samedi 29 mars 2014

Une nouvelle biographie de Valéry


Début avril paraîtra une nouvelle biographie de Paul Valéry par Benoît Peeters : Tenter de vivre (Flammarion). Biographe de Hergé et de Derrida, Benoît Peeters est aussi scénariste pour la bande-dessinée. C'est d'ailleurs en spécialiste de l'image qu'il avait évoqué « Paul Valéry en ses images » en 2011 au Centre Pompidou.

Laurent Nunez signale cette prochaine parution dans son éditorial du Magazine Littéraire



Présentation de l'éditeur :

Paul Valéry est bien autre chose que ce que la postérité a fait de lui. 'Derrière l’académicien aux éternelles moustaches se cache un penseur, qui, toute sa vie, de silence en éclats, s’est débattu avec son désir de littérature. Derrière le disciple de Mallarmé, le poète glorieux et le contempteur du roman, voici un prosateur à la langue superbe, énergique et multiforme. Derrière l’écrivain mondain, c’est un homme désargenté, contraint, pour « faire bouillir la marmite », de servir un vieillard des décennies durant ou de monnayer ses propres manuscrits. Derrière le pur esprit, on découvre l’ami exigeant de Gide et de Louÿs, mais aussi un amant fragile et brûlant dans sa liaison tourmentée avec Catherine Pozzi ou ses passions pour Renée Vautier et Jeanne Loviton.
Les funérailles nationales du 25 juillet 1945 furent celles d’un homme au destin tragique, pour qui « tenter de vivre » ne fut pas que la moitié d’un vers.
Impénitent lecteur de Valéry, nourri d’archives et de correspondances inédites ; Benoît Peeters nous livre le portrait empathique d’une des plus fascinantes figures d’écrivain qui ait jamais existé, et renouvelle avec brio la lecture de son œuvre.


dimanche 23 mars 2014

Du côté des ventes aux enchères

Un dessin en vente aux enchères aujourd'hui dimanche 23 mars à Monaco nous rappelle qu'il fut tiré un ballet d'un passage des Faux-monnayeurs : Le Jardin public, sur une musique de Vladimir Dukelsky et une chorégraphie de Léonide Massine. Les deux artistes s'étaient rencontrés à l'automne 1934 et avaient discuté du roman de Gide. C'est le dialogue entre Olivier, juste après la demande de Bernard de l'héberger pour la nuit, et Lucien Bercail, qui fournira l'idée du ballet :

« Ce que je voudrais, disait Lucien c'est raconter l'histoire, non point d'un personnage, mais d'un endroit — tiens, par exemple, d'une allée de jardin, comme celle-ci, raconter ce qui s'y passe — depuis le matin jusqu'au soir. Il y viendrait d'abord des bonnes d'enfants, des nourrices, avec des rubans... Non, non., d'abord des gens tout gris, sans sexe ni âge, pour balayer l'allée, arroser l'herbe, changer les fleurs, enfin la scène et le décor avant l'ouverture des grilles, tu comprends ? Alors l'entrée des nourrices. Des mioches font des pâtés de sable, se chamaillent ; les bonnes les giflent. Ensuite il y a la sortie des petites classes — et puis les ouvrières. Il y a des pauvres qui viennent manger sur un banc. Plus tard des jeunes gens qui se cherchent ; d'autres qui se fuient ; d'autres qui s'isolent, des rêveurs. Et puis la foule, au moment de la musique et de la sortie des magasins. Des étudiants, comme à présent. Le soir, des amants qui s'embrassent ; d'autres qui se quittent en pleurant. Enfin, à la tombée du jour, un vieux couple... Et, tout à coup, un roulement de tambour ; on ferme. Tout le monde sort. La pièce est finie. Tu comprends :quelque chose qui donnerait l'impression de la fin de tout, de la mort... mais sans parler de la mort, naturellement.
— Oui, je vois ça très bien, dit Olivier qui songeait à Bernard et n'avait pas écouté un mot.
— Et ça n'est pas tout ; ça n'est pas tout ! reprit Lucien avec ardeur. Je voudrais, dans une espèce d'épilogue, montrer cette même allée, la nuit, après que tout le monde est parti, déserte, beaucoup plus belle que pendant le jour ; dans le grand silence, l'exaltation de tous les bruits naturels : le bruit de la fontaine, du vent dans les feuilles, et le chant d'un oiseau de nuit. J'avais pensé d'abord à y faire circuler des ombres, peut-être des statues... mais je crois que ça serait plus banal ; qu'est-ce que tu en penses ?— Non, pas de statues, pas de statues, protesta distraitement Olivier; puis, sous le regard triste de l'autre : Eh bien, mon vieux, si tu réussis cela, ce sera épatant », s'écria-t-il chaleureusement.
(A. Gide, Les Faux-monnayeurs,
Romans et Récits, t.2, Pléiade, Gallimard, p.179)
Il y aura bien une statue, mais aussi un poète, un suicidaire, un vieux couple, un couple pauvre, un couple riche, un loueur de chaises, des balayeurs, des nourrices, des écoliers ou des ouvriers dans le ballet. Les décors et les costumes seront confiés à Jean Lurçat. Le peintre et créateur de cartons de tapisserie célèbre pour ses coqs, côtoiera Gide à la même époque lors des réunions de l'Association des écrivains et artistes révolutionnaires. Très engagé en faveur du communisme, il signera la préface de la Réponse à André Gide (Fernand Grenier, Bureau d'Edition, coll. "Voici lU.R.S.S.", 1937) en réaction aux Retouches à mon Retour de l'U.R.S.S.

