchirement, porté à la violence » ; ceux, innombrables, qui admirent Chopin, et ceux – bien plus rares – qui osent écrire, avec Romain Rolland : « Je n’aime pas Chopin. »
Voici quelques-uns des axes (non exclusifs) qui structureront notre réflexion collective:
– En quoi la littérature a-t-elle contribué à la formation de la figure (pour ne pas dire du mythe) de Chopin ?
– Qu’apporte l’œuvre de Chopin à la littérature ? Peut-on écrire à la manière de Chopin ? L’œuvre de Chopin est-elle l’expression d’un ethos artistique qui serait praticable en littérature ?
– Ces mêmes questions peuvent tout aussi bien s’appliquer à la peinture : car le portrait du compositeur par Delacroix a, c’est une évidence, concouru à la création de ce qu’on peut appeler un imaginaire Chopin. En outre, l’œuvre de Chopin a directement inspiré les peintres – on peut penser notamment aux vingt-quatre Préludes du musicaliste Gustave Bourgogne.
– Le discours philosophique sur Chopin a-t-il influencé les écrivains et les artistes ? Chacun connaît les pages de Jankélévitch sur le musicien. On se souvient aussi que Nietzsche se réjouissait que le compositeur polonais ait « libéré la musique des influences allemandes, de la propension à la laideur, au morne, à l’esprit petit-bourgeois, à la lourdeur et à la pédanterie ». Mais dans quelle mesure ce parti-pris nietzschéen a-t-il présidé à l’organisation d’un discours contre Wagner et pour Chopin dans la littérature française de la Belle Époque, puis de l’entre-deux-guerres ? Et, par ailleurs, les réflexions d’Adorno sur Chopin ont-elles orienté les spéculations du compagnon d’exil du philosophe à Pacific Palisades, Thomas Mann, qui, précisément, commençait en 1943 à rédiger le Docteur Faustus ?
Bien entendu, toutes les propositions qui nous feront découvrir d’autres aspects de la question qui nous occupe seront les bienvenues. Il semble notamment indispensable, pour qui veut comprendre le rôle de la figure de Chopin dans la littérature, de connaître les lectures du compositeur, de savoir quelles furent ses admirations littéraires, etc.
Enfin, dans le cadre des liens privilégiés qui unissent l’Institut de recherche en Langues et Littératures Européennes et la Fondation Catherine Gide, nous voudrions consacrer tout spécialement une demi-journée à la présence de Chopin dans l’œuvre d’André Gide – question qui a déjà été abondamment traitée, mais qui mérite, nous semble-t-il, de l’être sous de nouveaux angles.
Les langues de travail du colloque seront le français, l’anglais et l’allemand.

Plus d'infos sur : https://www.fabula.org/actualites/ecrire-avec-chopin-frederic-chopin-dans-la-litterature_80773.php

samedi 27 février 2016

Colloque « GIde l'Européen »




Du 16 au 18 mars à l'Université de Haute-Alsace, à Mulhouse, se déroulera le colloque « André Gide l'Européen », organisé par l’Institut de recherche en langues et littératures européennes (ILLE — EA 4363).

Liste des communications :

Meriem AHMED
Thésée et la nouvelle quête de la Cité perdue

Biljana ANDONOVSKA
Gide, le surréaliste : la réception d’André Gide par le surréalisme serbe

Christine ARMSTRONG
Lafcadio Wluiki et Bernard Profitendieu : une double représentation de la bâtardise européenne

Stéphanie BERTRAND
Penser l’Europe d’aujourd’hui avec Gide

Frédéric CANOVAS
« Décidément je n’aime point Rome » : regards ambivalents chez André Gide et Maurice Denis

Stefania CARISTIA
La réception d’André Gide dans les revues italiennes d’après-guerre (1944-1952)

Paola CODAZZI
André Gide et le principe de l’union dans la différence

Martina DELLA CASA
L’Europe chrétienne, l’Europe christique selon André Gide

Paola FOSSA
André Gide et la revue La Voce (1908-1916)

Ambre FUENTES
La réception d’André Gide autour du monde

Mechthilde FUHRER
La « Préface » à l’Avertissement à l’Europe de Thomas Mann par André Gide (1937)

Robert KOPP
Gide et les limites de l’art

Thierry LAURENT
La réception d’André Gide en Lituanie

Pierre MASSON
De la Belgique au Luxembourg : étapes d’une éducation européenne

Vincenzo MAZZA
Gide et Kafka réunis par le théâtre. Le Procès, un spectacle européen ?

Marie-Gabrielle QUENTIN DE GROMARD
L'Œdipe de Gide, un héros nietzschéen ?

Carmen SAGGIOMO
Gide et la culture italienne comme fondement de l’identité européenne

Peter SCHNYDER
« Comment peut-on être Suisse ? »

Elżbieta SKIBIŃSKA
Gide en polonais

Nicolas SURLAPIERRE
Place de l’Europe : Gide et Benjamin

Slaven WAELTI
Gide-Nosferatu ou les séductions du cinéma allemand

Jean-Michel WITTMANN
Gide, du « génie des races » à la « culture européenne »

Maja VUKUŠIĆ ZORICA
Gide, « homme occidental » en Croatie

Avec aussi : 

Du 16 mars au 8 avril,
Portraits d’amis européens d’André Gide
exposition présentée par Jean-Pierre Prévost



vendredi 14 août 2015

Puretés et impuretés de la littérature



Puretés et impuretés de la littérature (1860-1940), actes du colloque qui s'est tenu à la Villa Finaly de Florence du 20 au 22 septembre 2011, viennent de paraître chez Garnier, sous la direction de Didier Alexandre et Thierry Roger.