JEAN LURÇAT (1892-1966)
Couple de baigneurs,1931.
Gouache sur papier, signée et datée au milieu à gauche « Lurçat 31 »,
dédicacée de la main de l’artiste « pour le loueur de chaises d’un jardin public, quelque part dans le Middle West, son ami, 1935... ».
34 x 25,5 cm

Provenance : Atelier de l’artiste1931-1935

Bibliographie : « Catalogue raisonné de l’œuvre peint de Jean Lurçat »,
Gérard Denizeau et Simone Lurçat, Lausanne, Acatos Editions, 1998, reproduit sous le n° 1931.44
p. 387 et pleine page couleur p. 98.

Exposition : « Jean Lurçat », Galerie Resche, Paris, 14 mai-1’ juin 1992 (illustration du carton d’invitation).
« Jean Lurçat les années lumière 1915-1935 », Galerie Zlotowski 17 sept – 30 oct 2004, n° 58.
Un projet pour un décor de ballet Le jardin public, (d’après « Les faux monnayeurs »
d’André Gide, musique de Dukelsky, créé à Monte-Carlo le 13 avril 1935.

Estimation : 10 000 / 12 000 €


A la vente aux enchères du dimanche 30 mars 2014, parmi les « Livres d'artistes et Photographies » proposés par Cornette de Saint Cyr Bruxelles, signalons aussi cette photographie signée Gisèle Freund. Datée de 1938, elle proviendrait donc de la série incluant le célèbre portrait sous le masque de Léopardi. On y voit cependant un Gide songeur un peu plus mélancolique et sombre que sur d'autres images plus connues de cette série...



GISÈLE FREUND (1908-2000)
Portrait d’André Gide, 1938 (tirage postérieur)
Tirage argentique (tirage postérieur). Signé dans la marge sous la photo. Timbre sec du photographe.
28 x 18,5 cm


Estimation : 600 / 800 €






samedi 22 mars 2014

BAAG 181/182


Le Bulletin des Amis d'André Gide, quarante-septième année, n°181/182, janvier-avril 2014, vient d'arriver chez les membres de l'Association des Amis d'André Gide. La publication désormais double et semestrielle du BAAG permet cette fois encore de verser davantage de textes, comme les Fragments inédits des Cahiers de la Petite Dame, ou un dossier spécial « André Gide et Walther Rathenau » rassemblé et présenté par Jean Claude.

Au sommaire :

Maria Van Rysselberghe, Fragments inédits des Cahiers de La Petite Dame.