Outre deux interventions sur les Faux-Monnayeurs et la recherche du roman pur, on y puisera de nombreuses réflexions sur les sujets qui animent Gide et ses proches à ces époques.

Présentation de l'éditeur :

Les notions de pureté et d'impureté ne cessent de se décliner selon les périodes, les intentions politiques ou littéraires qu'on veut bien leur associer. Qu'en est-il du fait littéraire entre romantisme et existentialisme quand un certain « récit orthodoxe » associe modernité et pureté, postmodernité et impureté ?

Table des matières :

- Thierry Roger : Présentation
- Didier Alexandre : Sur la littérature pure

Première partie : la langue, la poésie
- Thierry Roger : Pureté de Mallarmé. Nettoyage d’une situation verbale
- Michel Jarrety : Valéry : variations sur la littérature pure
- Marie Blaise : Le royaume intermédiaire. Crise du vers et poésie pure
- Maria Carla Papini : La poésie d’Ungaretti et l’impossibilité de la pureté
- Dominique Combe : Les mythes de la langue pure

Deuxième partie : les arts, les avant-gardes
- Wolfgang Asholt : Pureté et avant-garde. L’exemple de Blanchot
- Claudia Jünke : Intermédialité chez Apollinaire. Pureté esthétique et impureté médiatique de la littérature
- Giovanna Angeli : La notion de pureté chez les surréalistes. « Amourfou »–« Amourpur »
- Pascale Alexandre-Bergues : Copeau et le « théâtre pur »
- Caroline Surmann : Jean Cocteau et l’idée de cinéma pur
Troisième partie : le roman, l'histoire
- Sylvie Triaire : Pureté de Flaubert ? Art pur, compost et purin
- Patrizio Tucci : Un emblème ambigu de la pureté. Les Mémoires d’outre-tombe dans Daniel Cortis (1885) d’Antonio Fogazzaro
- Frank Lestringant : Du souci de pureté à la réalisation du roman pur. La généalogie symboliste des Faux-Monnayeurs d’André Gide
- Jörn Steigerwald : La pureté de la réflexion romanesque. Les Faux-Monnayeurs d’André Gide et Le Chiendent de Raymond Queneau
- William Marx : Pureté poétique et modernité. Valéry, Maurras, Adorno
- Mario Domenichelli : Le Jeu des perles de verre : la pureté du monde des idées et la défense de la « Culture ». Les élites intellectuelles européennes à l’époque de la massification dans l’entre-deux-guerres
Quatrième partie : autour de la NRF
- Claude Pierre Pérez : Impuretés de la NRF
- Clarisse Barthélémy : « Rendre la littérature plus littéraire ». Jean Paulhan et l’illusion de la pureté

Index des noms 

dimanche 2 août 2015

Appel à communications colloque « André Gide, l’Européen »


André Gide, l'Européen
Colloque international et pluridisciplinaire
Université de Haute-Alsace
Institut de Recherche en Langues et Littératures Européennes (ILLE - EA 4363)

Mulhouse, 16-18 mars 2016


Appel à communications

« Mais que sera l’Europe de demain ? demandez-vous », écrit Gide dans un article faisant suite à une enquête sur l’avenir de l’Europe lancée par la Revue de Genève : « l’Europe entière court à la ruine si chaque pays d’Europe ne consent à considérer que son salut particulier », répond-il, en soulignant pourtant dans la conclusion de son article que c’est tout d’abord « l’homme […] qu’il importe de réformer ». L’écrivain analyse avec précision la « question de l’Europe », cette portion du globe qui donne à voir « la fin d’un monde, d’une culture, d’une civilisation » et dans laquelle « tout doit être remis en question […], car les formes vieilles, explique-t-il dans le même article, ne peuvent convenir aux forces jeunes » (« L’avenir de l’Europe »). L’Europe est pour Gide un espace culturel « éminemment oscillant, dialectique » (Pascal Dethurens) et il invite à y réfléchir comme lui-même et nombre de ses contemporains le font (Claudel, Valéry, Romains, Artaud, pour n’en citer que quelques-uns), mais en gardant le regard toujours tourné vers l’avenir : « notre monde n’est pas encore perdu », affirme-t-il en 1937 dans sa préface à l’Avertissement à l’Europe de Thomas Mann, écrivain qui avait apprécié son article sur les rapports franco-allemands paru en 1921 dans La Nouvelle Revue Française. Il s’agit d’un texte dans lequel Gide fait référence à un article précédent d’Ernst Robert Curtius, son correspondant depuis 1920, et c’est justement dans une des lettres qu’il lui adresse, que Curtius souligne l’importance, pour la vie intellectuelle « de la France – et de l’Europe », de La NRF et des « questions de cosmopolitisme littéraire » soulevées par Gide.

En commentant ses textes littéraires dans un écrit de 1929, Klaus Mann, le fils de Thomas Mann, qualifie Gide de « grand Européen ». Éclectique et protéiforme, Gide est un écrivain qui s’est interrogé sur l’Europe tout au long de sa vie, sur son présent et son futur, sur sa culture et sa civilisation, réflexion constante et encore très actuelle dont les multiples ramifications se déploient transversalement tout au long de son œuvre : de ses études critiques à son œuvre fictionnelle, des pages de son journal à ses échanges épistolaires. Grand humaniste, membre fondateur et père spirituel de La NRF, Gide est un protagoniste capital de la vie intellectuelle de l’Europe de son temps, dont il vit avec un regard attentif les transformations et les événements qui la bouleversent (parmi lesquels deux Guerres mondiales et la montée des totalitarismes). De son vivant, son œuvre controversée traverse les frontières nationales et internationales, animant, déconcertant et enthousiasmant ses contemporains et influençant profondément les générations suivantes. Polyglotte et passionné de littérature étrangère, il suit de près les traductions de ses textes en allemand et anglais et s’engage aussi, lui-même, dans plusieurs traductions (de Blake, Pouchkine, Goethe, Rilke, ...). Sans compter sa passion du voyage qui tout au long de sa vie le mène à franchir sans cesse les frontières intérieures et extérieures de l’Europe.

Ces nombreuses facettes laissent transparaître l’un des aspects polyédriques de cet écrivain aux mille visages : « André Gide, l’Européen », à propos duquel ce colloque se propose de s’interroger. Dans une perspective pluridisciplinaire, ouverte aux réflexions relevant de domaines différents (littérature, linguistique, traduction, histoire, histoire des idées, etc.), ce congrès souhaite aussi explorer, selon une approche à la fois diachronique et synchronique, son enracinement dans l’espace culturel européen. Toute contribution visant à élargir la réflexion mettant en relation l’œuvre de Gide avec celle d’autres écrivains européens de son époque et de celles qui la précèdent ou qui la suivent, sera la bienvenue.

Nous proposons d’articuler la discussion autour des thèmes et des axes de réflexion suivants :

a) Thèmes de recherche :
  • Gide et l’Europe ; Gide et la pensée européenne
  • Gide et les écrivains européens ; Gide et les revues européennes
  • Gide et la littérature européenne ; Gide et le roman européen
  • Gide et ses correspondances européennes ; Gide et ses voyages
  • Gide et ses traductions ; Gide et sa réception en Europe
b) Axes de recherche :

1. Echanges et métaphores. Quel est le rapport entre l’Europe que Gide souhaite et celle qu’il observe et dans laquelle il vit ? En s’opposant à « l’infatuation isolante du nationalisme » (tel que celui de Barrès ou de Maurras), et prenant en même temps ses distances avec la « dépersonnalisation que voudrait l’internationalisme » (tel que celui de Barbusse ou celui de Rolland), vers quelle Europe tend-il ? Au fil des échanges entretenus par Gide à ce sujet, dont ceux avec Curtius étudiés par R. Theis, mais aussi au fil des métaphores par lesquelles cette problématique s’exprime (comme celle botanique de la « Querelle du peuplier » ou encore celle musicale des « Réflexions sur l’Allemagne »), quelle vision de l’Europe émerge ? Comment se place-t-elle dans le panorama européen ?

2. Général et particulier. Gide écrit : « Quoi de plus national qu’Eschyle, Dante, Shakespeare, Cervantès, Molière, Goethe, Ibsen, Dostoïevski ? Quoi de plus généralement humain ? Et aussi de plus individuel ? » (« Nationalisme et Littérature »). Tandis que dans « L’avenir de l’Europe » il affirme : « Je l’ai dit maintes fois et depuis bien longtemps déjà : c’est en étant le plus particulier qu’on sert le mieux l’intérêt le plus général ; et ceci est vrai pour les pays aussi bien que pour les individus. » Dans son œuvre, comment se croisent et s’expriment sa réflexion sur la nation et l’Europe, sur l’individu et la communauté, sur la littérature et la culture européenne ? En quoi ces questionnements aident-ils à comprendre l’humanisme de Gide et son rapport à la religion ainsi qu’à la politique ?

3. Réseaux, voyages et ouvertures. Dans quels milieux intellectuels et géographiques baigne « André Gide, l’Européen » ? D’une part, en France, il y a l’expérience de La NRF, revue qui donne voix à des écrivains dont les positions concernant la question de l’Europe sont très différentes (Suarès, Thibaudet, etc.) et qui encore aujourd’hui s’interroge sur ce sujet, comme le montre la parution en 2014 du numéro « Notre Europe », dirigé par Stéphane Audeguy et Philippe Forest. De l’autre, il y a ses voyages (réels ou imaginaires, accomplis ou échoués). Toujours en mouvement, Gide traverse l’Europe, tissant un dense réseau de relations, et la quitte aussi pour ses voyages en Afrique. Ces expériences, comment contribuent-elles à la compréhension de Gide, « l’Européen » ?

Comité scientifique : Robert Kopp (Université de Bâle), Pierre Masson (Université de Nantes), Martine Sagaert (Université du Sud-Toulon Var), Peter Schnyder (Université de Haute-Alsace), David H. Walker (Université de Sheffield), Jean-Michel Wittmann (Université de Lorraine).

Comité d’organisation : Peter Schnyder, Frédérique Toudoire-Surlapierre et Martina Della Casa (Université de Haute-Alsace).