Dossier « André Gide et Walther Rathenau », rassemblé et présenté par Jean Claude :
- Jean Claude : Gide et Rathenau : brève rencontre.
- Tony Bourg : La rencontre Rathenau-Gide à Colpach.
- Claude Foucart : André Gide et le « Docteur Rathenau ».
- Germaine Goetzinger : Rathenau et les Mayrisch.
- André Gide et Walther Rathenau : Lettres
Justine Legrand : La femme, l'autre « problème » gidien.
Pierre Masson : André Gide et l'affaire Swann.

Jef Last : Mon ami André Gide (suite)

Chronique bibliographique
Dossier de presse
Varia 

Pour adhérer à l'AAAG et recevoir ses publications (deux BAAG doubles et un Cahier annuels), toutes les informations pratiques sont à retrouver sur cette page.

dimanche 2 mars 2014

Une biographie de Pierre Herbart

Une biographie de Pierre Herbart vient de paraître chez Grasset, dans une indifférence quasi générale. Elle aurait même pu passer au-dessous de nos radars internet pourtant bien affutés, depuis le temps qu'ils traquent l'information gidienne ! Fort heureusement, un de nos amis du groupe gidien de Facebook nous a signalé cette publication très intéressante, signée Jean-Luc Moreau (Simone de Beauvoir, le goût d’une vie, Camus l’Intouchable, Écriture).



Quelques échos à lire tout de même sur la toile dont les « Souvenances » de Raphaël Sorin sur sa redécouverte de Pierre Herbart et ses efforts pour le faire rééditer.

Le Salon Littéraire, qui donne un extrait de cette biographie.

Et le toujours aussi ridicule Monde des Livres qui signale fièrement : « Une volumineuse biographie pour un auteur dont on serait bien en peine de citer quelques titres... »

Ajoutons enfin que Grasset réédite concomitamment le petit volume des Histoires confidentielles dans sa collection Les Cahiers Rouges :



Concours d'éloquence


A Nîmes, Somain, Figeac, Dijon et dans toute la France, les étudiants sont invités par le Lions Club à faire preuve d'éloquence à partir d'une phrase d'André Gide tirée des Nouvelles Nourritures : « Tout ce que tu ne sais pas donner te possède. »


dimanche 16 février 2014

Gide et Picasso, les coulisses de la rencontre


Il y a quelques jours nous découvrions des extraits d'une rencontre entre Gide et Picasso donnés sur le site des John Huntley Archives.



En commentaires, Lucien Jude nous signalait que les coulisses de cette rencontre, en marge du film La vie commence demain de Nicole Védrès, étaient décrites par Françoise Gilot (la jeune femme que l'on voit à la plage avec Picasso) dans son livre Vivre avec Picasso. Merci à Lucien pour cette précision et sa générosité qui va jusqu'à nous donner l'extrait en question :

« Nicole Védrès avait fait des études de philosophie à Heidelberg, passé son doctorat, et, après avoir écrit plusieurs romans, s'était tournée vers le cinéma. Elle avait eu beaucoup de succès avec Paris 1900, une sorte de panorama des années 1900-1914, qu'elle avait monté avec des bobines d'actualités de l'époque. C'était fait avec beaucoup d'esprit, le scénario était excellent et l'accompagnement musical composé par un ami, Guy Bernard, était parfait. Pablo avait vu le film et l'avait apprécié. Un jour, Nicole vînt le voir à Valloris pour lui dire qu'elle désirait entreprendre un autre film, celui-ci tourné vers le futur. Elle voulait y faire figurer des personnalités contemporaines marquantes, significatives pour la postérité et capables de donner des aperçus sur l'avenir. Elle avait pensé, entre autres, à Joliot-Curie pour la physique nucléaire, à Jean Rostand pour la biologie, à Sartre pour la philosophie et à André Gide pour la littérature. Elle voulait Picasso pour la peinture. Elle connaissait Gide depuis longtemps ; par contre, non seulement Gide et Picasso ne s'étaient jamais liés, mais ils nourrissaient l'un pour l'autre une certaine aversion.