Modalités de proposition : Les propositions (environ 300 mots), accompagnées d’une brève notice biobibliographique, sont à envoyer avant le 30 septembre 2015 à Peter Schnyder (peter.schnyder[at]uha.fr), Frédérique Toudoire-Surlapierre (frederique.toudoire[at]uha.fr) et Martina Della Casa (martina.della-casa[at]uha.fr).

Frais d’inscription : 40 € par jour, 70 € pour l’ensemble du colloque.
Pour les doctorants et post-doctorants : 25 € par jour, 40 € pour l’ensemble du colloque.
Sous réserve d’acceptation des articles, le colloque fera l’objet d’une publication.

mercredi 22 avril 2015

Colloque Gide, l'identité à l'épreuve de la littérature

Colloque  
Gide, l’identité à l’épreuve 
de la littérature
28-30 mai 2015
Université de Lorraine (site de Metz)
UFR ALL – METZ, salle Pierre Grappin A 208)

Centre d’Études Gidiennes - Écritures (EA 3943)
Responsable scientifique : Jean-Michel Wittmann





La question de l’identité est centrale dans les écrits de Gide. Pour ce passeur de culture, l’écriture est
le moyen de redéfinir sa propre identité, en interrogeant le lien entre singularité individuelle et identité collective.
Cette réflexion nourrit et façonne une écriture de l’intime sans cesse revivifiée par la confrontation et le dialogue avec d’autres, à travers les voyages, les lectures, les rencontres et les échanges épistolaires.
Ouverte et tournée vers l’autre, vers l’étranger, son oeuvre met en question les représentations de soi et des autres qui sont reflétées et construites dans les littératures et les cultures européennes et orientales.

Programme

JEUDI 28 MAI 2015

9 h 30 Accueil
Jean-Frédéric Chevalier, directeur du laboratoire Ecritures
Jean-Michel Wittmann

Gide et l’étranger : regards croisés

10 h – 11 h

Pierre Masson, Université de Nantes
« Arabes et noirs, quelle identité pour les colonisés ? »

Maja Vukusic Zorica, Université de Zagreb (Croatie)
« L'identité russe et soviétique à l'épreuve du regard gidien »

11 h 30 – 12 h 30

Marit Karelson, Université de Tartu (Estonie)
« Faire vivre le présent, construire une culture : Johannes Semper et l’héritage de Gide ».

Carmen Saggiomo, Université de Naples II (Italie)
« De Gide à Leonardo Sciascia : un avatar italien de Nathanaël »

Singularité individuelle et normes collectives

14 h 30 – 15 h 30

François Bompaire, Université Paris 4-Sorbonne
« Je et Les autres : ironie et formes complexes de l'individualisme »

Ryo Morii, Université Paris 7 – Diderot
« L’individu face au groupe : Gide et le solidarisme »

16 h – 17 h

Jean-Michel Wittmann, Université de Lorraine
« Par-delà le féminisme, l’individualisme ou la question des minorités : la trilogie de L’Ecole des femmes »

Enrico Guerini, Université de Bologne (Italie)
« Gide et Green : vers l’affirmation d’une identité homosexuelle »

VENDREDI 29 MAI 2015

Ecriture et identité individuelle (I)

9 h – 10 h 30

Alain Goulet, Université de Caen
« Le protéisme de Gide à l’épreuve des Caves du Vatican »

Akio Yoshii, Université du Kyushu (Japon)
« Une analyse textuelle du début et de la fin de Si le grain ne meurt »

Patrick Pollard, Birkbeck college, Université de Londres (Royaume-Uni)
« Gide traducteur à la recherche de son alter ego »

11 h – 13 h

David H. Walker, Université de Sheffield (Royaume-Uni)
« La goutte, la vague et la mer : forme et substance du moi gidien »

Stéphanie Bertrand, Université du Luxembourg (Luxembourg)
« L’aphorisme paratextuel, une co-construction de l’identité de l’écrivain ? »

L’identité collective en question

14 h 30 – 15 h 30

Hélène Baty-Delalande, Université Paris 7 – Diderot
« Une route de plus en plus étroite : Gide et l’identité nationale (1939-1945) »

Maaike Koffeman, Université de Nimègue (Pays-Bas)
« Gide, la NRF et l’affirmation d’une identité collective »

16 h – 17 h

Frank Lestringant, Université Paris 4 – Sorbonne
« Gide et les Juifs : l’antisémitisme et l’amitié »

Jean-Pierre Prévost
« Gide et Blum »

SAMEDI 30 MAI 2015

Ecriture et identité individuelle (II)

9 h 30 – 11 h

Christine Armstrong, Denison University (Etats-Unis)
« Terre normande, nourriture de l’ailleurs : orphelins gidiens en quête de soi (L’Immoraliste, La porte étroite et Isabelle) »

Peter Schnyder, Université de Haute-Alsace
« Gide épistolier et la question de l’identité »

Frédérique Toudoire-Surlapierre, Université de Haute-Alsace
« Il y a un Chopin intime que l’on ne connaît pas. Coupez. »


samedi 21 février 2015

Schlumberger, Copeau et Gide en scène

André Gide et Jean Schlumberger

La Fondation des Treilles a organisé en mai de l'année dernière un séminaire sur le thème « Schlumberger, Copeau, Gide : l’art de la mise en scène ». 

Le site de la Fondation en donne un résumé et annonce la parution des actes de ce séminaire en 2015 chez Gallimard.

Un diaporama en ligne permet aussi de revoir les beaux documents tirés de la bibliothèque de la Fondation et exposés lors de ce séminaire.

samedi 31 janvier 2015

Colloque « Gide et l'image »


Nos amis de Denison University, à Granville, Ohio, organisent un colloque sur le thème « Gide et l'image » en juin 2016.

APPEL À COMMUNICATIONS :

GIDE ET L’IMAGE

16-18 juin 2016
Denison University, Ohio, USA

De nature interdisciplinaire, le colloque « Gide et l’image » sollicite des travaux d’approches diverses sur l’image dans la vie et l’œuvre d’André Gide– film, portraits, illustrations, images textuelles et musicales.

Ce colloque vise à offrir une tribune aux chercheurs gidiens (doctorants, professeurs d’université, chercheurs indépendants) du monde entier pour partager leur recherche dans un cadre intime et accueillant.

Toute personne intéressée est encouragée à soumettre une proposition de communication d'environ 250 mots, en français ou en anglais, par courrier électronique d’ici le 1er avril 2015 aux deux organisatrices.
Christine Armstrong, Denison University
Armstrong[at]denison.edu

Jocelyn Van Tuyl, New College of Florida
Vantuyl[at]ncf.edu

dimanche 8 juin 2014

La critique selon Gide et Proust


Colloque international
Figures du critique-écrivain
Formes et pratiques du discours métalittéraire

11 au 13 juin 2014
Palais des Académies de Bruxelles

Du XIXe siècle à nos jours, de nombreux écrivains ont combiné écriture de création et critique littéraire. À ces pratiques mêlées correspondent des statuts hybrides, dont celui de « critique-écrivain » est peut-être le plus représentatif. Ce colloque se propose d’interroger cette figure bifide, en prenant en considération les divers paramètres de la critique littéraire en tant que pratique protéiforme, depuis l’institutionnalisation de la critique au XIXe siècle (critique journalistique, critique des écrivains et critique universitaire) jusqu’à la diversification moderne des types de discours critique (théorique, historique, médiatique, essayiste, romanesque).
Comment les rapports entre critique et création sont-ils imaginés, confirmés voire inversés par les écrivains ? Par rapport à quels modèles et repoussoirs les écrivains se définissent-ils en critiques ou en créateurs (ceux, par exemple, du théoricien, de l’essayiste, du chroniqueur, du sociologue ou encore du polémiste) ? Pourquoi la postérité a-t-elle retenu comme critiques des auteurs qui ont par ailleurs investi ou approché une production spécifiquement littéraire ? Et comment ces rapports se renégocient-ils tout au long de l’histoire de la critique ?

Parmi le riche programme (à télécharger ici), signalons :

Jeudi 12 juin : Séance 6 : Lectures et réécritures
· 14h Mamadou ABDOULAYE LY,(Université de Yunnan, Chine), « L’art de la critique selon André Gide et Marcel Proust »

jeudi 29 mai 2014

Colloque international : Gide et la musique



André GIDE et la musique
COLLOQUE INTERNATIONAL

Université de Haute-Alsace (Mulhouse)
13-15 octobre 2014
Théâtre de la Sinne, Mulhouse

Organisé par l'ILLE ( EA 4363),

Argumentaire :

À Jean Delay, son premier biographe, André Gide a dit peu de temps avant sa mort : « Les joies musicales sont restées parmi les plus vives et les plus profondes que j’ai connues. »
(Journal 1887-1925, éd. d’Éric Marty, Paris, Gallimard, « Bibl. de la Pléiade », 1997, p. 1045 et 1206).

« Inventer ou mentir-vrai ? »
Aragon nous emmène avec cette interrogation vers un véritable univers de réflexion qui oscille en fonction de nos propres idées de l’instant et celles du lendemain. Monde d’illusions, la mise en abyme est chère à André Gide qui dans son Journal en 1893 note : « J’aime assez qu’en une œuvre d’art on retrouve ainsi transposé, à l’échelle des personnages, le sujet même de cette œuvre par comparaison avec ce procédé du blason qui consiste, dans le premier, à mettre le second en abyme. »

La mise en regard de ces deux citations – pour rester dans l’esprit de la mise en abyme - d’André Gide sera la base de la réflexion que ce colloque ANDRÉ GIDE ET LA MUSIQUE se propose de mettre à l’honneur.

André Gide, pianiste et grand connaisseur de la musique et du milieu musical qu’il fréquentait assidument, garde cette passion pour son jardin secret, à l’inverse de la réalité qui veut que le musicien soit sur scène et garde son journal intime « intime ». La musique et son modèle sont donc au cœur même de son processus de création littéraire si l’on considère que André Gide n’a jamais cessé de faire illusion dans ses propos, dire ce qui se voit en métaphore de ce qui est. C’est cette idée que le colloque ANDRÉ GIDE ET LA MUSIQUE mettra en exergue au travers de communications, conférences, et bien sûr, au travers de concerts reprenant l’œuvre même de André Gide ou ses affections musicales.

L’œuvre doit être en inventant quelque chose ou ne pas être.

Nous invitons ainsi les contributeurs d’orientations et de filières diverses (littérature, théâtre, poésie, linguistique, traduction, philosophie, musique, musicologie, arts plastiques et autres) à s’intéresser à la place de la musique dans l’œuvre de André Gide, à sa culture musicale, que ce soit par le principe de l’illusion ou du mentir-vrai afin d’en souligner toute la présence réelle, la diversité, la richesse et les points d’interpénétration. L’examen des évolutions de la musique en France et en Europe tout au long de la première moitié du XX 2e siècle, les témoignages de la critique musicale, les échanges épistolaires pourront également faire l’objet de communications.