Pablo reprochait à Gide de n'avoir aucun sens pictural parce que ses goûts, influencés par ses amitiés. Je conduisaient à apprécier des peintres comme Jacques-Emile Blanche. Gide, par contre, pensait que Pablo ne comprenait pas les « valeurs intellectuelles », ou n'y tenait pas vraiment.
Pablo accepta de paraître dans le film, Gide avait alors plus de quatre-vingts ans, et Pablo soixante-huit. Chacun savait que l'autre participait au film, mais aucun des deux n'imaginait que Nicole Védrès les mettrait face à face. Cependant, c'est ce qui arriva, et les deux Achille sortirent de leur tente pour se rencontrer sur un terrain qui était neutre, tout en ne l'étant pas, le musée d'Antibes. Pendant toute une séquence, Gide posait à Pablo des questions sur les céramiques du musée, et Pablo lui dévoilait les mystères de l'art du potier. Le scénario n'avait rien d'exceptionnel. Ce qui était historique, c'était la rencontre, que l'un et l'autre avaient acceptée.

Le visage de Gide avait la fixité crispée d'un masque de théâtre chinois ; la seule animation venait des yeux, qui avaient un éclat extraordinaire. Nous allâmes déjeuner avec lui, un jour, sur le port. Il était accompagné de Pierre Herbart, qui était en train de préparer l'étude qu'il devait publier peu après, et d'un jeune homme, brun et très beau. Gide dit à Pablo au cours du repas : « Nous avons tous deux atteint l'âge de la sérénité », puis, désignant le jeune nomme et moi : « et nous vivons entourés de nos bergers d'Arcadie. »
Naturellement, Pablo rejeta cette interprétation esthétique de la vie : « II n'y a aucune sérénité pour moi, dit-il, et, en plus, je ne trouve aucune figure charmante. »
Une autre fois, Gide vint nous voir à la maison. Lui et moi nous entendions très bien, ce qui contribuait à émousser l'agressivité de Pablo. En partant, Gide se tourna vers Pablo : « Une chose me plaît chez Françoise. Elle aura toujours des remords, mais jamais de regrets. — Je ne sais pas ce que vous voulez dire, dit Pablo ; j'ai l'impression que Françoise ne connaît pas le regret mais je crois qu'elle ignore absolument le remords. » Gide rétorqua : « Je vois bien qu'il y a une dimension de sa vie intérieure qui vous échappe totalement. » Ce fut la fin de leur amitié, leur dernière rencontre. Pablo ne pouvait admettre que Gide eût découvert quelque chose en moi que lui, Pablo, n'avait pas vu.

Pour le film, je devais aller au-devant de Pablo sur les marches du musée d'Antibes ou accomplir d'autres banalités peu convaincantes. Il fallait recommencer le tournage des scènes plusieurs fois parce que Pablo et moi ne pouvions nous empêcher de rire. D'habitude, nous restions ensemble toute la journée, ou bien nous travaillions chacun de notre côté, mais je n'allais jamais le chercher au musée, comme la petite ménagère attend son mari à la porte de l'usine ou du bureau, après sa longue journée de travail.
Une autre séquence montrait Pablo à la poterie. Elle fut particulièrement difficile à filmer parce qu'une quinzaine d'amis, qui n'avaient rien à faire ce jour-là, s'étaient attroupés pour regarder les prises de vues. Jacques Prévert faisait le pitre, mettant chacun des plats de Pablo devant sa figure, comme un masque. Il fallut refilmer plusieurs fois. En outre, les plombs sautaient continuellement. Tout le monde s'amusa énormément sauf les techniciens. »

Françoise Gilot, Vivre avec Picasso, 10/18,  pp. 253-255


 Affiche du film « La vie commence demain »
docu-fiction de Nicole Védrès, 1949

La femme chez Gide : combien de pages ?


Abracadabrantesque, foutraque, avec par moments un peu de ce drôle paludéen, tel est le nouveau livre d'Eugène Nicole intitulé Le Démon rassembleur (P.O.L.). Avec un bon mot sur Gide (drôle mais tellement inexact !) à la page 106 :


André Gide hier et aujourd'hui



Un lundi par mois, la Faculté de théologie protestante de Paris propose une rencontre thématique avec conférence et débat. Lundi 10 mars à 18h30, Frank Lestringant et Laurent Gagnebin s'intéresseront à Gide, « Hier et aujourd'hui ».




lundi 10 février 2014

Une archive ressurgit : Gide et Picasso

Mystères et magies de l'internet : un documentaire inconnu refait surface à l'occasion de la mise en ligne de ce court film des John Huntley Archives.




Gide Project Sarasota


Nos amis américains consacrent presque tout un mois à Gide au travers du « Gide Project Sarasota ».
Au programme : Gide et... Proust, Dan Brown, la liberté, Bach, Chopin, ou encore les nourritures terrestres à travers la cuisine... C'est du 1er au 25 mars dans plusieurs lieux de Sarasota.



GIDE PROJECT SARASOTA
March 1-25, 2014

SATURDAY, MARCH 1, 2014
3:00 P.M., MILDRED SAINER PAVILION, NEW COLLEGE OF FLORIDA
Gide et Proust (in French)
Mireille Naturel, Ph.D., Université de Paris III
Martine Benjamin, Ph.D., Princeton University

TUESDAY, MARCH 4, 2014
7:00 P.M., MILDRED SAINER PAVILION, NEW COLLEGE OF FLORIDA
Mad Scientists and Conspiracy Theories: André Gide
and Dan Brown
Jocelyn Van Tuyl, Ph.D., New College of Florida

SATURDAY, MARCH 8, 2014
1:30 P.M., GELDBART AUDITORIUM, SELBY PUBLIC LIBRARY
Screening and discussion of the film Angels & Demons
Élyane Dezon-Jones, Ph.D., Washington University
Barbara Frey, Alliance Française de Sarasota

TUESDAY, MARCH 11, 2014
7:00 P.M., MILDRED SAINER PAVILION, NEW COLLEGE OF FLORIDA
Gide et la Liberté (in French)
Pierre Masson, Ph.D., Université de Nantes

WEDNESDAY, MARCH 12, 2014
10:30 A.M., GELDBART AUDITORIUM, SELBY PUBLIC LIBRARY
Cirque d’Book book club discussion of Lafcadio’s Adventures
(Les Caves du Vatican) (in English)
Charlotte Thompson, Librarian, Selby Public Library

THURSDAY, MARCH 13, 2014
10:30 A.M., GELDBART AUDITORIUM, SELBY PUBLIC LIBRARY
A Life in Music: Gide, Bach, Stravinsky, Chopin
Avis Romm, B.M., M.S., Steinway Artist
Maribeth Clark, Ph.D., New College of Florida
Jocelyn Van Tuyl, Ph.D., New College of Florida

FRIDAY, MARCH 14, 2014
2:00 P.M., ALLIANCE FRANÇAISE DE SARASOTA, 200 S. WASHINGTON
BLVD., SUITE 2, SARASOTA
Book club discussion of Les Caves du Vatican (in French)
Émile Langlois, Ph.D., Sweet Briar College
* Limited seating. Contact the Alliance Française de Sarasota at
www.afsarasota.org / 941-955-0700 for preregistration.

TUESDAY, MARCH 18, 2014
7:00 P.M., MILDRED SAINER PAVILION, NEW COLLEGE OF FLORIDA
Translation and Performance of Les Caves du Vatican
Christine Latrouitte Armstrong, Ph.D., and Jeremy Kleven,
Denison University

MONDAY, MARCH 24, 2014
6:30 P.M., C’EST LA VIE RESTAURANT, 1553 MAIN ST., SARASOTA
Les Nourritures Terrestres: A Gide Feast
* Limited seating. Prepayment required. Contact the Alliance
Française de Sarasota at www.afsarasota.org / 941-955-0700 for
registration and payment.

TUESDAY, MARCH 25, 2014
7:00 P.M., MILDRED SAINER PAVILION, NEW COLLEGE OF FLORIDA
Culinary Peregrination in André Gide’s Caves du Vatican
Christine Latrouitte Armstrong, Ph.D., Denison University