Celles-ci auront soin, du fait de l’interdisciplinarité du colloque, de porter une attention toute particulière à la notion de vulgarisation des concepts exposés.

Lieu de rencontre : Théâtre de la Sinne - Grand Foyer - 39 Rue de la Sinne, 68100 Mulhouse (France)

Comité d’organisation : Greta Komur-Thilloy, Peter Schnyder, Frédérique Toudoire-Surlapierre

Calendrier :
14 juillet 2014 : Réception des propositions de communication
30 aout 2014 : Notification aux auteurs
13-15 octobre 2014 : Colloque international et pluridisciplinaire

Modalités, contact et appel à communication à télécharger ici.

La simplicité de Gide

 
La simplicité : 
Manifestations et enjeux culturels du simple en art

Colloque international transdisciplinaire sur trois jours.
"La simplicité : Manifestations et enjeux culturels du simple en art". Atelier de recherches Textyle

Lors de la troisième journée, jeudi 5 juin 2014, Université Paris-Sorbonne, salle des Actes, 54 rue Saint-Jacques 75005 Paris, communication de Maria-Chiara Gnocchi, Università di Bologna :
« Le rasoir d’André Gide ou l’histoire d’une quête entre simplicité et simplexité ».

Plus d'information.

lundi 10 février 2014

Gide Project Sarasota


Nos amis américains consacrent presque tout un mois à Gide au travers du « Gide Project Sarasota ».
Au programme : Gide et... Proust, Dan Brown, la liberté, Bach, Chopin, ou encore les nourritures terrestres à travers la cuisine... C'est du 1er au 25 mars dans plusieurs lieux de Sarasota.



GIDE PROJECT SARASOTA
March 1-25, 2014

SATURDAY, MARCH 1, 2014
3:00 P.M., MILDRED SAINER PAVILION, NEW COLLEGE OF FLORIDA
Gide et Proust (in French)
Mireille Naturel, Ph.D., Université de Paris III
Martine Benjamin, Ph.D., Princeton University

TUESDAY, MARCH 4, 2014
7:00 P.M., MILDRED SAINER PAVILION, NEW COLLEGE OF FLORIDA
Mad Scientists and Conspiracy Theories: André Gide
and Dan Brown
Jocelyn Van Tuyl, Ph.D., New College of Florida

SATURDAY, MARCH 8, 2014
1:30 P.M., GELDBART AUDITORIUM, SELBY PUBLIC LIBRARY
Screening and discussion of the film Angels & Demons
Élyane Dezon-Jones, Ph.D., Washington University
Barbara Frey, Alliance Française de Sarasota

TUESDAY, MARCH 11, 2014
7:00 P.M., MILDRED SAINER PAVILION, NEW COLLEGE OF FLORIDA
Gide et la Liberté (in French)
Pierre Masson, Ph.D., Université de Nantes

WEDNESDAY, MARCH 12, 2014
10:30 A.M., GELDBART AUDITORIUM, SELBY PUBLIC LIBRARY
Cirque d’Book book club discussion of Lafcadio’s Adventures
(Les Caves du Vatican) (in English)
Charlotte Thompson, Librarian, Selby Public Library

THURSDAY, MARCH 13, 2014
10:30 A.M., GELDBART AUDITORIUM, SELBY PUBLIC LIBRARY
A Life in Music: Gide, Bach, Stravinsky, Chopin
Avis Romm, B.M., M.S., Steinway Artist
Maribeth Clark, Ph.D., New College of Florida
Jocelyn Van Tuyl, Ph.D., New College of Florida

FRIDAY, MARCH 14, 2014
2:00 P.M., ALLIANCE FRANÇAISE DE SARASOTA, 200 S. WASHINGTON
BLVD., SUITE 2, SARASOTA
Book club discussion of Les Caves du Vatican (in French)
Émile Langlois, Ph.D., Sweet Briar College
* Limited seating. Contact the Alliance Française de Sarasota at
www.afsarasota.org / 941-955-0700 for preregistration.

TUESDAY, MARCH 18, 2014
7:00 P.M., MILDRED SAINER PAVILION, NEW COLLEGE OF FLORIDA
Translation and Performance of Les Caves du Vatican
Christine Latrouitte Armstrong, Ph.D., and Jeremy Kleven,
Denison University

MONDAY, MARCH 24, 2014
6:30 P.M., C’EST LA VIE RESTAURANT, 1553 MAIN ST., SARASOTA
Les Nourritures Terrestres: A Gide Feast
* Limited seating. Prepayment required. Contact the Alliance
Française de Sarasota at www.afsarasota.org / 941-955-0700 for
registration and payment.

TUESDAY, MARCH 25, 2014
7:00 P.M., MILDRED SAINER PAVILION, NEW COLLEGE OF FLORIDA
Culinary Peregrination in André Gide’s Caves du Vatican
Christine Latrouitte Armstrong, Ph.D., Denison University


dimanche 19 janvier 2014

Gide et les écrivains catholiques

Gide et les gidiens seront très présents lors de la dernière des « Trois journées sur l’écrivain catholique en France au XXe siècle » le 6 février à l'Université de Lorraine, CLSH Nancy:

Troisième journée : Université de Lorraine, CLSH Nancy
(6 février 2014)
Salle internationale
(MSH Lorraine : Site de Nancy, 91 avenue de la Libération, Nancy)

9h30-9h45 - Ouverture

Matin
L’écrivain catholique et la vie littéraire

9h45-10h45 - Séance présidée par Jean-Michel Wittmann
         
Clara Debard (Université de Lorraine)
            « Jacques Copeau, dramaturge catholique »
Myriam Watthee-Delmotte (Université catholique de Louvain)
            « La psychanalyse comme apocalypse. Le catholicisme jouvien, de la posture sociale à l’intériorité »

11h-12h - Séance présidée par Denis Labouret

Hervé Serry (CNRS / Université Paris 8)
            « La littérature catholique au catalogue des éditions du Seuil (1950-1960) »
Jeanyves Guérin (Université Sorbonne Nouvelle)
            « La collection “Ce que je crois” : François Mauriac, Maurice Clavel, Gilbert Cesbron, Pierre-Henri Simon »

Après-midi
L’écrivain catholique vu du dehors

14h-15h - Séance présidée par Myriam Watthee-Delmotte
         
Denis Pernot (Université Paris 13)
            « Le Dialogue avec André Gide (1929) de Charles du Bos : une conversion à l’œuvre »
Jean-Michel Wittmann (Université de Lorraine)
            « “Avait mis sa plume au service de son imagination et son imagination au service de l’Église” : Gide et l’impossible écrivain catholique »

15h30-16h30 - Séance présidée par Jeanyves Guérin

Myriam Sunnen (Centre national de littérature, Luxembourg)
            « André Malraux et les écrivains catholiques »
Denis Labouret (Université Paris-Sorbonne)
            « L’écrivain catholique existe-t-il ? »






vendredi 25 octobre 2013

De deux parutions


Avec le Bulletin des Amis d'André Gide qui devrait tomber dans les boites aux lettres à partir de la fin du mois, les adhérents de l'association recevront leur cahier annuel qui n'est autre que le recueil des actes du colloque André Gide et la réécriture de Cerisy. Tous les renseignements pour adhérer à l'AAAG et être sûr de recevoir les BAAG et le cahier annuel sont sur cette page. On peut aussi se procurer les actes du colloques aux Presses Universitaires de Lyon.

Présentation de l'éditeur :

Après vingt ans de mise au jour de textes inédits, de précieuses correspondances, de manuscrits préparatoires, et après une nouvelle édition complétée de ses œuvres dans la Bibliothèque de la Pléiade, le moment était venu de considérer l’ensemble du corpus des œuvres d’André Gide comme un tout dont les éléments s’appellent et se complètent : des réseaux se forment, des images obsessionnelles se révèlent, des arrière-pensées se dévoilent, André Gide ne cessant de réécrire les données que lui fournissent son vécu, ses lectures et son époque, comme autant de matériaux à transmuer en œuvres d’art.
Ce colloque de l’été 2012 à Cerisy-la-Salle, le troisième en cinquante ans consacré à André Gide, s’est attaché particulièrement à éclairer les enjeux engagés par cette écriture au second degré, montrant comment un écrivain porté aux débats et aux échanges culturels a tissé et croisé les idées et les textes fondateurs de notre imaginaire et de notre culture.
 


Pour prolonger l'exposition qui s'est tenue du 4 au 28 septembre à Roquebrune Cap Martin, Jean-Pierre Prévost et les éditions Orizons en ont tiré un album intitulé Roquebrune, oasis artistique. André Gide et ses amis

Présentation de l'éditeur :

Au cours de la première moitié du XXe siècle, Roquebrune-Cap-Martin a accueilli un nombre important de personnalités du monde des arts et des lettres. D’abord des peintres. C’est le cas de Simon Bussy et de sa femme, l’anglaise Dorothy Strachey, qui achetèrent en 1903 la villa La Souco mais encore du belge Jean Vanden Eeckhoudt qui, après avoir séjourné à Menton avec sa famille à la villa Sainte Lucie décida de venir s’installer à Roquebrune, à la villa l’Angélique, puis à la villa La Couala.
André Gide, venu « en voisin » depuis Cabris ou Nice, y fera de longs séjours à partir de 1920. Ses liens avec Simon Bussy — dont il admire l’oeuvre — mais surtout avec Dorothy, d’abord son professeur d’anglais avant de devenir sa traductrice attitrée, et son admiratrice fervente.
Malraux s’installera à la Souco en 1941 avec sa compagne Josette Clotis et leur jeune enfant Bimbo. D’autres personnalités, des arts et des lettres, confèreront à ce lieu l’éclat que cet album restitue : remanié et complété, celui-ci est issu de l’exposition présentée à l’automne 2013 au Parc du Cap-Martin, en partenariat entre l’Office du Tourisme de Roquebrune et la Fondation Catherine Gide.



Roquebrune, oasis artistique. André Gide et ses amis
de Jean-Pierre Prévost, Editions Orizons, 2013
72 p., ISBN 978-2-336-29817-7, 18 €


lundi 3 juin 2013

3èmes Rencontres Jules et Jim


Xavier Rockenstrocly, président de l'association Jules et Jim qui regroupe les amateurs de l’œuvre d'Henri-Pierre Roché, nous informe de la tenue cet été des 3èmes rencontres internationales de Dieulefit. Il y abordera d'ailleurs les liens entre Roché et Gide à la lumière de leur correspondance, correspondance qui devrait faire prochainement l'objet d'une publication...


TROISIEMES RENCONTRES
JULES & JIM
DIEULEFIT
5, 6 et 7 JUILLET 2013


DE QUOI S’AGIT-IL ?
Les rencontres Jules&Jim permettent aux amateurs d’Henri-Pierre Roché, l’auteur de Jules et Jim, de se retrouver et d’échanger leurs informations, leurs points de vue et aussi leurs découvertes sur cet auteur méconnu qui joua aussi un grand rôle dans le monde des arts.

C’EST POUR QUI ?
Il n’est besoin d’aucune connaissance particulière pour assister aux rencontres sinon le désir de partager ce moment autour d’Henri-Pierre Roché. C’est une occasion de le découvrir et d’approfondir sa connaissance en la matière.

TROIS MOMENTS IMPORTANTS :
Roché et la musique : un concert exceptionnel sera donné samedi 6 juillet à 18 heures à l’Eglise Saint-Pierre de Dieulefit. Ce concert est tout entier consacré aux œuvres dont Henri-Pierre Roché a écrit les textes : Satie, Auric, Roussel…
Ce concert a été rendu possible grâce à Damien TOP, ténor de renommée internationale, qui nous propose d’entendre pour la première fois cette œuvre dans son ensemble. Diane Andersen l’accompagnera au piano.

Franz et Stéphane Hessel : Stéphane espérait être avec nous pour parler de son père. Sa mort nous attriste et nous prive d’un témoin essentiel de la vie de Roché. Mais c’est en lui rendant hommage que nous parlerons aussi de son père Franz, le Jules de Jules et Jim, écrivain, traducteur, et fidèle ami d’Henri-Pierre Roché. C’est grâce à Bruno Tackels, auteur d’un formidable feuilleton sur Franz, que nous pouvons organiser cette table ronde.

Dieulefit et ses peintres : une importante exposition franco-allemande En attendant la liberté ouvre ses portes le 24 juillet. Une occasion d’évoquer le rôle d’Henri-Pierre Roché pendant la guerre auprès d’artistes comme Wols, Etienne-Martin, François Stahly… Bernard Delpal et Philippe Bentley nous parleront de l’exposition et présenteront le catalogue, dimanche 7 juillet à 14 heures.

D’autres communications sont bien sûr prévues sur les thèmes suivants : Roché et les peintres, Roché et les sculpteurs, Roché et les écrivains, Roché et le cinéma, Roché – profession : écrivain… qui permettront de mieux comprendre ses rapports avec Duchamp, Wols, l’art brut, sa collection, avec Etienne-Martin et François Stahly… et aussi avec Gide, Franz Hessel… avec Abel Gance, Jean Renoir, François Truffaut, Mazursky … et aussi ses rapports avec l’écrit : carnets, journal, nouvelles, récits, romans…

Et nous aurons toujours ces moments de convivialité : apéritifs, repas, signatures de livres avec les auteurs présents (à la bouquinerie Les Fleurs Bleues) qui permettent d’avoir toutes les conversations que l’on souhaite.

AVEC QUI ?
Avec Marie Desplechin (écrivain), Serge Bramly (écrivain, auteur d’Orchidée Fixe, sous réserve), Blandine Masson (productrice France Culture), Bruno Tackels (auteur de Walter Benjamin, une vie dans les textes), Philippe et Scarlett Reliquet (auteurs de Henri-Pierre Roché, l’enchanteur collectionneur et de Correspondance Roché-Duchamp), Sabrina Dubbeld (historienne d’art), Marie-Françoise Peteuil (auteure de Helen Hessel, la femme qui aima Jules et Jim), Pascal Ory (historien), Aline Petitier (Psychanalyste), Catherine DuToit (université de Stellenbosch, Afrique du Sud), Giusy DeLuca (université, USA), Xavier Rockenstrocly (président de l’association Jules&Jim)… Comédienne : Nadine Despert

OÙ CELA SE DEROULE-T-IL ?
A l’école de Beauvallon (quartier Beauvallon, Dieulefit) qui accepte une nouvelle fois de nous recevoir avec générosité. Roché lui-même y résida durant la seconde Guerre Mondiale au milieu des enfants de cette école unique dirigée par Marguerite Soubeyran. L’école met ses salles de réunion à notre disposition gracieusement.

L’école de Beauvallon peut nous loger : elle dispose d’un internat – avec son confort. Elle met aussi à notre disposition cuisine et salles à manger : des repas seront servis vendredi soir, samedi et dimanche midi. Il suffit de s’inscrire pour que l’intendance suive : la participation aux frais de personnels, nourriture, ménage… s’élève à 50€ pour le week-end. Si vous souhaitez dormir sur place, la participation est de 25€ par personne pour les deux nuits. Le prix du concert est de 10€.

Nous vous proposons un forfait : repas, logement, concert et adhésion à l’association pour 100 €.

INSCRIPTIONS (avant le 14 juin) :
Il suffit d’indiquer vos coordonnées, de dire quelle formule vous choisissez par courriel à
association[at]jules-et-jim.org ou par courrier à :

Association Jules&Jim
58 rue Rochon
69270 COUZON AU MONT D’OR